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Simone de Saint-Exupéry a mené sa trajectoire tout aussi énergiquement que son frère cadet Antoine. Diplômée de l'Ecole des Chartes, elle passe 25 ans de sa vie entre Hanoi et Saigon. Décrite par son petit-neveu comme fantasque et déterminée, aimante et généreuse, Simone de Saint-Exupéry séduite par la littérature, a néanmoins publié un recueil de poésie en usant d'un pseudonyme. Suivant en ce sens l'injonction de son frère Antoine. C'est pourtant bien sous son nom que paraissent aujourd'hui ces souvenirs d'enfance. Ambiguïté qui énonce relativement clairement l'ambition de cet ouvrage. Il ne s'agit là que d'un éclairage supplémentaire sur la vie d'Antoine de Saint-Exupéry, une publication qui n'aurait donc que valeur de témoignage.
D'un point de vue stylistique, l'ouvrage ne démérite pas d'une certaine fluidité du verbe, légèreté et humour du ton. Mais il se borne à une description sans distance, sans regard critique, sans analyse. En bref, un propos qui trouve son charme dans une langue joliment désuète, dans une nostalgie émouvante et délicate, mais qui s'épuise bien vite dans sa narration.
Femme lettrée du début du siècle, aristocrate, mais aussi étonnamment imprégnée par une langue propre au début de la Troisième république, Simone de Saint-Exupéry rend avant tout compte de son espace social. Dés lors, peut-être faut-il s'autoriser une lecture plus mesurée, qui n'exclue pas l'attrait d'un texte, mu par une candeur que l'on sait à la lisière de la mélancolie.--Sylvaine Jeminet--
D'un point de vue stylistique, l'ouvrage ne démérite pas d'une certaine fluidité du verbe, légèreté et humour du ton. Mais il se borne à une description sans distance, sans regard critique, sans analyse. En bref, un propos qui trouve son charme dans une langue joliment désuète, dans une nostalgie émouvante et délicate, mais qui s'épuise bien vite dans sa narration.
Femme lettrée du début du siècle, aristocrate, mais aussi étonnamment imprégnée par une langue propre au début de la Troisième république, Simone de Saint-Exupéry rend avant tout compte de son espace social. Dés lors, peut-être faut-il s'autoriser une lecture plus mesurée, qui n'exclue pas l'attrait d'un texte, mu par une candeur que l'on sait à la lisière de la mélancolie.--Sylvaine Jeminet--
Présentation de l'éditeur
Outre la passion des vieux grimoires et des livres, Simone de Saint-Exupéry avait, comme son frère Antoine, celle de l'écriture. Ses souvenirs d'enfance sont d'une fraîcheur et d'une spontanéité remarquables. Nous y reconnaissons le décor et les acteurs d'une enfance merveilleuse, dont la réminiscence peuplait déjà la solitude du désert saharien de Terre des hommes : " En face de ce désert transfiguré je me souviens des jeux de mon enfance, du parc sombre et doré que nous avions peuplé de dieux, du royaume sans limites que nous tirions de ce kilomètre carré jamais entièrement connu, jamais entièrement fouillé. Nous formions une civilisation close, où les pas avaient un goût, où les choses avaient un sens qui n'étaient permis dans aucune autre. Que reste-t-il lorsque, devenu homme, on vit sous d'autres lois, du parc plein d'ombre de l'enfance, magique, glacé, brûlant, dont maintenant, lorsque l'on y revient, on longe avec une sorte de désespoir, de l'extérieur, le petit mur de pierres grises, s'étonnant de trouver fermée dans une enceinte aussi étroite, une province dont on avait fait son infini, et comprenant que dans cet infini on ne rentrera jamais plus, car c'est dans le jeu, et non dans le parc, qu'il faudrait rentrer. "
--Ce texte fait référence à l'édition
Poche
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