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Citizen Kane
 
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Citizen Kane

Orson Welles , Joseph Cotten , Orson Welles    Tous publics   DVD
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Détails sur le produit

  • Acteurs : Orson Welles, Joseph Cotten, Everett Sloane, Dorothy Comingore, William Alland
  • Réalisateurs : Orson Welles
  • Format : Noir et blanc, Plein écran, Mono, PAL
  • Langue : Anglais
  • Sous-titres : Français
  • Région : Région 2 (Ce DVD ne pourra probablement pas être visualisé en dehors de l'Europe. Plus d'informations sur les formats DVD/Blu-ray.).
  • Rapport de forme : 1.33:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Editions Montparnasse
  • Date de sortie du DVD : 16 septembre 2003
  • Durée : 119 minutes
  • Moyenne des commentaires client : 4.4 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (15 commentaires client)
  • ASIN: B0000AMKFZ
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 14.947 en DVD & Blu-ray (Voir les 100 premiers en DVD & Blu-ray)
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Orson Welles "aborde chaque film comme s'il était son premier, et devait être aussi son dernier, avec l'enthousiasme d'un homme qui découvre le cinéma et, tout à son émerveillement, le réinvente du même coup". Qu'ajouter aux propos que consacrent les auteurs de l'indispensable 50 ans de cinéma américain, Bertrand Tavernier et Jean Pierre Coursodon, à l'auteur de Citizen Kane ? Chef-d'œuvre d'un jeune homme de vingt-cinq ans qui signe là son premier film, cette biographie (à peine voilée) du magnat de la presse, Randolph Hearst, n'a pas fini de livrer ses secrets. Audace de sa construction en flash-back, polyphonie narrative, culot d'une mise en scène qui élève au rang de plan ultime la moindre profondeur de champ, maîtrise d'un montage qui amplifie les leçons d'Eisenstein, Orson Welles donne avec son grand œuvre tout son génie créatif. Au point de l'épuiser, comme l'atteste sa production ultérieure – 12 films fulgurants, parfois chaotiques et foutraques. Comme si les effets magiques du fameux Rosebud n'avaient duré que le temps d'un film. Et quel film ! Heureux ceux qui n'ont pas encore été touchés par les effluves de ce bouton de rose et qui n'ont pas encore foulé le palais de Xanadu… Car, comme le résumait Jean Gabin à Michel Audiard en découvrant le film vingt ans après sa sortie : "Celui-là, vous avez dû le sentir passer..." --Sylvain Lefort

Description du produit

Le milliardaire Charles Foster Kane, magnat de la presse, vient de mourir dans sa fabuleuse propriété de Xanadu en prononçant un seul mot, « Rosebud » (bouton de rose). À partir de cette maigre piste, le reporter Thompson va tenter de reconstituer la vie de cet étrange personnage. Pour parvenir à ses fins, il rencontre avec détermination toutes les personnes qui ont pu approcher Kane de près ou de loin. Au fil de l enquête, il découvre la véritable personnalité de ce magnat hors du commun...

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57 internautes sur 64 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une légende du cinéma, 27 février 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Citizen Kane (DVD)
Quand je dis "cinéma américain", j'entends par là celui de Capra, de Mankiewitz, de Coppola, de John Huston ... et non celui de Jerry Bruckheimer. Je parle de l'art du cadrage, de l'utilisation du plan séquence, de la déconstruction narrative, de l'usage mesuré des effets spéciaux (Citizen Kane est l'un des premiers films à avoir fait d'une maison, en l'occurence le palais de Xanadu, un personnage à part entière, nécessitant par conséquent de filmer une maquette et de faire des plans époustoufflants - ah, le plan séquence traversant la véranda ...)... Bref, on parle ici de cinéma et d'un jeune trublion mégalomane de 25 ans qui pensait faire le meilleur film du monde et qui n'était peut-être pas loin d'avoir raison.

Quelque soit l'âge ou le moment où vous verrez CK, vous vous en souviendrez longtemps.

Moi, j'avais 19 ans, c'était au Champollion, salle mythique de Paris avec son plafond façon ciel étoilé, sa vieille ouvreuse polonaise machonnant une cigarette et bougonneuse. Je connaissais pas grand chose au cinéma, je ne comprenais pas bien ce que "mise en scène" voulait dire et ne voyait pas pourquoi il fallait s'extasier sur des mouvements de caméra.

En sortant, j'avais appris deux ou trois trucs sur le cinéma et avais surtout appris à reconnaître les grands films.

Merci Mr Welles!

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17 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 LE Chef d'Oeuvre, 16 décembre 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Citizen Kane (DVD)
Un milliardaire américain, Charles Foster Kane, empereur de la presse du pays, meurs en prononçant ce mot énigmatique : Rosebud (Bouton de Rose). Des journalistes chargés de faire sa biographie sur pellicule s'interroge sur la signification de ce mot, l'un d'entre eux décide donc de mener son enquête, interrogeant les différentes personnes ayant fait parti de la vie de Kane.

Si ce film a acquis une telle renommée, c'est qu'il a révolutionné le cinéma, rien qu'une des premières séquences, un long pastiche d'une hagiographie journalistique imitée à la perfection, plans courts et percutants, enchaînement de scènes avec fondu, rythme rapide, dès le début Orson Welles en met plein la vue.

La structure du film est également une première, elle est constituée de flashbacks déclenché par les témoignages ou les mémoires de divers personnes, maintenant ce procédé est utilisé partout, mais ce film date de 1941.

Quant à la photographie et le montage, ils sont exceptionnels, une quantité incroyable de plan est à couper le souffle, chaque scène innove : plan-séquences, saut dans le temps sans coupure, cadrages audacieux, jeux de lumières flamboyants, décors somptueux, il y a beaucoup à dire.

Mais le film n'est pas seulement une prouesse au plan technique, c'est aussi une magnifique histoire, celle d'un personnage aux multiples facettes, solitaire, détestable et attachant, incarné également par Orson Welles qui, en plus de dynamiter à la réalisation, est un formidable acteur doté d'une grande prestance dont le jeu évolue suivant les différents passages de la vie de Kane. Les autres acteurs ne sont pas en reste, d'autant plus qu'ils étaient peu connus à l'époque.

Une superbe histoire donc, mais également une véritable charge contre les aspects verreux du système américain, dénonçant le contrôle de l'opinion publique, la corruption et l'écran de fumée du rêve américain et des self-made men, toujours sur un ton ironique, toujours aussi actuel.

Orson Welles réalise l'exploit de faire un film fabuleux sur tous les plans, un film unique qui a marqué le cinéma à tout jamais.
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Orson Welles en fait trop, 31 août 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Citizen Kane (Two-Disc Special Edition) [Import USA Zone 1] (DVD)
Charles Foster Kane meurt doucement dans son improbable château. Ancien magnat de la presse, milliardaire à la vie riche et remplie, il chuchote avant de rendre l'âme ce dernier mot :"Rosebud". Pourquoi ?

Le film commence sur un plan de Xanadu, l'immense demeure de Charles Foster Kane, sorte de fusion improbable entre le château de Dracula, envahi par la brume, et un temple maya. Il y a une touche fantastique ici, qu'on retrouvera à la fin du film, lorsque l'on visitera un peu ce drôle de château.

L'une des grandes réussites de Citizen Kane est qu'aujourd'hui encore, après 70 ans, il ne se regarde pas comme un classique, mais tout simplement comme un film. Montage, placement de la caméra, c'est aussi dans le jeu naturel des acteurs qu'on se retrouve en tant que spectateur. On est assez loin du "théâtre de cinéma" (expression de mon invention) où les acteurs prennent la pose, déclament, où les gestes significatifs sont accentués comme pour marquer le spectateur.
De même il ne demande pas de culture cinématographique pour s'apprécier. Pas besoin de savoir que tel type d'éclairage est génial car inspiré directement de... Il s'apprécie directement, sans détours.

Le film se déroule comme une enquête. Un reporter, cherchant à faire la lumière sur ce dernier mot émigmatique, va interroger ses anciens collègues et collaborateurs, sa deuxième femme. Ainsi par flash-back, on nous raconte l'histoire de Charles Foster Kane, un homme qui aime le contrôle. Ce qui favorise sa spectaculaire réussite du temps de sa jeunesse l'aliénera progressivement par la suite.
Orson Welles s'est inspiré d'un magnat de la presse écrite, William Randolph Hearst, mais on peut y voir aussi le destin de Howard Hugues, lui aussi fana du contrôle, qui possédait une CIA personnelle qui avait entre autres la charge de surveiller ses petites-amies.
En version cinématographique, le destin du magnat du pétrole de There Will Be Blood, jusqu'à l'explosion de violence finale, a de nombreuses ressemblances avec Charles Foster Kane.

Si le film est passionnant par l'histoire qu'il raconte, il l'est également par les procédés cinématographiques. Je ne suis pas assez calé dans les termes techniques (à base de champ, contre-champ et autres) pour m'y aventurer, par contre on remarque beaucoup de trucs visuels. La façon dont Orson Welles se vieillit par exemple, très astucieuse, en changeant sa voix et sa démarche, en se grossissant, en rentrant sa mâchoire inférieure pour se faire un double menton. Il y a peut-être un plan, sur la fin, où son visage fait trop jeune, mais le reste du temps c'est très bien fait. Quand on compare aux innombrables films, jusqu'à aujourd'hui, et le vieillissement est souvent une affaire délicate et ratée, on ne peut qu'être admiratif.

Pour le reste, à base de décors en trompe-l'oeil et de maquettes, Orson Welles nous livre des décors à la hauteur de son personnage, jusqu'à ce Xanadu, aux intérieurs immenses et terrifiants où s'entassent des statues grecques.

Certes, Orson Welles en fait trop, trop de modernité, d'effets visuels, trop de tout. Normal. C'est le premier film d'un esprit bouillonnant, il fallait que ça sorte. Pourtant, ce trop ne dessert jamais le film, il participe pleinement à l'édification du portrait d'un personnage qui, lui aussi, en fait trop.
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