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Goûter un pamplemousse, c'est faire l'expérience directe de la réalité...
Se souvenir du goût du pamplemousse ou en parler, c'est établir des distinctions et en faire un concept...
L'expérience Zen, c'est entrer dans la réalité-en-soi...
Dire le Zen, c'est entrer dans les spéculations et donc, s'en éloigner...

Pourtant, cet ouvrage alignera des mots. Mais des mots qui sont des moyens habiles, des clés comme le dit le titre. Et une clé sert à ouvrir une porte; elle n'est pas un objet d'investigation intellectuelle.

Les quatre premiers chapitres qui représentent quelque 90 pages sont très éclairants. Mêlant des explications très claires et accessibles dans la toute grande majorité et de nombreuses citations et exemples précis, l'auteur met l'expérience Zen à notre portée. On a l'impression qu'un programme s'installe comme le ferait une mise à jour. Et très lentement, la bande verte progresse tandis que l'on ressent la chose « en soi », de manière directe sans que des mots ou des concepts soient nécessaires pour la fixer. Aussi longtemps que la chose est dite, elle n'est pas le Zen, car on établit des distinctions entre soi et la chose: c'est ce que l'on appelle la dualité. Lorsque vous faites l'expérience véritable d'une tasse de café, vous ne distinguez plus de différence entre vous et le café et aucun mot ne peut rendre cela: parler de l'expérience du café bu n'est pas boire le café...

Personnellement, j'ai perçu à la lecture des ces premiers chapitres que des vides et des manques se comblaient en moi, tout en désinstallant des applications qui m'égaraient.

Le chapitre suivant « Les empreintes du vide » reprend l'histoire du Zen, sa position dans le bouddhisme et explique de manière approfondie quelques points dogmatiques : la vérité relative et la vérité absolue, l'être et le non-être, l'impermanence, le vide, sujet et objet,... Une quarantaine de pages qui ont le mérite de la clarté et de la profondeur pour ceux qui veulent davantage s'instruire et alimenter la cognition. Mais on peut tout aussi bien rester dans le Zen et survoler ces pages en leur préférant l'expérience directe qui ne se nourrit pas de concepts.

L'avant-dernier chapitre est plus court. Il replace le Zen dans le monde actuel, parle de la vie monastique et des retraites de méditation en solitaire (qui peuvent durer plusieurs mois ou des années...), du rôle des laïcs, de la possibilité de réveil face aux dangers du fonctionnement de notre monde et de la technocratie.
Il est étonnant de noter qu'en Orient, le Zen a reculé, victime de l'attrait du confort technologique et de la consommation.
Par contre, l'Occident en recherche de valeurs plus essentielles a adopté le Zen, ce qui a eu pour conséquence de le relancer partout, y compris dans son berceau ! A la lecture de cette vingtaine de pages, on réalise l'universalité de cet esprit.
Hier, la réalisation de « l'Homme vrai » était centrale, aujourd'hui, elle l'est encore et demain cette priorité sera pareille.

Reste le moment le plus subtil du livre... 43 kong-an avec remarques et poèmes. Une traduction qui est une première ! Le kong-an, c'est une ou quelques phrases ambiguës, contradictoires, surréalistes et qui ne sont pas destinées à être comprises, car les raisonnements, les concepts ou les spéculations ne conduisent pas à l'Eveil. Le choc provoqué par un kong-an peut déclencher quelque chose, mais il est destiné à une personne en particulier, ce que le Maître sait... Il a une fonction plutôt qu'une signification. Mais il doit au moins avoir une signification pour la personne à qui il est adressé. Donc, le répéter à quelqu'un d'autre ou vouloir en percer le sens, c'est passer à côté de l'objectif. Le kong-an est un doigt montrant la réalité, se focaliser sur le doigt, c'est manquer la réalité.
Un exemple (bien connu...) de kong-an ? « Quel est le son d'une seule main ? »

Au-delà de la mode qui met le mot « Zen » littéralement à toutes les sauces, au-delà du sens que presque tout le monde lui attribue : calme, sérénité,... le Zen est l'expérience directe de la réalité. Il reste en parfaite correspondance avec les origines du bouddhisme.

L'éveil ne s'acquiert pas par des connaissances, de la réflexion ou des concepts que l'on manipule.
L'éveil s'acquiert par la pleine conscience, par l'expérience directe de la réalité. "Il n'y a pas d'illumination hors de la vie quotidienne."
Le Bouddha l'a dit, les adeptes du Zen s'en souviennent.

Loin des acrobaties intellectuelles, le pratiquant marche, simplement, dans la poussière que les dinosaures foulaient déjà à l'époque d'avant la mémoire. Et pourtant, il s'en souvient encore...
Alors, il s'assied, sort un pamplemousse de son sac et l'épluche sans se presser. Puis, le portant à sa bouche, il oublie enfin...
22 commentaires|12 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
On remarque souvent l’aspect déroutant des enseignements Zen. « Quel est le son d’une seule main ? » avait l’habitude de demander à ses disciples, le maître Zen Hakuin. Ce n’est pas une question qui contient, comme l’énigme du Sphinx, sa propre réponse, mais un coup de bâton sur le crâne pour faire sortir l’esprit des sentiers battus des conceptualisations stériles. On vit comme des zombies avec des habitudes, des idées préconçues et ce n’est qu’en perdant tous repères habituels qu’on s’éveille dans un face à face avec soi-même. Bon sang mais c’est bien sûr ! Mais alors, à quoi bon suivre l’enseignement d’un maître, hanter les temples et lire des bouquins ? « Si vous rencontrez le Bouddha, tuez le Bouddha. « dit Lin Tsi, un autre maître Zen. C’est ce que dit ce livre en toute simplicité.
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le 6 février 2009
Superbe panorama du Bouddhiste Zen et Mahayana.
Ouvrage très profond à lire et relire
0Commentaire|9 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

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