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"Quelle époque ! mon Dieu quelle époque !" pourrait-on dire à la lecture de cet opus futuriste de José Carlos Somoza... On est en effet en 2006 et le marché de l'art a trouvé un nouvel enthousiasme dans l'hyperdramatisme, curieux mouvement qui fait du corps humain, quand il est peint, une véritable uvre picturale exposée, qu'on sollicite, qu'on s'arrache. En tête d'affiche des meilleures cotes, un certain Van Tysch qui vient de réaliser une étonnante "Défloration", mètre-étalon du mouvement. En face, une jeune et belle créature, Clara, qui rêve de voir son corps utilisé comme support artistique, et signé par Van Tysch.
Pourquoi pas ? Mais si "le beau n'est que le commencement du terrible", selon Rilke, voilà qu'un mystérieux assassin multiplie les meurtres, supprimant du même coup l'uvre et l'individu, dans une scène précisément hyperdramatique... Cela n'empêchera pas Clara d'aller au bout de ses désirs, confrontée à un artiste gagné par la folie. Puisant en partie dans le body art, et largement dans l'imaginaire, ni réaliste ni prophétique, José Carlos Somoza (psychiatre de son métier) fait ici uvre policière et interroge les limites de l'art. In fine, voilà une subtile et redoutable métaphore sur la création, les valeurs culturelles, le sens du corps et les perversions contemporaines. --Céline Darner --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Pourquoi pas ? Mais si "le beau n'est que le commencement du terrible", selon Rilke, voilà qu'un mystérieux assassin multiplie les meurtres, supprimant du même coup l'uvre et l'individu, dans une scène précisément hyperdramatique... Cela n'empêchera pas Clara d'aller au bout de ses désirs, confrontée à un artiste gagné par la folie. Puisant en partie dans le body art, et largement dans l'imaginaire, ni réaliste ni prophétique, José Carlos Somoza (psychiatre de son métier) fait ici uvre policière et interroge les limites de l'art. In fine, voilà une subtile et redoutable métaphore sur la création, les valeurs culturelles, le sens du corps et les perversions contemporaines. --Céline Darner --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Présentation de l'éditeur
2006. Dans ce futur dangereusement proche, la
représentation des corps ne fait plus recette au sein
du marché de l'art, qui cote désormais des toiles
humaines. Signées par de grands maîtres, elles sont
louées, vendues, manipulées, livrées à tous les regards, à tous les fantasmes. Clara est modèle. Elle rêve d'être peinte par le dieu de l'art hyperdramatique : Bruno Van Tysch. Mais, tandis que la jeune toile est apprêtée dans un pavillon isolé des abords d'Amsterdam, la Fondation Van Tysch est en émoi. Une uvre de grande valeur a été dérobée et détruite par un mystérieux meurtrier qui
officie suivant des rites affreusement artistiques. A la manière de Rembrandt, José Carlos Somoza dépeint de violents clairs-obscurs : les déviances de l'art font écho aux dérives de nos sociétés et conduisent chacun à mesurer le prix du beau à l'aune de la valeur du vivant.
représentation des corps ne fait plus recette au sein
du marché de l'art, qui cote désormais des toiles
humaines. Signées par de grands maîtres, elles sont
louées, vendues, manipulées, livrées à tous les regards, à tous les fantasmes. Clara est modèle. Elle rêve d'être peinte par le dieu de l'art hyperdramatique : Bruno Van Tysch. Mais, tandis que la jeune toile est apprêtée dans un pavillon isolé des abords d'Amsterdam, la Fondation Van Tysch est en émoi. Une uvre de grande valeur a été dérobée et détruite par un mystérieux meurtrier qui
officie suivant des rites affreusement artistiques. A la manière de Rembrandt, José Carlos Somoza dépeint de violents clairs-obscurs : les déviances de l'art font écho aux dérives de nos sociétés et conduisent chacun à mesurer le prix du beau à l'aune de la valeur du vivant.
Biographie de l'auteur
José Carlos Somoza est né à La Havane en 1959. Il est psychiatre et vit à Madrid. Chez Actes Sud, il a également publié La Caverne des idées (2002 et Babel n° 604), dont la traduction anglaise a obtenu le prestigieux Gold Dagger Prize.