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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
2.0 étoiles sur 5
LOIN DE LA 4ème DE COUV ET DE PLATON UNE PLONGEE DANS LA CAVE DE FRITZL QUI A SEQUESTRE SA FILLE 24 ANS,
Par Kerbrat "le blog aubouquinmalin.eklablog.fr" (france) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Claustria (Broché)
C'est un livre particulier en ce sens que c'est une réelle fiction qui se fonde sur une histoire vraie celle de Fritzl qui a séquestré sa fille pendant 24 ans et qui en a eu 6 enfants. C'est donc l'histoire de cette séquestration.Ce qui est très dérangeant c'est effectivement ce mélange entre fiction et réalité voire de projection dans le futur puisque l'auteur n'hésite pas à se projeter quasiment à la fin de vie des enfants étant nés de cette union contre nature. C'est un livre qui est plutôt proche du voyeurisme que du livre de fond et c'est cela qui m'a plutôt dérangé. L'écriture est fluide et l'on est quasiment proche du reportage plus que de la littérature. Certains personnages sont bien décrits, d'autres à peine dessinés comme certaines situations qui auraient pu être développées comme le procès. C'est donc un livre dont la plume se porte comme une caméra dans des endroits sombres à tous les niveaux. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
enfer et damnation; remontée vers la vive lumière,
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Claustria (Broché)
En s'emparant d'un fait divers, ("Durant 8516 jours, du 28 août 1984 au 26 avril 2008, Josef Fritzl a tenu sa fille enfermée dans une cave, sous la maison familiale d'Amstetten en Basse-Autriche; il lui a fait au fil des années sept enfants, dont trois auront connu le sort captif de leur mère") Régis Jauffret va se confronter au Mal absolu. Une épreuve à la fois littéraire et humaine. Littéraire: comment rendre compte de la durée et de l'atrocité d'une claustration dans une aeuvre de fiction? Humaine, l'auteur a non seulement "enquêté", mais il a cogné son corps aux portes du Mal dont il a ouvert la trappe. Expérience dont le lecteur ne peut sortir indemne...D'emblée le romancier donne à ce fait divers une dimension mythologique. Il compare en effet les habitants de la cave aux prisonniers de la caverne de Platon. qui n'ont jamais rien vu d'autre, "et il y avait les ombres portées puisqu'il y avait la télévision. Platon, au fond, parlait de ça . La télévision - "le personnage principal". Sans elle, ils n'auraient peut-être pas survécu. Sans elle, je n'aurais pas pu écrire". Dès lors vont s'enchevêtrer en une chronologie éclatée trois vérités, trois points de vue: Il y a la "vérité" des faits; un factuel médiatisé et que n'importe quel lecteur a encore en mémoire. Il y a la vérité de Régis Jauffret (instance narrative "je") qui s'est déplacé plusieurs fois en Autriche, qui a enquêté, qui s'est interrogé sur l'absurde indifférence de la femme de Josef, des voisins, des locataires, aux bruits - Celle enfin du romancier qui à partir de ce matériau crée une "fiction" -comme le rappelle l'avertissement "ce livre n'est autre qu'un roman, fruit de la création de son auteur" Pour rendre compte de la durée Jauffret a recours à l'imparfait d'habitude, aux variations: c'est la répétition sans fin des mêmes gestes, des mêmes violences dans cette cave "où on avait enterré le temps" une cave privée du rythme circadien " Pour évoquer ce "dernier cercle de l'Enfer", le romancier dit l'indicible -abondance des dialogues, profusion de comparaisons et métaphores, variété des registres et des tonalités- en se propulsant dans les pensées et les sensations de la recluse Angelika, et ses "arrangements" contraints avec l'horreur et l'effroi pour tout simplement "survivre". Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Prenant!,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Claustria (Broché)
Voilà un roman prenant. On connait tous l'effroyable histoire dont Régis Jauffret s'est inspiré pour écrire ce roman, et pourtant c'est comme si l'on redécouvrait tout. L'écriture est précise, les détails sont sordides et l'on a l'impression d'étouffer et de mourir à petit feu dans cette cave. Régis Jauffret s'est approprié ce fait divers et en a fait un grand roman.
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