Pendant longtemps l'album
Made in Japan de Deep Purple a été considéré comme l'un des meilleurs lives de tous les temps. Ce statut, tout a fait mérité, doit cependant être nuancé par une découverte relativement récente, qui, sans rien enlever à sa qualité, doit quelque peu replacer cet album dans son contexte, la légende dusse t elle en prendre un petit coup.
En effet, ce que bon nombre d'amateurs de musique semblent ignorer, c'est que ce concert de Deep Purple n'avait rien de la grande fète du hard rock que certains ont cru y déceller. Que nenni, loin s'en faut, serais-je tenter de dire. De hard rock et de métal il n'était que très peu question sur l'affiche de l'événement. Ce soir là, et même si la légende s'est ensuite amusée à noyer le poisson, ce soir là donc, le groupe ouvrait pour un artiste autrement plus sulfureux, un petit frenchy à la mise en pli parfaite, au brushing affuté, aux chorégraphie aussi audacieuse que travaillées et à la vie toute entière placée sous le signe de l'électricité et ce jusque dans la mort.
Cet artiste, vous l'aurez sans doute reconnu, c'est Claude François, Cloclo comme l'appellent certains vulgaires amateurs et, ce soir là, alors que Deep Purple ouvrait pour lui, c'est, selon toutes les sources présentes, lui qui enflama en quelques déhanchés bien sentis le public nippon. Le feu sur l'eau, çà c'était tout Claude.
Il est heureux qu'aujourd'hui un label courageux ait enfin décidé de rétablir la vérité en ressortant du placard où elles dormaient les bandes de ce show dantesque...
RIP Claude, nous ne t'oublierons jamais ...