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4.0 étoiles sur 5
Superbe et raffiné, 4 janvier 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Closing Time (CD)
C'est clair que cet album de Tom Waits est vraiment indispensable ! c'est magnifique de bout en bout, je pense particulièrement aux titres Old 55, I Hope That I Don't Fall In Love With You (de véritables perles !!), ou Old Shoes (& Picture Postcards); Closing Time est un disque qui, je crois, reste vraiment accessible pour n'importe quel auditeur, pourvu que celui ci apprécie au moins le blues, voir même la country et autres ballades au piano. Un album mélodique et brut, rempli d'émotions et possédant une âme véritable. A posséder dans votre discothèque si vous êtes amateurs de sons authentiques.
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20 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Oeuvre de jeunesse éblouissante, 2 août 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Closing Time (CD)
Thomas Alan Waits est né à Pomona, Californie, le 7 décembre 1949, lors du 8ème anniversaire du bombardement de Pearl Harbour. Ses soeurs et lui ont grandi en Californie, déménageant de ville en ville. Ses parents, tous deux professeurs, divorcèrent quand il avait 10 ans. Ils déménagèrent alors à National City. Le grand-père de Tom s'appelait Jesse Franck Waits et son père Franck Waits. Tom est écossais et irlandais par son père, et norvégien par sa mère.
Il s'intéressa tôt à la musique et commença à afficher les textes de Bob Dylan dans sa chambre, allant jusqu'à en encadrer d'autres dans le reste de la maison. Il gardait un bloc et un stylo près de son lit afin de pouvoir se remémorer les paroles auxquelles il pensait au beau milieu de la nuit. Il apprit seul à jouer du piano, chez un voisin, puis se mit à la guitare sur une Gibson. Au lycée (1965), le groupe dans lequel il jouait reprenait des standards de R'N'B. Tom s'imprégna également de la culture Beatnik en lisant Kerouak et la revue Down Beat (1968)
Waits entra dans le monde musical très jeune, tout en vivant de petits métiers (pompier, laveur de voitures, vendeur, barman, pizzaiolo). Durant l'été 1970, il travailla comme portier au 'Heritage' de San Diego et s'y produisit occasionnellement. Ses performances furent remarquées par Herb Cohen (manager de Zappa, Buckley, Beefheart) qui lui signa un contrat pour le label Asylum à l'âge de 22 ans : En 1972, c'est la sortie de son premier album "Closing Time" et le début de tournées intensives lors desquelles il rencontre divers acteurs comme Charlie Rich, le pianiste Billy Preston, John Hammond et Franck Zappa, fréquente un cercle d'amis autour de la chanteuse Rickie Lee Jones et de Chuck E. Weiss(Chuck e's In Love,c'est lui).
Ce premier 33t fut encensé par les critiques pour ses paroles et son inventivité, la beauté des mélodies et ses promesses d'évolution. Les Eagles enregistrèrent son tube " Old'55 ", et beaucoup pensent toujours que " Midnight Lullaby " est l'une des meilleures chansons de Waits.
Closing Time est truffé de futurs standards comme "Martha", repris d'ailleurs la même année par Tim Buckley sur l'album "Sefronia". L'album est mélodique, empreint d'une mélancolie nourrie par la vie qu'il mène à l'époque, une vie de bohème et de piano-bar, et sa musique ressemble à l'improvisation d'un crooner ivre. Tom va jusqu'au bout de lui-même pendant cette période et se plonge à corps perdu dans tous les excès.
Un somptueux premier album
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5.0 étoiles sur 5
Jusqu'au bout de la nuit...et pour toujours, 9 avril 2009
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Avec presque quarante ans de carrière derrière lui et une œuvre qui n'a rigoureusement aucun équivalent dans l'univers de la musique, toutes époques et genres confondus, Tom Waits est un personnage devant lequel on se sent tout petit lorsqu'il s'agit de chroniquer l'un de ses disques. En l'occurrence, "Closing Time", publié en 1973, est le premier d'entre eux et surprendra sans doute ceux qui connaissent uniquement le Tom Waits de la maturité (à partir du début des années 80). Ici, pas de voix rocailleuse à l'extrême, pas d'arrangements musicaux plus ou moins déglingués, ou encore d'atmosphère inouïe mêlant grotesque et sentimentalité. Au lieu de tout cela, une authentique ambiance de cabaret (la photo de pochette est fantastique), entretenue par 12 compositions attachantes qui font naviguer l'auditeur par des contrées teintées de jazz, de country, et de ballades folk. Malgré le caractère très modéré de l'ensemble des tempos (à l'exception de celui de "Ice Cream Man"), aucune forme d'ennui ne surgit durant l'écoute, du fait d'un agencement optimal de la variété des compositions et de la justesse des accompagnements instrumentaux planifiés par le producteur Jerry Yester. Plus encore, on finit par se sentir totalement imprégné par ces sensations de fin de nuit, qui vont crescendo tout au long de l'album pour culminer magiquement dans le morceau instrumental conclusif et évidemment porteur, lui aussi, du titre "Closing Time". Pour terminer, le silence vient naturellement prendre la suite des ultimes sons du piano, et il ne vous reste plus qu'à le peupler mentalement de ces charnelles mélodies auxquelles Tom Waits nous a initié auparavant...
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