Thomas Alan Waits est né à Pomona, Californie, le 7 décembre 1949, lors du 8ème anniversaire du bombardement de Pearl Harbour. Ses soeurs et lui ont grandi en Californie, déménageant de ville en ville. Ses parents, tous deux professeurs, divorcèrent quand il avait 10 ans. Ils déménagèrent alors à National City. Le grand-père de Tom s'appelait Jesse Franck Waits et son père Franck Waits. Tom est écossais et irlandais par son père, et norvégien par sa mère.
Il s'intéressa tôt à la musique et commença à afficher les textes de Bob Dylan dans sa chambre, allant jusqu'à en encadrer d'autres dans le reste de la maison. Il gardait un bloc et un stylo près de son lit afin de pouvoir se remémorer les paroles auxquelles il pensait au beau milieu de la nuit. Il apprit seul à jouer du piano, chez un voisin, puis se mit à la guitare sur une Gibson. Au lycée (1965), le groupe dans lequel il jouait reprenait des standards de R'N'B. Tom s'imprégna également de la culture Beatnik en lisant Kerouak et la revue Down Beat (1968)
Waits entra dans le monde musical très jeune, tout en vivant de petits métiers (pompier, laveur de voitures, vendeur, barman, pizzaiolo). Durant l'été 1970, il travailla comme portier au 'Heritage' de San Diego et s'y produisit occasionnellement. Ses performances furent remarquées par Herb Cohen (manager de Zappa, Buckley, Beefheart) qui lui signa un contrat pour le label Asylum à l'âge de 22 ans : En 1972, c'est la sortie de son premier album "Closing Time" et le début de tournées intensives lors desquelles il rencontre divers acteurs comme Charlie Rich, le pianiste Billy Preston, John Hammond et Franck Zappa, fréquente un cercle d'amis autour de la chanteuse Rickie Lee Jones et de Chuck E. Weiss(Chuck e's In Love,c'est lui).
Ce premier 33t fut encensé par les critiques pour ses paroles et son inventivité, la beauté des mélodies et ses promesses d'évolution. Les Eagles enregistrèrent son tube " Old'55 ", et beaucoup pensent toujours que " Midnight Lullaby " est l'une des meilleures chansons de Waits.
Closing Time est truffé de futurs standards comme "Martha", repris d'ailleurs la même année par Tim Buckley sur l'album "Sefronia". L'album est mélodique, empreint d'une mélancolie nourrie par la vie qu'il mène à l'époque, une vie de bohème et de piano-bar, et sa musique ressemble à l'improvisation d'un crooner ivre. Tom va jusqu'au bout de lui-même pendant cette période et se plonge à corps perdu dans tous les excès.
Un somptueux premier album