36 internautes sur 49 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
J.J. Abrahams au top, 7 juillet 2008
Le pitch de Cloverfield est d'une simplicité désarmante: New York subit les attaques de quelqu'un ou quelque chose, un seul but pour une bande de jeunes ados... survivre!
Oui, on a déjà vu ce genre de films 1000 fois, et généralement, c'était pas vraiment réussi.
Seulement, là, la personne qui s'y attaque n'est autre que le génial responsable de Lost et Alias, détourneur des clichés de films, qui ne peut s'empêcher ici de mettre son grain de sable dans la mécanique bien huilée des films catastrophe. Pour cela, il utilise une méthode encore peu utilisée au cinéma: la caméra en vue subjective, façon Blair Witch.
Le film prend alors des allures étouffantes et claustro. Finis les films catastrophes vu par un narrateur omniscient, et bienvenue dans la totale inconnue. Le danger? On ne le prévoit pas avant qu'il ne survienne. Les rebonds dans l'intrigue? Impossible à prédire. Et c'est ce qui rend ce film aussi excellent.
La narration est génialement pensée. Combien de fois avez-vous vu une personne mourir de manière atroce? Trop... et bien ici, la scène est suggérée, pas besoin de nous le montrer, on sait ce que ça signifie. Tout est pensé de cette façon, et le film ne s'attarde pas sur la lourdeur habituelle du genre, mais réussit à s'attarder sur des choses beaucoup plus importantes: la peur à l'état pur, la sensation de suffoquer...
Enfin, il ne faut pas oublier que voir des images de New York sous le coup d'une attaque, filmée par M. Tout-le-monde, avec des hurlements de surprise et de frayeur, cela a un sens depuis le 11 septembre 2001. Ce film est une véritable adaptation du cinéma au monde actuel, et à la façon de rendre l'information (nous sommes tous, par le biais d'internet de potentiels informateurs).
Dérangeant, moderne, inspiré, autant de qualités qui devraient vous faire acheter ce dvd.
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18 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5
« Je vis alors monter de la mer une Bête... » (Apocalypse 13,1), 10 novembre 2008
Si la trame en pénurie profonde d'inspiration vous préserve de toute méningite aiguë, la manière de tourner, façon « Blairwich Project », vous assure un mal de crâne épouvantable. La caméra branle dans tous les sens pour filmer à l'identique cette catharsis religieuse des événements du 11-Septembre. Le court-métrage (soixante-dix minutes hors génériques) exploite à souhait la destruction de la New Babylone où cette jeunesse insouciante aux conversations inconsistantes erre comme une âme en peine de soirées creuses en « after » vides. D'ailleurs, exaspéré de ces ineptes futilités, vous ne lâchez la touche « FFWD » de votre télécommande que pour apercevoir subrepticement le Godzilla. Mais déjà trop tard : trois petits tours, et puis s'en va....
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