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Coffret 2 CD : Broken English / Faithfull
 
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Coffret 2 CD : Broken English / Faithfull

Marianne Faithfull CD
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Page Artiste Marianne Faithfull

Discographie

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Photos

Image de Marianne Faithfull

Biographie

Fille de la baronne Erisso et d'un espion de la couronne britannique, petite-nièce du baron Léopold Von Sacher-Masoch, instigateur du masochisme, Marianne Faithfull était vouée à un destin hors du commun.

C'est à l'adolescence que ses passions pour l'art dramatique et la musique vont s'imposer à elle. Elle rejoint le Progress Theater et découvre Buddy Holly, Chuck Berry et Miles Davis.

A 17 ans,… Plus de détails sur la Page Artiste Marianne Faithfull

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Détails sur le produit

  • CD (6 octobre 2003)
  • Nombre de disques: 2
  • Label: Island
  • ASIN : B000050AR4
  • Autres éditions : CD  |  Cassette  |  Album vinyle  |  Téléchargement MP3
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Disque : 1 RealOne Player
1. Broken english Écouter
2. Witches' song Écouter
3. Guilt Écouter
4. The ballad of lucy jordan Écouter
5. Working class hero Écouter
6. Why d'ya do it Écouter
Disque : 2 RealOne Player
1. Broken english Écouter
2. The ballad of lucy jordan Écouter
3. Working class hero Écouter
4. Guilt Écouter
5. Why d'ya do it Écouter
6. Ghost dance Écouter
7. Trouble in mind (the return) Écouter
8. Times square Écouter
9. Strange weather Écouter
10. She Écouter
Voir les 11 titres de ce disque

Descriptions du produit

Amazon.fr

Princesse des sixties, égérie des Rolling Stones, tombée dans tous les pièges inhérents au Rock Circus, Marianne Faithfull sort la tête de l'eau en 1979 pour ce Broken English somptueux. Sa voix, égratignée par tous les excès, transcrit désormais une sorte de blues, blafard et magique, dont les compositions présentes renvoient un écho dramatique et passionnant. Du swing cotonneux de "Broken English" à la mélancolie amère de "The Ballad Of Lucy Jordan", ce chef-d'oeuvre du rock anglais ouaté n'accuse ni faille ni baisse d'intensité. Même la reprise de l'épineux "Working Class Hero" de John Lennon est une franche réussite, inondée de lumière noire et grise. Très sobre, très altruiste aussi, Broken English est un stigmate splendide et indispensable. --Jean-Luc Manet

Critique

Après presque dix années de silence, Marianne quitte définitivement les ruines de Soho devenues son univers pour renouer avec la musique. Désormais, plus questions de concessions, Lady Faithfull sait exactement ce qu’elle veut !

Amorcé deux ans auparavant avec la sortie de Faithless, Broken English signe le grand retour de Marianne Faithfull sur la scène musicale. Libérée du carcan des Rolling Stones, elle prend les commandes et livre probablement ici son album le plus abouti depuis longtemps. Surfant sur la vague punk qui a envahi l’Angleterre, elle offre avec ce disque une alternative intimiste au Never Mind The Bollocks… des Sex Pistols en proposant un disque, certes emprunt de violence et de rébellion, mais où le message est sous-jacent, toujours suggéré, sans jamais être clairement exprimé. Tout en finesse et simplicité, du blues aux sonorités reggae de sa chère Jamaïque, elle semble redécouvrir les joies des séances studios et le résultat sonne comme une évidence : enfin reconnue en tant qu’artiste, Marianne a encore des choses à dire. Et si sa voix éraillée témoigne que la désintoxication n’est plus qu’un lointain souvenir, elle continue de passionner les foules.

Sombre et mystérieux, Broken English est aussi l’album de la maturité. De sa reprise de « Working Class Hero » de John Lennon à la mise en musique d’un poème de Heathcote Williams (« Why D’ya do it »), Marianne assume ses orientations artistiques mais aussi sa toxicomanie et ses addictions (« What’s the Hurry », « Brain Drain »). Consciente que ses choix n’ont pas toujours forcément été les bons, elle en accepte l’entière responsabilité et le chante haut et fort dans « Guilt » que lui écrit Barry Reynolds, son guitariste avec qui elle compose également « Witches’ Song » et « Broken English ». Quant à la célèbre « Ballad of Lucy Jordan », elle relate le quotidien ennuyeux et frustrant d’une femme au foyer qui subit l’existence au lieu d’en profiter pleinement, et sera utilisée fort à propos dans la bande originale du film Thelma et Louise de Ridley Scott avec Geena Davis et Susan Sarandon.

Si la force d’un artiste réside dans sa capacité à toujours surprendre sans décevoir son public, alors cet album place définitivement Marianne dans la catégorie de ceux qui ont osé et en sont sortis grandis.

 

Pricilia Decoene - Copyright 2012 Music Story

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10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 As Tears Goes By, 10 avril 2009
Par 
StarChild - Destination Rock (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Broken English (CD)
Entrée dans le monde du rock sans en connaître les codes, Marianne Faithfull appris vite et trop bien ce qu'une certaine vision idéalisée du rock'n'roll circus pouvait occasionner au niveau humain. Égérie des Stones dans les années 70 et partenaire amoureuse de Mick Jagger, dont elle perdra l'enfant quelques temps après leur rupture, Sister Morphine est une femme dont on ne peut nier, ni le côté glamour, ni le côté obscur. Côté glamour, il y a ce début de carrière prometteur avec quelques titres et albums dont on se souvient encore. Les folles soirées du Swinging London où les princesses ne croient plus aux contes de fées, mais jouent avec le feu d'une poussière blanche, héroïne de bien des descentes aux enfers. Côté obscur, il y a la fin prématurée d'une maternité, la mort soudaine de l'ami Brian Jones, le trop plein de poudre au nez et son cortège de dépressions qui l'entraîneront dans une traversée du désert de presque dix ans. Dix années d'errances, d'impasses en tous genres durant lesquelles sa voix se brisera d'un blues à perdre la raison.

Alors que la situation matérielle de la diva déchue est au plus bas, quasiment oubliée, c'est l'opportuniste Chris Blackwell qui va être sa bouée de sauvetage. En matière de remise à flots, le patron d'Island en connaît un rayon. Aussi, avec la force de persuasion qui le caractérise, il pousse Marianne à se remettre en question. Précisément à l'écriture pour se délivrer de ses angoisses existentielles. Et ça marche. Refusant toutes les pointures qu'on lui propose, hormis l'inspiré Stevie Winwood dont elle se fera forte de brider les claviers, l'artiste retrouvée s'enferme avec son groupe pour composer. A cette époque, Marianne vit dans un squat. Cloîtrée avec ses musiciens, confronté avec elle-même, les relations sont tendues. Aussi tendues que l'urgence punk qui, dehors, fait front de tous bords, tout en renvoyant les anciennes gloires, pour un temps, au rayon has been. Malgré ou grâce à cela, en quelques semaines l'album est bouclé. Un album sombre, autoportrait d'une femme qui semble avoir vaincu ses vieux démons, moite de cette désespérance qui fait de la colère un miracle.

Objet témoignage, Broken English est avant tout le disque d'une femme, d'une chanteuse qui se livre au travers d'histoires suintant le traumatisme à fleur de peau. Semblable à un fragment toxique apprivoisé, chaque titre nous prend à bras le corps, s'infiltre en nous jusqu'à nous submerger par son interprétation. Car c'est également de cela qu'il s'agit. D'interprétation. Ourlée d'émotion, constamment sur la rupture, la voix de Marianne possède un timbre qui se confond avec son vécu. Âpre, sinueux, que l'on croit fragile, mais qui se tend tel un arc au moindre signe de trahison. A 33 ans, l'interprète de ce disque sensible est une ressuscitée. Tourmentés par excellence, paumés plus que de raison, les textes qu'elle a choisit ou co-écrit nous parle de femmes au bord du vide, de sa propre angoisse à revenir à une vie normale, de cette culpabilité sournoise qui saisie les plus sensibles. Bien sur, on pourra croire avoir reconnu, entre les lignes, quelques règlements de compte, mais en final, on s'apercevra aisément que, de règlements de compte, il n'en est question qu'envers elle-même.

Musicalement, l'ex princesse des seventies n'est plus une baby doll et cela se ressent parfaitement au niveau de l'accompagnement. Car si la vie normale est d'une rare violence, pour celle qui a tenté de lui échapper si souvent, le minimalisme rythmique et synthétique qui accompagne la plupart des morceaux le lui rend bien. Sans en faire étalage, en plus de cette voix unique, chaque chanson porte en elle sa propre couleur, sa propre douleur. Que ce soit sur l'infortunée Guilt ou l'héroïque Working Class Hero, on ne trouvera pas l'ombre d'une désinvolture sur ce disque. Juste des guitares se tordant de fièvre, des claviers à la moralité assassine. Album d'une vie dont on tourne les pages avec pudeur, Broken English ne se livre jamais au hasard, mais crûment. Parfais exemples de cette crudité, Why D'ya Do It, à la poésie asphyxiante qui fait voler en éclat toute notion de confiance et What's The Hurry, la plus junky d'entres toutes.

Si ces témoignages d'une femme revenue de tous les désordres, ces histoires sans frein ne déguisent jamais l'émotion, c'est parce que même le sombre peu parfois nous éblouir.
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10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La classe., 17 août 2005
Par 
Boawaks - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Broken English (CD)
Cela se voit moins sur le CD, mais la pochette était en 1979 d'une grande classe: cette clope rougeoyante sur cette Marianne bleuâtre, bleue de blues, bleue de nuit aussi sans doute. Ce disque est ce qui nous a évité de pleurer Marianne comme on a pleuré Nico. Elle ne s'est peut être pas crashé comme sa consoeur US, mais elle est restée vivante, classe et généreuse. Je l'ai vue sur scène récemment et je vous conseille le déplacement: malgré tout, Marianne est restée une chanteuse magique, adulte et classe. L'album, c'est un classique, chaque chanson fait mouche, il n'a pas pris une ride. La fameuse 'ballad' bien sûr, mais Broken English, Working Class Hero (la version est supèrieure à l'original de Lennon), Why did'ya do it (si vous comprenez l'anglais, attention les yeux, Marianne ne prend pas de gants...). Les orchestrations sont à tomber par terre et pourtant toutes en finesses.
La classe, oui, et pour toujours...
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un chef d'oeuvre, 23 février 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : Broken English (CD)
Cet album est magnifique! Comment ne pas frissonner d'émotion en écoutant "Broken English" ou "The Ballad of Lucy Jordan"?
Sorti en 1979, cet album fit découvrir au monde la "nouvelle" voix de Marianne Faithfull, brulée par la cigarette. Une voix qui continue toujours à envoûter ses nombreux fans dont je fais partie ;-)
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