Synopsis
Ce support contient 2 films de Jacques Deray :
Un homme est mort (1972) :
Lucien Bellon débarque à Los Angeles pour honorer une dette de jeu : il doit exécuter Victor Kovacs, milliardaire impliqué dans des affaires douteuses. Son crime commis, il regagne son hôtel, mais sa réservation a été annulée et ses affaires ont disparu. Dans la rue, il échappe de peu à un tueur lancé à ses trousses. Il lui faut se rendre à l'évidence : ses mystérieux employeurs ont décidé de l'éliminer, et il est seul, en danger, dans une ville étrangère, ignorant qui cherche à l'abattre...
Du rififi à Tokyo (1962) :
Avant de prendre sa retraite, le gangster Van Hekkin prépare au Japon un dernier gros coup : le vol d'un énorme diamant enfermé dans une chambre forte de la Bank of Tokyo. Il s'adjoint les services de quelques spécialistes capables de neutraliser le système sophistiqué de surveillance et de forcer le blindage de la chambre forte. Le petit groupe se heurte à la mafia locale, et la situation s'envenime rapidement...
Descriptions du produit
Une nouvelle fois, Opening a fait du beau boulot : ressortir deux films oubliés d'un metteur en scène récemment disparu, Jacques Deray. Deux films intéressants à plus d'un titre. Non sans nostalgie, il montrait ce que le cinéma français était capable de faire lorsqu'il officiait avec sérieux dans le polar "hardcore" à l'américaine ou à l'italienne. Dans le registre, Un homme est mort , course-poursuite entre tueurs à gages dans Los Angeles, reste tout simplement bluffant. Avant que Deray ne devienne un peu l'homme à tout faire d'un Delon périclitant, il y a avait un homme, qui, mieux que nombreux de ses compatriotes, allait marcher sur les plates-bandes de Don Siegel et consort. Ensuite, ces deux longs métrages prouvent la capacité du réalisateur de Borsalino à sortir du cadre exclusivement franco-français. Les à?tats-Unis ( Un homme est mort ) et Le Japon ( Rififi à Tokyo ) y sont montrés de manière labyrinthique, intriguée, parfois hostile. La direction d'acteur est formidable, et cela malgré les personnalités diverses qui s'entrechoquent : Jean-Louis Trintignant, Roy Scheider, Michel Constantin, Charles Vanel, Karl Boehmâ?¦ À savourer également, dans Un homme est mort , les courbes d'Ann Margret, la musique échevelée de Michel Legrand et la photographie du génial Silvani Ippoliti. Quand à Rififi à Tokyo , le fait que ce film soit jugé "culte" par Tarantino lui-même résume assez bien l'affaireâ?¦ Au final, une excellente surprise que ce coffret ! --Jean-Pascal Grosso