Presque tout a été dit sur ce chef d'aeuvre. Qu'ils soient conservateurs ou underground, tous les critiques ont salué chapeau bas Quentin Tarantino, ce nouveau venu qui avait déjà forcé le respect avec Reservoir Dog. Pulp Fiction fait partie de ces films qui marquent profondément l'histoire du septième art : plus rien ne sera jamais comme avant.
Vous narrez l'histoire de ce road movie exceptionnel relèverait presque de la mission impossible. On pourrait dire que le film s'articule comme un recueil de nouvelles, qui sont liées les unes aux autres, sans aucun rapport chronologique. Si ce n'est que tout semble se passer en l'espace de quelques heures. Il y a Vincent et Jules, les deux dobermans du boss Marcellus, et puis la chérie de ce dernier, Mia, singulièrement déjantée. Il y a aussi Butch, boxeur sur la fin, Winston, le monsieur solutions, ou encore le capitaine Koons et la destinée pour le moins ingrate d'une montre... Le tout sous le soleil d'Hollywood.
Rares sont les réalisateurs, de nos jours, à exprimer avec autant de sincérité leur liberté artistique. Le burlesque hallucinant côtoie la violence gore... Toutes les scènes sont devenues anthologiques (Mia et Vincent qui dansent, Mia qui sniffe, Vincent et Jules qui parlent Big Mac en sortant leurs flingues, ...) sans oublier la bande son, aujourd'hui classiquissime (Girl, dong dong dong dong, you'll be a woman, soon...). Et que dire de ce casting totalement improbable et jubilatoire (John Travolta, Bruce Willis, Uma Thurman, Samuel L. Jackson, Harvey Keitel...). Avec Pulp Fiction, Tanrantino se consacre d'office maître d'une école cinématographique qui fera date.
Le DVD : pour une aeuvre pareille, faut pas lésiner. La meilleure édition s'impose, se contemple, se regarde, se recontemple et se reregarde sans limite. Le son est excellent, l'image, superbe et les bonus foisonnent. Quand au packaging... tout simplement la classe. Un indispensable.