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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Dommage pour l'édition basique,
Par
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Coffret david cronenberg : scanners ; chromosome 3 (DVD)
Ce petit coffret tout simple rassemble deux films que les amateurs de David Cronenberg ne devraient vraiment pas rater, s'ils ne les connaissent pas encore.Certes, ce colis signé Europacorp est très basique (côté bonus, c'est nada), mais le minimum syndical est assuré (la V.O.). On passe donc l'éponge sur la présentation indigente (Cronenberg est présenté comme « le maître de l'horreur », ce qui est légèrement réducteur !) et le design cheap de la pochette. On passe même largement l'éponge, car il est vraiment agréable de pouvoir (re)découvrir pour un prix aussi modique, deux films vraiment fascinants de ce cinéaste de l'étrange, dont la pensée complexe donne corps à des films à la fois divertissants, très accessibles et néanmoins subtils et impressionnants. En ce sens, mais dans un registre différent (quoique ?...), il a élaboré une somme de travaux aussi riche et cohérente que celle de David Lynch, pour ne citer que lui. Dans Chromosome III (inexplicable titre frenchy, qui remplace mal l'original The Brood - « la progéniture »), sorti en 1979, Cronenberg réglait ses comptes avec une partie de sa vie conjugale et parentale, et -comme il l'avait dit à l'époque- livrait sa version personnellement déformée de Kramer contre Kramer. Soit un brave daddy (Art Hindle) qui, malgré toute la bonne volonté du monde (semble t-il), a du mal à protéger sa fille de l'emprise de son ex-femme (Samantha Eggar), tombée sous la coupe d'un gourou-psy aux méthodes très particulières (l'impeccable Oliver Reed). Saupoudrez cette réjouissante situation de meurtres sauvages, et vous obtenez un délicieux thriller aux frontières de l'étrange, sur fond de grisaille canadienne. Avec Scanners (qui a obtenu l'un des plus grands succès commerciaux du cinéaste, en 1980), on plonge dans un univers encore plus délibérément surnaturel, peuplé d'êtres doués de pouvoirs télépathiques destructeurs. Toujours sur fond d'urbanité canadienne, de plus en plus terne et glaciale, presque dépeuplée, un savant (le formidable Patrick MacGoohan, ex-Prisonnier) tente de dynamiter cette cohorte de dangereux personnages (on trouve à leur tête Micheal Ironside) avec l'aide de l'un de ces « scanners », acquis à sa cause (Stephen Lack). L'atmosphère presque futuriste, sans le moindre décorum superflu, est assez saisissante, encore aujourd'hui. D'une manière générale, les deux films ont plutôt bien vieilli, et s'insèrent parfaitement dans la filmographie et l'univers cronenberguiens, après les films des débuts, déjà ambitieux (Shivers et Rabid notamment), et peu avant les chef-d'œuvre à venir (Videodrome, The Dead Zone, The Fly, puis Dead Ringers, Naked Lunch, Crash, etc...). Ils montrent déjà la nette tendance du maître à se dérober aux canons hollywoodiens (la fin des deux films est relativement ouverte)... Et ils traitent également, à leur manière, de ce qui deviendront les thèmes de prédilection de David Cronenberg, avec en première ligne les insaisissables connexions et métamorphoses du corps et de l'esprit, qui ouvrent la porte sur des réalités parallèles(?...) terrifiantes. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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