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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Trois perles : une vraie, une de culture, et une fausse...,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Coffret raimu : le bienfaiteur ; les petits riens ; le fauteuil 47 (DVD)
"Le Bienfaiteur", Henri Decoin, 1942, NB, bonne copie."Les Petits Riens", Raymond Leboursier, 1942, NB, copie médiocre. "Le Fauteuil 47", Fernand Rivers, 1937, NB, bonne copie. Un des plus grand plaisirs qu'on puisse éprouver dans la vie est de regarder un artiste de génie exercer son art. On en a ici trois occasions, inégales mais à ne pas manquer. Avec Fernandel, Jules Berry, Andrex, Claude Dauphin, Suzy Prim, et Cécile Sorel ("toujours belle" à faire peur !), "les Petits Riens" prouvent qu'une bonne idée ne suffit pas à faire un bon film. Il s'agit ici de plusieurs personnes d'âge mûr, ayant réussi dans leur domaine, industrie, peinture, théâtre, et se racontant les "petits riens" qui ont changé leur destinée. Hélas ! les anecdotes ont soit peu de vraisemblance, soit peu d'intérêt. Seul l'épisode de Raimu, mais il faut attendre les vingt dernières minutes du film, est intéressant et bien mené. Comme il y est parfait, cela suffit à sauver le film de l'oubli. "Le Fauteuil 47" est l'adaptation d'une pièce, un peu scandaleuse pour l'époque, de Louis Verneuil, racontant les quiproquos sentimentaux entre une grande actrice (Françoise Rosay, superbe), son baron d'amant (André Lefaur, incomparable), son mari (Raimu, professeur de gymnastique !), sa fille et son gendre (Henry Garat, qui chante deux chansons de Vincent Scotto). Impossible à résumer mais souvent très drôle. Hélas ! le réalisateur, Rivers, confond montage rythmé et montage hâché. Il coupe court quand souvent il aurait fallu "laisser filer" comme on dit dans le métier, ce qui n'est pas loin de gâcher certaines scènes. Raimu, dans un rôle un peu étroit, comme les costumes qu'il porte, et raide comme sa démarche de "bodybuildé" s'en tire comme il peut, mais c'est bien davantage un film de Françoise Rosay qu'un film de Raimu. "Le Bienfaiteur" est la trouvaille, la perle rare de ce coffret. Un petit chef-d'oeuvre. Sur une idée qui rappelle celle de "l'Etrange Monsieur Victor" (derrière l'honorable citoyen se cache un malfrat), mais avec une toute autre optique, le malhonnête homme rêvant de se refaire une honnêteté. Autant pour se mettre à l'abri de son passé que par une sorte d'idéal. Un idéal étrange d'ailleurs et peut-être inconscient. Il n'idéalise pas la vie bourgeoise, mais il aimerait bien la rendre idéalement belle, et cela par l'activité, la générosité, le courage. Pourquoi pas ? En garder le meilleur et l'améliorer encore. Cela se défend. Loin de l'image, un peu caricaturale, imposée par le rôle de César, Raimu, qui, dans ce film, ne se met pas une seule fois en colère, donne toute la mesure de son génie. Génie, oui, toute restriction à son égard serait preuve de médiocrité ! Demi-teintes et retenues, timidité faisant place à la fermeté, froideur à l'émotion, et courage à la peur, il exprime tout avec une justesse incomparable. Le bon narrateur qu'est Henri Decoin le sert à merveille. Un bonheur de cinéma ! P.S.: remarquez dans le bureau du journal, cette jeune secrétaire en chignon qui n'aura que trois mots à dire : Simone Signoret. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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