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Colombie Derrière le Rideau de Fumee Broché – 29 février 2008


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Extrait

Les origines de l'intolérance

L'histoire officielle dit que Francisco de Paula Santander a été l'«homme des lois» en Colombie. Ce qu'elle ne raconte pas, c'est qu'il pourrait incarner le premier grand exemple de la traîtrise et de l'intransigeance politique de l'élite colombienne.
Santander voyait dans l'assassinat de Simon Bolivar la seule possibilité de démembrer la Grande Colombie (formée du Venezuela, de l'Equateur et de la Colombie). Sa soif de pou­voir, et celle de l'oligarchie créole naissante qui l'appuyait, le conduisirent à préparer plusieurs attentats contre le Libertador.
Le principal eut lieu le 25 septembre 1828 à Bogota. Les hommes de Santander assaillirent le Palais Présidentiel, tuant une partie de la garde et neutralisant les autres. Il était minuit. Se croyant en sécurité, ils commencèrent à proférer des in­sultes pendant qu'ils se dirigeaient vers la chambre à coucher de Bolivar.
L'un des conspirateurs raconte : «Une belle dame vint à ma rencontre et, avec une admirable présence d'esprit, nous demanda très courtoisement ce que nous désirions».
Cette «dame» qui dormait avec le Libertador déjà malade, l'avait réveillé et aidé à s'habiller pour qu'il puisse s'échapper ensuite par la fenêtre. Puis elle fit face aux assassins, vêtue d'une simple chemise de nuit. Ils réussirent à lui arracher son épée, la mirent à terre, et l'un d'entre eux la frappa à la tête d'un coup de botte.
Le lendemain, dès que la nouvelle de l'attentat se mit à circuler, le peuple sortit dans la rue, acclamant Bolivar et récla­mant notamment la mort de Santander. Le Libertador souhaitait que les inculpés fussent pardonnes, mais un tribunal les condamna. Certains furent fusillés, d'autres, incarcérés. Santander fut condamné à mort, mais Bolivar commua sa peine en exil. «Ma générosité le défend», déclara-t-il.
Au début de l'année 1830, le représentant français à Bogota rendit visite au Libertador. Voyant l'air surpris du diplomate, Bolivar lui expliqua que sa maladie et son extrême maigreur «avec les jambes qui nageaient dans un large pan­talon de flanelle» étaient dues à la souffrance que lui produi­saient «mes concitoyens qui n'ont pas pu me tuer à coups de poignard et qui essayent maintenant de m'assassiner morale­ment par leur ingratitude et leurs calomnies. Quand je cesserai de vivre, ces démagogues se dévoreront entre eux, comme des loups, et l'édifice que j'ai construit avec des efforts sur­humains s'écroulera.»
Il avait à peine quarante-sept ans mais en paraissait soixante. Bien que de petite stature, il fut indomptable pendant plus d'un quart de siècle, luttant à cheval pour libérer cinq nations, avec l'unité latino-américaine pour idéal. Seuls les intérêts politiques et économiques de l'élite le poussèrent sur le sentier de la défaite....
Cette «dame» à laquelle fait référence l'un des complo­teurs contre Bolivar, s'appelait Manuela Saenz. Les histoires officielles, quand elles en parlent, la considèrent simplement comme la maîtresse de Bolivar. A la lecture de certains ma­nuels «éducatifs», la sensation demeure qu'elle était une «dé­voreuse» d'hommes. Une putain.
Manuelita, née à Quito, commença à affronter la société à l'âge de douze ans, quand elle descendait dans la rue avec les gens du peuple qui réclamaient l'indépendance en 1809. Elle se maria très jeune avec un riche commerçant anglais. Elle voyagea à Lima où elle passa une bonne partie de son temps en réunions politiques conspiratrices, chose inhabituelle pour une femme de cette époque. En 1821, elle participa au pro­cessus insurrectionnel, et se vit pour cela remettre la plus haute distinction en tant que patriote : «Chevalière de l'Ordre du Soleil».


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