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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
COUP D'ESSAI / COUP DE MAITRE,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Colour Temple (CD)
En 95, actif sur la scène musicale allemande depuis 1986, Vanden Plas déboule en bacs avec un opus qui fera date chez les amateurs de métal prog de haute volée, déjà rompus aux Dream Theater et (trop rares) consorts.Fruit d'un expérience scénique et d'une pratique bien rodée, cet album, le bien nommé "Colour Temple", joue immédiatement dans la cours des grands en imposant le style d'une fine équipe aux inlfuences musicales très hétéroclites, qu'elle désire faire converger en un prog métal mélodique, élaboré, inspiré, puissant, mais pas snob ni inutilement complexe. Avec "Father", le groupe assène d'entrée un titre rapide sans être démonstratif et apose sa patte inimitable, qui ne le quittera plus jamais. "Push" enfonce le clou, lui aussi rapide, sophistiqué. Les riffs de Stefan Lill sont précis et justes là où il faut, quand il faut. Le monsieur n'est pas un branleur de manche fou, mais tout en sachant se montrer extrêmement rapide, il sait surtout distiller la ponctualité du riff, envoyé là où ça fait mal. Ses collègues n'ont rien à lui envier : Andy Kuntz aux vocaux, impérial chanteur qui module la sensibilité à fleur de peau et la puissance quand il faut. Le frangin Lill, Andreas, fracasse ses fûts comme si son dernier jour était arrivé, et maîtrise bien les rythmiques atypiques, épaulé par un bassiste en béton, Torsten Reichert. C'est Gunter Wermo, aux claviers, qui enveloppe tout cela d'ambiances subtiles, atmosphériques, ou de "simples" lignes de piano à pleurer. "When The Wind Blows" continue dans la lancée, en mid/up tempo, confirmé par un "My Crying" lui aussi très inspiré. "Soul Survives", "Judas" et "Back To Me", dans la même veine, envoient de l'énergie à haute dose, dans une cavalcade pondérée de heavy prog mélodique classieux et épuré de toutes scories de démonstration technique... on garde le meilleur au service du feeling et on est emporté par la vague. Seuls "Anytime" et "How Many Tears" ponctuent cette déferlante. Le 1er est un titre à fleur de peau, qui à lui seul prouve que V. Plas n'est pas un groupe de bourins, mais bel et bien de musiciens sensibles et fins. Le second, "How Many Tears" (qui sera proposé plus tard en version acoustique et en version française), est un bijou au démarrage subtil, qui finit en explosion sonore magique. Un chef d'oeuvre brut d'un groupe "diamant brut", certes encore à tailler plus finement, mais avec déjà tous les atouts d'un grand. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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5.0 étoiles sur 5
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En 95, actif sur la scène musicale allemande depuis 1986, Vanden Plas déboule en bacs avec un opus qui fera date chez les amateurs de métal prog de haute volée, déjà rompus aux Dream Theater et (trop rares) consorts.Fruit d'un expérience scénique et d'une pratique bien rodée, cet album, le bien nommé "Colour Temple", joue immédiatement dans la cours des grands en imposant le style d'une fine équipe aux inlfuences musicales très hétéroclites, qu'elle désire faire converger en un prog métal mélodique, élaboré, inspiré, puissant, mais pas snob ni inutilement complexe. Avec "Father", le groupe assène d'entrée un titre rapide sans être démonstratif et apose sa patte inimitable, qui ne le quittera plus jamais. "Push" enfonce le clou, lui aussi rapide, sophistiqué. Les riffs de Stefan Lill sont précis et justes là où il faut, quand il faut. Le monsieur n'est pas un branleur de manche fou, mais tout en sachant se montrer extrêmement rapide, il sait surtout distiller la ponctualité du riff, envoyé là où ça fait mal. Ses collègues n'ont rien à lui envier : Andy Kuntz aux vocaux, impérial chanteur qui module la sensibilité à fleur de peau et la puissance quand il faut. Le frangin Lill, Andreas, fracasse ses fûts comme si son dernier jour était arrivé, et maîtrise bien les rythmiques atypiques, épaulé par un bassiste en béton, Torsten Reichert. C'est Gunter Wermo, aux claviers, qui enveloppe tout cela d'ambiances subtiles, atmosphériques, ou de "simples" lignes de piano à pleurer. "When The Wind Blows" continue dans la lancée, en mid/up tempo, confirmé par un "My Crying" lui aussi très inspiré. "Soul Survives", "Judas" et "Back To Me", dans la même veine, envoient de l'énergie à haute dose, dans une cavalcade pondérée de heavy prog mélodique classieux et épuré de toutes scories de démonstration technique... on garde le meilleur au service du feeling et on est emporté par la vague. Seuls "Anytime" et "How Many Tears" ponctuent cette déferlante. Le 1er est un titre à fleur de peau, qui à lui seul prouve que V. Plas n'est pas un groupe de bourins, mais bel et bien de musiciens sensibles et fins. Le second, "How Many Tears" (qui sera proposé plus tard en version acoustique et en version française), est un bijou au démarrage subtil, qui finit en explosion sonore magique. Un chef d'oeuvre brut d'un groupe "diamant brut", certes encore à tailler plus finement, mais avec déjà tous les atouts d'un grand. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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