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Au lendemain des attentats du 11 septembre aux États-Unis, l'ancien Premier ministre israélien, membre du Likoud, Benyamin Netanyahou, prononce un discours devant le Congrès américain sur le terrorisme international. Ces observations alimentent l'avant-propos de la nouvelle édition de cet ouvrage déjà publié en 1995.
Dès l'avant-propos, fidèle en cela à sa réputation de fin dialecticien, Benyamin Netanyahou annonce la couleur, sans éviter le messianisme ni la prédiction apocalyptique : "Nous avons été réveillés par un appel venu de l'enfer" ; "Ce qui est en jeu aujourd'hui, c'est rien moins que la survie de notre civilisation". Puis, sans rien renier de ses engagements – pro-américain, totalement anti-palestinien – l'ancien Premier ministre israélien dresse la genèse du terrorisme au cours de la décennie 80-90, à l'échelon national aussi bien qu'international, pour se faire le héraut de la démocratie. C'est là qu'il est le plus convaincant. Même s'il passe quasiment sous silence le rôle des États-Unis dans le soutien qu'ils ont apporté aux talibans dans leur lutte contre les Soviétiques en Afghanistan ou l'ambiguïté de la diplomatie américaine à l'égard de l'Arabie saoudite, à la fois soutien logistique et économique des réseaux terroristes islamistes et principal fournisseur de pétrole du monde occidental.
Pour le reste, sa thèse laisse pour le moins songeur... Le lecteur est en droit de s'interroger légitimement sur le caractère liberticide, belliciste et violemment anti-palestinien des réponses au combat contre le terrorisme qu'apporte Benyamin Netanyahou, qui s'exprime en tant que président de l'institut Jonathan – fondation chargée d'étudier le terrorisme et qui porte le nom de son frère mort à Entebbe en 1976 à la tête de forces israéliennes venues libérer des otages détenus à l'aéroport. Autre critique qu'on peut lui adresser : sa pratique de l'amalgame. Comparer nazisme, communisme, islamisme et terrorisme vaut-il raison ?
On le voit : derrière l'essai légitimement centré sur la lutte contre le terrorisme se cache un pamphlet, écrit, en ce qui concerne l'avant-propos, sous le coup de la colère et de l'émotion. À prendre avec beaucoup de précaution. --Yves Fraillont
Dès l'avant-propos, fidèle en cela à sa réputation de fin dialecticien, Benyamin Netanyahou annonce la couleur, sans éviter le messianisme ni la prédiction apocalyptique : "Nous avons été réveillés par un appel venu de l'enfer" ; "Ce qui est en jeu aujourd'hui, c'est rien moins que la survie de notre civilisation". Puis, sans rien renier de ses engagements – pro-américain, totalement anti-palestinien – l'ancien Premier ministre israélien dresse la genèse du terrorisme au cours de la décennie 80-90, à l'échelon national aussi bien qu'international, pour se faire le héraut de la démocratie. C'est là qu'il est le plus convaincant. Même s'il passe quasiment sous silence le rôle des États-Unis dans le soutien qu'ils ont apporté aux talibans dans leur lutte contre les Soviétiques en Afghanistan ou l'ambiguïté de la diplomatie américaine à l'égard de l'Arabie saoudite, à la fois soutien logistique et économique des réseaux terroristes islamistes et principal fournisseur de pétrole du monde occidental.
Pour le reste, sa thèse laisse pour le moins songeur... Le lecteur est en droit de s'interroger légitimement sur le caractère liberticide, belliciste et violemment anti-palestinien des réponses au combat contre le terrorisme qu'apporte Benyamin Netanyahou, qui s'exprime en tant que président de l'institut Jonathan – fondation chargée d'étudier le terrorisme et qui porte le nom de son frère mort à Entebbe en 1976 à la tête de forces israéliennes venues libérer des otages détenus à l'aéroport. Autre critique qu'on peut lui adresser : sa pratique de l'amalgame. Comparer nazisme, communisme, islamisme et terrorisme vaut-il raison ?
On le voit : derrière l'essai légitimement centré sur la lutte contre le terrorisme se cache un pamphlet, écrit, en ce qui concerne l'avant-propos, sous le coup de la colère et de l'émotion. À prendre avec beaucoup de précaution. --Yves Fraillont
Quatrième de couverture
Le terrorisme est et sera le fléau des années 2000, comme il fut celui des années 70. Mais il est désormais porteur de nouveaux dangers - menace chimique et bactériologique, puissance logistique et financière, réseaux implantés dans le monde entier - et d'une détermination que rien ne saurait fléchir, comme l'ont prouvé les attentats qui ont récemment endeuillé les États-Unis. Aujourd'hui plus que jamais, il importe, pour mieux le combattre, de comprendre les ressorts du terrorisme international. Quels buts politiques, idéologiques, économiques - poursuivent ses acteurs ? De quels moyens et de quels soutiens disposent-ils ? Doit-on craindre l'avènement d'un « terrorisme nucléaire » ? Depuis trente-cinq ans, Benyamin Netanyahou se consacre à la lutte antiterroriste. Fruit de l'action et de la réflexion, ce livre étudie les origines, les motivations et les développements futurs des groupes terroristes. Il présente en outre dix propositions concrètes pour faire échec à ce fléau et assurer la défense des sociétés occidentales sans restreindre les libertés individuelles. Parmi ces propositions : des sanctions contre les pays fournisseurs d'armes, le durcissement des législations nationales, des programmes de coopération policière, des mesures de rétorsion diplomatiques, économiques et militaires... Initialement publié en 1996, ce livre prophétique - il évoquait, cinq ans avant, l'hypothèse de la destruction du World Trade Center - est précédé d'un nouvel avant-propos de l'auteur.
Né le 21 octobre 1949 à Tel Aviv, Benyamin Netanyahou a été Premier ministre de l'État d'Israël de 1996 à 1999. Ancien élève du MIT (Massachusetts Institute of Technology), il a dirigé une unité d'élite antiterroriste de 1967 à 1972, puis été tour à tour ambassadeur d'Israël à l'ONU (1984-88), vice-ministre des Affaires étrangères (1988-91), vice-Premier ministre (1991-92). Depuis 1976, il anime l'Institut Jonathan, une fondation qui étudie le terrorisme sous toutes ses formes.