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5.0 étoiles sur 5
Un album essentiel, 19 février 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Come On Die Young (CD)
Come On Die Young est le plus abouti et le plus cohérent des albums de Mogwai à ce jour. Le groupe ne se contente pas de se reposer sur les recettes utilisées dans Young Team (en gros, alternance calme/tempête quasi-silence/bruit blanc) mais va plus loin en proposant douze morceaux exceptionnels qui entérinent définitivement la grande classe du groupe. Citons ainsi Christmas Steps et Ex-Cowboy bien sûr, les deux morceaux de bravoure (9 minutes chacun) du disque, mais comment ne pas succomber aux autres titres, qui ne comportent aucune faiblesse. Arpèges de guitares interlacées qui se font menaçants puis s'égarent en digressions psychédéliques, notes de piano fantomatiques propices aux expérimentations les plus diverses, vraies chansons pop, autant d'éléments qui imposent Mogwai comme l'un des groupes à guitare les plus importants de ce début de siècle.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Sensations nouvelles pour probablement l'album le plus réussi de Mogwaï, 5 décembre 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Come On Die Young (CD)
« CODY » est probablement le meilleur album de Mogwaï. C'est en tout cas celui qui définit le mieux la musique du groupe, son essence et son pouvoir, celui qui correspond le mieux à sa propre identité et qui justifie à lui seul la légitimité de Mogwaï à occuper cette place si spéciale sur l'échiquier du rock indie actuel. Les premiers efforts des écossais (les stupéfiants « Young Team » et « Ten Rapid »), aussi impressionnants soient-ils, se contentaient allègrement de poursuivre les explorations des formations happées par ce qu'on avait coutume de nommer à l'époque le post-rock (ce fameux genre musical où les guitares sont utilisées pour en extraire des textures sonores plutôt que des riffs), formations souvent dignes héritières des guitares sauvages de Sonic Youth ou My Bloody Valentine. Les albums suivants (de « Rock Action » à « Mr Beast ») sont de haute volée, méritent tous au moins 4 étoiles, mais s'éloignent légèrement de la qualité homogène de « CODY » et de l'identité première du groupe. Avec « CODY », Mogwaï ne se contente plus d'alterner ambiances atmosphériques stagnantes et déluges soniques au sein d'un morceau, mais livre avec merveille un long crescendo sur la durée de l'album, montée progressive qui aboutit au morceau de bravoure Christmas Steps, où les guitares se font caressantes au début, rageuses et insoumises ensuite. Puis le calme revient, la boucle est bouclée, et elle est magnifique ! Et puis, tout au long de l'album, c'est la définition d'un propre style musical, jamais entendu auparavant : on est complètement perdus, et on ne fait plus confiance à nos sens. On ne sait plus si les guitares sont lourdes ou légères, si la musique est un murmure au creux de l'oreille ou une vive colère qui éclate au bout de tant de tension accumulée, si l'on ressent le doux souffle de la neige ou un malaise presque cauchemardesque... Comme si nous étions en pleine phase de sommeil paradoxal : au calme et en même temps très agités. A la fin de l'album, on va jusqu'à se demander si ce que propose Mogwaï ne tient pas plutôt du post-punk (ce qui vient après la révolte, c'est-à-dire la désillusion), car finalement rien n'explosera vraiment. Mogwaï est peut-être tout simplement le seul groupe de post-punk-rock qui existe au monde.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Monumental, 6 octobre 2010
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Comment peut-on oser sortir un tel album? Après un premier disque aussi osé que réussi, le groupe publie un "Come On Die Young" qui ressemble fort à un suicide commercial en bonne et due forme. On ne trouvera dans cet album pas la moindre trace de légèreté. Que les choses soient bien claires, cet album est difficilement supportable jusqu'au bout et il est tout autant insupportable d'en abréger l'écoute. Le ton est donné dès le premier morceau "Punk Rock" où un arpège de guitare mélancolique accompagne un enregistrement d'interview d'Iggy Pop. Les morceaux se suivront les uns après les autres, lourds, massifs, souvent lents et infiniment tristes. Basse et batterie sont omniprésentes et mises en avant de façon surprenante sur l'enregistrement, accompagnées de guitares aux mélodies simples et répétitives, en prenant soin de créer une ambiance de plus en plus tendue, de flirter avec le point de rupture le plus longuement possible. Certains morceaux, principalement dans la première partie de l'album n'explosent ainsi jamais ("Helps Both ways", "Year 2000...", "Kappa"...)et on se demande par quel tout de passe-passe, Mogwai arrive à faire décoller des morceaux aussi ralentis, lourds et massifs. D'autres morceaux ("May Nothing...","Ex-Cowboy", "Xmas Steps")ne se contentent pas de créer un climat tendu et malsain et permettent au groupe de faire imploser les mélodies et de peindre musicalement un étonnant champ de ruines. Ceux qui auront survécu à de telles attaques auront encore fort à supporter avec des morceaux aussi mélancoliques que "Oh! How the Dogs...", "Chocky", ou "Puff Daddy/ Antichrist" qui placés en seconde partie d'album, finiront de les achever. Pas de single, pas de mélodies particulières, morceaux aux formats inattendus, on a l'impression d'entendre la Bande Originale d'une dépression. Et je me demande encore pourquoi j'en redemande toujours autant. Peut-être parce que seule la tristesse permet d'aboutir à autant de beauté musicale...?
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