"Come out and play", paru en 1985, est le dernier album des Twisted Sister avec du mordant. L'album suivant, "Love is for suckers", n'étant qu'à moitié réussi, à mon avis.
La pochette ne parait pas intéressante si l'on ne sait pas que sur l'édition vinyle, la bouche d'égout s'ouvrait pour en laisser sortir un Dee Snider tout dépenaillé. Culte !
Dès le titre éponyme qui sert d'introduction à l'album, ça démarre fort. Un des titres speed de l'album, qui en présente deux autres : "Kill or be killed" et "The fire still burns" (ce dernier fut repris par le groupe de Black Metal Cradle of Filth, ça en dit long sur son côté agressif). L'improbable reprise du "Leader of the pack" des Shangri Las est un petit délice. "Be chrool to your scuel" (qui est en fait Be cruel to your school mais Dee Snider est un petit malin) voit une pléthore d'invités prestigieux se joindre à nos soeurs peinturlurées : Alice Cooper, Brian Setzer, Clarence Clemons et Billy Joel, excusez du peu ! Ce titre est un gros délire !
Notons encore un "Out on the streets" et un "I believe in rock n'roll" très efficaces.
La ballade "I believe in you" est plus anecdotique mais l'exercice est bien rattrapé par le bonus track "King of the fools".
Toujours dans la provocation, à l'époque où l'on commençait à voir fleurir les stickers «parental advisory» sur les pochettes d'albums, les Twisted Sister s'étaient eux-mêmes apposés une annotation "Humor" sur cet album qui disait en substance : « Ce disque contient des paroles qui requièrent le sens de l'humour. Si vous n'en avez pas, ne l'écoutez pas ». Un bon pied de nez aux intégristes du PMRC. Il faut savoir que Dee Snider a toujours été en première ligne des défenseurs de la liberté artistique aux Etats Unis contre ces ligues conservatrices bien-pensantes qui cherchaient à rendre le rock responsable de tous les maux de la jeunesse américaine. Qu'il en soit remercié!