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C'en est fini de l'enfant terrible du rock français. Jean-Louis Aubert s'est assagi, Toutefois sa verve musicale n'en reste pas moins habitée par un léger vent de révolte. Et ça, c'est vraiment lui. Au menu : des chroniques, des tranches de vie et des coups de gueule sublimées par une plume débridée. Quelques mélodies percutantes naviguent çà et là entre une pop soignée ("L'Essentiel", "Là"), un rock sage ("Changer d'avis"), et des bribes de sonorités électro ("Comme un accord"). Ici, la musicalité se veut plus ambitieuse, voire plus essentielle. Car pour ce cinquième album, Jean-Louis Aubert a fait appel à la crème des producteurs, Renaud Létang himself (Manu Chao, Alain Souchon et Sergent Garcia). Et le résultat est tout simplement jouissif. --Valérie Dupouy
Compact
(Rock). Je me suis mis à nu, au bord de la grande scène...... Demblée, tout est dit : le Aubert millésimé 2001 est plus perso, plus replié sur lui-même. Plus proche aussi de son instrument de prédilection : la guitare. Une guitare sèche pour un album tout sauf aride, même si la première écoute est trompeuse et laisse perplexe quant à ce qui aurait pu être son éventuel manque de volume sonore. Et puis, les paroles laissent des traces, de petites particules de vie... Chaque minuscule pièce du puzzle prend de la dimension, lensemble se met à vivre et se matérialise au final un très beau disque, sans doute plus risqué que ne le pense son auteur, Aubert, et son alter-ego, Jean-Louis (car lessentiel cest toi, surtout noublies pas ça...).
Platine
On pardonnerait bien de choses à Jean-Louis Aubert : la naïveté de ses textes, ses dérapages vocaux, comme ses tendances démagogiques, tant chacun de nous garde une tendresse particulière pour le charismatique leader de Téléphone. Aussi et surtout, parce que rares sont les ex-"Enfants du Rock" à avoir conservé cette dégaine fragile, cette simplicité non feinte, cette spontanéité de composition et cette fraîcheur dans l'écriture, si propres aux adolescents.
C'est pour cette raison sans doute, qu'il demeure un véritable monument du rock français, y compris pour des milliers de lycéens, qui n'ont sans doute pas connu le groupe phare des années 80, mais que leur jeune âge n'empêche pas d'idolâtrer Aubert, au même titre que Noir Désir : un net avantage que devrait conforter ce cinquième album solo produit par le talentueux Renaud Letang (Souchon, Manu Chao, Sergent Garcia) et habillé d'un joli visuel signé Mondino, tant celui-ci regorge de morceaux à l'énergie communicative, habilement construits et d'une grande efficacité rythmique.
En bref, dignes de devenir de véritables hymnes fédérateurs pour plusieurs générations, au même titre que "La Bombe humaine" ou "Un autre monde". Entre autres tubes potentiels, on mise sur l'euphorisant "L'Amour", "Milliers, millions, milliards" ou le révolutionnaire "Alta Gracia". Que les petits princes du rock français, de Raphaël à Saez, se le disent : le roi Aubert n'est pas mort. Loin de là...
C'est pour cette raison sans doute, qu'il demeure un véritable monument du rock français, y compris pour des milliers de lycéens, qui n'ont sans doute pas connu le groupe phare des années 80, mais que leur jeune âge n'empêche pas d'idolâtrer Aubert, au même titre que Noir Désir : un net avantage que devrait conforter ce cinquième album solo produit par le talentueux Renaud Letang (Souchon, Manu Chao, Sergent Garcia) et habillé d'un joli visuel signé Mondino, tant celui-ci regorge de morceaux à l'énergie communicative, habilement construits et d'une grande efficacité rythmique.
En bref, dignes de devenir de véritables hymnes fédérateurs pour plusieurs générations, au même titre que "La Bombe humaine" ou "Un autre monde". Entre autres tubes potentiels, on mise sur l'euphorisant "L'Amour", "Milliers, millions, milliards" ou le révolutionnaire "Alta Gracia". Que les petits princes du rock français, de Raphaël à Saez, se le disent : le roi Aubert n'est pas mort. Loin de là...
Critique
La photo de pochette reste suffisamment énigmatique pour que l’on s’interroge sur la guitare en surimpression (l’homme, plus important que le musicien ?), et sur l’attitude presque christique du chanteur. Tout du moins prêt à rendre les armes.
u000d Donc, ces temps-ci, Aubert ne va pas très bien, un peu en Corse, un peu seul, un peu perdu dans des fêtes très alcoolisées avec les amis formateurs (Kolinka et Bertignac), mal à l’aise dans la gestion des antagonismes. Alors, il se confie pour la première fois à un producteur (Renaud Létang a travaillé avec Manu Chao ou Alain Souchon), et offre des vacances au batteur de toujours (Kolinka est remplacé par Fabrice Moreau, demi-frère de Patrick Bruel).
u000d Assez paradoxalement, cet abandon de contrôle ouvre la porte à des chansons introspectives, dominées par les sonorités acoustiques (quelques touches d’electro, ici ou là), et nourries de petits choses, des observations impressionnistes, un soupçon de colère adolescente, et ces faits sans importances qui construisent une vie. L’ensemble baigne dans une atmosphère retenue qui peut désarçonner (tout cela ne fait pas beaucoup de bruit, tout de même), puis intriguer, puis séduire. Pas de tubes au programme, mais pas mal de déchirures.
u000d Demain, Aubert s’embarquera dans l’une des tournées pléthoriques dont il a le secret. Et demain, forcément, cela ira mieux.
u000d
Christian Larrède - Copyright 2012 Music Story
u000d Donc, ces temps-ci, Aubert ne va pas très bien, un peu en Corse, un peu seul, un peu perdu dans des fêtes très alcoolisées avec les amis formateurs (Kolinka et Bertignac), mal à l’aise dans la gestion des antagonismes. Alors, il se confie pour la première fois à un producteur (Renaud Létang a travaillé avec Manu Chao ou Alain Souchon), et offre des vacances au batteur de toujours (Kolinka est remplacé par Fabrice Moreau, demi-frère de Patrick Bruel).
u000d Assez paradoxalement, cet abandon de contrôle ouvre la porte à des chansons introspectives, dominées par les sonorités acoustiques (quelques touches d’electro, ici ou là), et nourries de petits choses, des observations impressionnistes, un soupçon de colère adolescente, et ces faits sans importances qui construisent une vie. L’ensemble baigne dans une atmosphère retenue qui peut désarçonner (tout cela ne fait pas beaucoup de bruit, tout de même), puis intriguer, puis séduire. Pas de tubes au programme, mais pas mal de déchirures.
u000d Demain, Aubert s’embarquera dans l’une des tournées pléthoriques dont il a le secret. Et demain, forcément, cela ira mieux.
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Christian Larrède - Copyright 2012 Music Story
Description du produit
Si Comme un accord, la chanson qui ouvre ce sixième album de Jean-Louis Aubert d'aussi tonitruante manière ne fait pas un carton en France, on pourra affirmer que tout est fichu. A son écoute, on convient que l'ex-chanteur de Téléphone, qui n'a plus rien à prouver à personne si ce n'est à lui même, reste un sacré faiseur dès qu'il s'agit d'installer une tournerie en trois accords. De ses racines rock, Aubert a conservé un sacré doigté et il sait agencer les couplets comme peu en France, tout en ménageant ses effets pour propulser le refrain dans les haut-parleurs. Cette sélection enregistrée en majeure partie dans son propre studio et arrangée par Renaud Letang brille, en plus de la chanson-titre, par des ballades sans filet (Alter ego, Les Petits Riens), du rock sans casque pourtant souterrain (Changer d'avis) et des hommages à peine déguisés aux héros de légende (Voyager en soi-même, à la Lennon). Poète des maux et des pertes, Aubert n'est pas aussi lettré que certains qui n'ont pas son charisme, mais il décrit les tracas de l'amour, ces fracas immuables, en connaisseur. « J'ai essayé de négocier, maintenant je suis fatigué », insiste-t-il dans Changer d'avis : comme le reste de l'album, cette chanson dresse un constat sans jamais donner de leçon, ce qui, par ces temps si courts, invite plus au respect qu'à la complaisance.