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Commentaires client les plus utiles
5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5
Mini livre et maxi titre,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Comme le fantôme d'un jazzman dans la station Mir en déroute (Broché)
Surprise, le nouveau roman de Dantec ne fait que 211 pages, bien peu pour l'écrivain qui nous a habitué à nous taper des pavés de 500 ou 800 pages. Remarquons que pour compenser la minceur relative du livre, il n'a pas lésiné sur la longueur du titre ! Dans un interview l'auteur explique que ce livre tout juste paru, date en fait de 1996, époque où ce n'était qu'un embryon de nouvelle destinée à un ouvrage collectif de la Série Noire qui n'a jamais vu le jour. Remaniée et achevée, celle-ci est devenu ce bouquin.
Un couple en cavale contaminé par un neurovirus se retrouve en liaison mentale avec la station Mir et l'âme du fameux saxophoniste de jazz Albert Ayler décédé tragiquement en 1970. Le sacrifice de leur « moi » virtuel sauvera les vies des locataires de la station spatiale et rendra la liberté à l'âme torturée du jazzman assassiné. Comme on le voit, le titre du roman qui paraissait ésotérique résume bien le propos. Nous retrouvons là l'univers et les thèmes chers à Dantec, les drogues les plus invraisemblables, les altérations du cerveau, les technologies modernes, le cyberspace, religions et mysticisme. L'écrivain a réussi à se créer un style et surtout une niche complètement personnelle, sorte de mariage entre la SF de Philip K Dick et le polar noir des grands maîtres. Parfois c'est génial, d'autres fois nul à chier ce que j'avais stigmatisé pour son avant dernier livre Artefact. Cette fois le roman est réussi sans atteindre des sommets, l'écriture est aérée et légère, l'intrigue « simple » si je puis dire, tout étant relatif quand on parle de Maurice G. Dantec. « Apocalypse ne signifie évidemment pas « fin-du-monde-catastrophe généralisée, etc. », le mot signifie au contraire la révélation de la présence divine dans le monde. Cette phase est au contraire l'issue de la phase précédente, celle que nous vivons, l'ère que les indous nomment Kali Yuga, l'âge de la destruction, c'est-à-dire du changement, l'âge des mutations irréversibles. En Chinois « crise » et « changement » ne sont qu'un seul et même concept, les Grecs aussi avaient pressenti que les évolutions se traduisaient par des ruptures douloureuses. » Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Pourquoi faire la fine bouche ?,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Comme le fantôme d'un jazzman dans la station Mir en déroute (Broché)
Alors, ce nouveau Maurice G. Dantec ?
Il divise ce Comme le fantôme d'un jazzman dans la station Mir en déroute (ouf !) : à peine sorti, les journalistes ironisaient sur sa taille ' fini les gros pavés et place au format plus court avec un retour au source des romans ayant fait son succès : courses poursuites, néo-polar, cyberpunk... et encore, ce texte serait à l'origine une vieille nouvelle retravaillée par l'auteur pour le compte de son éditeur : genre, l'inspiration serait en berne et Dantec obligé de faire ses fonds de tiroirs. Pourtant, en l'état, le bouquin est un petit bijou : de ce genre de livre qu'on est vraiment content d'avoir acheté... tout commence par un braquage dans une Poste par deux jeunes adultes en cavale. Du polar ? On croit, jusqu'au moment où l'on découvre qu'ils souffrent d'une maladie les ayant conduit en zone de quarantaine et dont ils se sont échappés. Une maladie les ayant rendus supérieurs : plus intelligents, analytiques et forts dans leur esprit. Mais où se trouve-t-on ? Dans un futur proche : sans soute dans une cinquante d'années... et comme de juste avec Dantec, il y a près d'une idée géniale par page. Tout est plausible, la géographie des fuites aussi : on part de France, ligne C du RER parisien et on vole jusqu'en Afrique. Mais un bouquin de Dantec ne serait pas de lui sans une dose de logos chrétien, Verbe performateur, apparition d'un Ange, ancien jazzman, de magie kabbalistique ou de délires autour de l'ADN et des rêves aborigènes. On sort de cette lecture émerveillé, comme des gosses qui auraient passé la journée dans une salle d'arcade à tester tous les jeux en même temps. Et tout ça avec un style méchamment ironique, du langage oral qui tient la route à l'écrit et un sens de la démesure neuronale réjouissant. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Intéressant mais peu original,
Par Marco Herreras (Spain, Europe) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Comme le fantôme d'un jazzman dans la station Mir en déroute (Broché)
Un an après le fiasco d' Artefact, on tombe sur une nouvelle de Dantec; pas de recueil d'histoires plus ou moins courtes, et pas non plus de long roman, comme d'habitude, mais une nouvelle de 200 pages. On est tenté de présumer la pression des éditeurs, lui forçant à écrire quelquechose de court cette fois-ci, car Dantec aurait été bien capable de produire "un autre Dantec de 800 pages" en un an.
On retrouve tout l'attrezzo dantéquien: Un homme et une femme plus jeune, atteinte d'une "maladie", fuyant un état totalitaire, qui condamme tout ce qu'il perçoit comme danger potentiel, y compris les succésseurs de l'homo sapiens sapiens; une France, une Europe et une planète devenues métaphore physique des pires cauchemards utopiques d' Orwell, Dick ou Anders, en proie à l'absurde; l'ADN bioluminescent; la musique; des cimetières de voitures; des centrales électriques banlieuesardes; le Verbe créateur sous-tendant tout, la litérature Patristique; les gadgets cyberpunk... Cependant, là où chacun de ces thèmes chers à Dantec auraient pris bien de pages dans ses ouvrages précédants, citations incluses, et agaçant sans doute bon nombre de lecteurs, c'est à peine s'ils sont mentionnés au passage de la fuite des héros qui est racontée dans "Comme le fantôme...", et ceci sous une narration en première personne qui fait parfois penser à ses anciens héros Darquandier et Kernal... C'est ceci qui rend possible lire d'un trait "Comme le fantôme...", en revenant toutefois en arrière dans l'inévitable morceau que certains qualifieront sans doute de charabia pseudo-mystique, mais qui sert sans doute à distinguer Dantec des écrivains de polars au nom aussi anglophone qu'anonyme. On distinguera aussi au passage l'univers de "Comme le fantôme...", qui prend place dans un quelque peu étrange début du Troisième Millénaire, où l'argent est quasiment devenu électronique, de même que les cartes d'identité, mais la Station Mir évolue toujours, ainsi que la Station Alpha, jamais devenue ISS, et le 11 Septembre (la MIR a aussi été détruite en 2001) n'a jamais -ou pas encore- eu lieu. En conclusion, bonne lecture. Du Dantec condensé à l'extrème. Son seul défaut est d'être peu original pour ceux qui ont lu ses autres ouvrages. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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