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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5
Mini livre et maxi titre, 3 avril 2009
Surprise, le nouveau roman de Dantec ne fait que 211 pages, bien peu pour l'écrivain qui nous a habitué à nous taper des pavés de 500 ou 800 pages. Remarquons que pour compenser la minceur relative du livre, il n'a pas lésiné sur la longueur du titre ! Dans un interview l'auteur explique que ce livre tout juste paru, date en fait de 1996, époque où ce n'était qu'un embryon de nouvelle destinée à un ouvrage collectif de la Série Noire qui n'a jamais vu le jour. Remaniée et achevée, celle-ci est devenu ce bouquin.
Un couple en cavale contaminé par un neurovirus se retrouve en liaison mentale avec la station Mir et l'âme du fameux saxophoniste de jazz Albert Ayler décédé tragiquement en 1970. Le sacrifice de leur « moi » virtuel sauvera les vies des locataires de la station spatiale et rendra la liberté à l'âme torturée du jazzman assassiné. Comme on le voit, le titre du roman qui paraissait ésotérique résume bien le propos. Nous retrouvons là l'univers et les thèmes chers à Dantec, les drogues les plus invraisemblables, les altérations du cerveau, les technologies modernes, le cyberspace, religions et mysticisme. L'écrivain a réussi à se créer un style et surtout une niche complètement personnelle, sorte de mariage entre la SF de Philip K Dick et le polar noir des grands maîtres. Parfois c'est génial, d'autres fois nul à chier ce que j'avais stigmatisé pour son avant dernier livre Artefact. Cette fois le roman est réussi sans atteindre des sommets, l'écriture est aérée et légère, l'intrigue « simple » si je puis dire, tout étant relatif quand on parle de Maurice G. Dantec.
« Apocalypse ne signifie évidemment pas « fin-du-monde-catastrophe généralisée, etc. », le mot signifie au contraire la révélation de la présence divine dans le monde. Cette phase est au contraire l'issue de la phase précédente, celle que nous vivons, l'ère que les indous nomment Kali Yuga, l'âge de la destruction, c'est-à-dire du changement, l'âge des mutations irréversibles. En Chinois « crise » et « changement » ne sont qu'un seul et même concept, les Grecs aussi avaient pressenti que les évolutions se traduisaient par des ruptures douloureuses. »
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5 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5
DOMMAGE, CA COMMENCAIT SI BIEN..., 8 février 2009
J'ai arrêté de lire Maurice G. Dantec quand ses bouquins ont commencé à peser plus de trois kilos. Et qu'il s'est mis en tête de nous expliquer sa vision quasi nihiliste du monde. A savoir après le très bon BABYLON BABIES. Jusqu'ici Dantec nous servait ses obsessions socio-psycho-géopolitiques au travers d'intrigues bien ficelées, et d'une écriture boostée aux amphétamines (LES RACINES DU MAL, à lire d'urgence !). Ensuite, il est entré dans une phase de délayage, à mon sens difficilement supportable, pour qui n'est pas un fanatique du romancier.
COMME UN FANTOME fait 210 pages. Une aubaine ! Les premières pages augurent du meilleur, rappelant la verve réaliste de Jean Patrick Manchette, avec ce couple échappé d'un centre de rétention sanitaire, enchaînant les petits hold-up, semant habilement la police par un jeu de piste et d'identités piratées, passant les frontières, avec en ligne de mire, les plages ensoleillées et un bon paquet de fric.
Et puis, mine de rien, arrivent des mots qui résonnent à notre esprit comme faisant partie intégrante de l'oeuvre de Dantec, des mots comme neurovirus, codex, code fractal, transvector gamma, et bien sûr... chaos, son mot préféré ! Et là, on abandonne le polar d'anticipation, la fuite, la traque, pour plonger dans des univers parallèles, où il est question de saxophoniste traînant dans les limbes, et de station Mir en déroute, le tout étant bien sûr lié au destin de notre couple de fuyards. Le problème c'est que le rythme du livre en prend un coup. On se surprend à sauter des lignes (sans que cela change grand chose) notamment dans l'épisode d'Abidjan, où Dantec nous développe en 40 pages (soit 20% du bouquin !) une bagarre sur le port entre nos héros et deux dealers rabajoies.
Au final, c'est l'ennui qui nous gagne, l'impression de s'être fait avoir, que Dantec, à l'image de ses héros, a voulu semer le lecteur dans un dédale cosmico-mystico-politico-futuriste, du genre l'univers entier tient dans un cerveau humain et vis et versa, à moins que cela soit le contraire... peu importe, cela n'a, hélas, pas beaucoup d'importance.
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3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Un Dantec "hors timing", 3 février 2009
Petite remarque pour les lecteurs précédents qui ont laissé leur commentaire et qui s'étonnent pour l'un de retrouver un Dantec pré-Villa Vortex et pour l'autre un Dantec de 200 pages.
D'après Dantec lui-même, Comme le fantôme... est en fait une nouvelle qu'il avait écrite avant 2001 pour figurer dans un recueil de nouvelles. Or celui-ci n'a jamais vu le jour et Maurice G. Dantec n'avait d'ailleurs pas fini d'écrire sa nouvelle. Ce n'est que récemment qu'il l'a reprise et complétée, à l'initiative en effet de son éditeur.
Ceci explique donc cela ;)
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