Mon préréré avec The band Wagon. Ici Minnelli réussit ce tour de force de respecter les règles du grand mélodrame hollywoodien en le parfumant d'un peu beaucoup de Miller (Henry bien sûr) : l'écrivain torturé, l'alcoolique joueur, la prostituée sacrifiée, l'intellectuelle bienveillante aux péchés des artistes, etc. Et Sinatra est exceptionnel. Si la vision de la petite bourgade étasunienne n'a rien de très originale, elle n'en est pas moins parfaitement réussie, comme cadre aux passions torturées, tout aussi bien par l'absence de passions d'ailleurs, qui va ordonner ce drame implacable.