Dorothy Parker n'a pas le regard cynique de ses contemporains comme Fitzgerald mais je pense que son univers romanesesque se rapprocherait plus du coté d'Edith Warton, notamment, le très beau texte "La récompense d'une mère" (cf, la nouvelle Lolita). C'est une écriture subjective,d'une grande sensibilité. Dorothy Parker a de l'empathie, elle aime ses personnages de papier.Elle décrit l'univers de la femme avec finesse, ses hésitations, ses désilluisions, et ses coquetteries (cf la nouvelle "La permission": la jeune épouse d'un militaire se fait toute belle pour son mari et même si c'est pour une miette de temps. Elle se confie à une amie et conclut" Non ne dis pas çà. Je sais que ça n'a pas duré bien longtemps.Mais si tu savais comme c'était bien"). Ainsi le verbe claque comme un coup de trique. Je qualifierai les textes de la grande nouvelliste américaine de "comique- tragédie"." Comme une valse" peut être le plus spiritueux des recueils des nouvelles de Dorothy Parker. C'est une femme qui écrit dans l'atmosphère, les embruns de l'alcool et la fumée des cigarettes avec l'énergie du désèspoir.