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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Le monde entier est une scène !,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Comme une valse (Poche)
Série de nouvelles écrites dans les années 1930 et publiées en 1942 ; " Comme une valse " se savoure avec délectation .Impossible ici de résumer chaque nouvelle.De 2 à 10 pages ; c'est le même bonheur à chaque fois . Dorothy Parker manie l'ironie , le cynisme et l'humour avec talent . La bourgeoisie new-yorkaise est égratignée .... elle appuie là ou ça fait mal ! Des personnages grotesques , seuls face au vide de leur existence. " Suis-je le seul être vivant réveillé pendant que le reste de l'humanité est en train de dormir ? " " Et voilà que je suis immobilisée dans son étreinte pernicieuse depuis les 35 ans que dure cette valse ." " L'humilité est un décent hommage rendu à celui que le destin favorise , et susciter l'envie satisfait l'égo " " Mrs Hazelton avait une odeur d'après-midi d'été au paradis ... " Quelques phrases extraites de ces nouvelles qui me semblent illustrer les idées forces de l'auteure. Dorothy Parker 1893-1967 , poétesse et chroniqueuse New Yorker américaine. Elle est distinguée par ses critiques acerbes de la société mondaine du XX ième siècle. Victime du Maccarthysme , elle mourra dans l'oubli après plusieurs tentatives de suicides. Je vous invite à lire ces nouvelles qui mêlent cynisme , tendresse et compassion . Pas de doute , Dorothy Parker joue dans la cour des Grands ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
De la légèrté, de la frivolité et du champagne,
Par ullahmiah (paris) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Comme une valse (Poche)
Dorothy Parker n'a pas le regard cynique de ses contemporains comme Fitzgerald mais je pense que son univers romanesesque se rapprocherait plus du coté d'Edith Warton, notamment, le très beau texte "La récompense d'une mère" (cf, la nouvelle Lolita). C'est une écriture subjective,d'une grande sensibilité. Dorothy Parker a de l'empathie, elle aime ses personnages de papier.Elle décrit l'univers de la femme avec finesse, ses hésitations, ses désilluisions, et ses coquetteries (cf la nouvelle "La permission": la jeune épouse d'un militaire se fait toute belle pour son mari et même si c'est pour une miette de temps. Elle se confie à une amie et conclut" Non ne dis pas çà. Je sais que ça n'a pas duré bien longtemps.Mais si tu savais comme c'était bien"). Ainsi le verbe claque comme un coup de trique. Je qualifierai les textes de la grande nouvelliste américaine de "comique- tragédie"." Comme une valse" peut être le plus spiritueux des recueils des nouvelles de Dorothy Parker. C'est une femme qui écrit dans l'atmosphère, les embruns de l'alcool et la fumée des cigarettes avec l'énergie du désèspoir.
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