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9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Passion,
Par Latour07 (Paris, France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Comment on écrit l'histoire (Poche)
J'ai beaucoup aimé ce bel ouvrage en classe de prépa. L'histoire est une construction d'événements. Sont-ils liés ? En quoi l'événement peut-il être différentié ? Quelle est alors la signification du non-différentié ? L'intrigue dans l'histoire, la causalité sont également à dégager dans le travail de l'historien. Le premier devoir de l'historien est d'établir la vérité et le second est de faire comprendre l'intrigue aime à préciser Paul Veyne. C'est en cela que l'objectivité de l'historien rejoint la norme du vrai.Ce livre est jubilatoire et de nécessaire lecture pour comprendre et analyser la valeur d'un travail d'historien dans cette / sa double exigence de vérité et d'intelligence. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Le David aixois?,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Comment on écrit l'histoire (Poche)
Il n'y a qu'à lire le commentaire qu'a fait Michel de Certeau dans la revue les Annales de cet ouvrage pour le moins acide lors de sa parution au tout début des annés 1970: l'impérieuse nécessité d'objectivité mystifie l'historien devant son propre ouvrage s'il n'accepte pas en même temps d'assumer le désir qu'il y porte. C'est la thèse principale que Veyne développe, qui aurait gagné à une diffusion plus saine si l'auteur avait soustrait de son projet les trop nombreuses affirmations péremptoires selon lesquelles l'histoire n'est pas une science, et qu'il est et sera toujours vain de lui attribuer quelque fondement scientifique. Jugements que déplore bien entendu l'homme-orchestre Certeau même s'il loue finalement la démarche libératoire permise par l'ouvrage dans son ensemble: à tant de contraintes "académiques", l'historien doit pouvoir opposer l'ultime plaisir résidant dans la gravité que suppose une restitution d'espaces-temps par le truchement de l'écriture. D'une lecture parfois déconcertante mais dans le fond profondément jubilatoire, à n'importe quelle étape du métier, le livre d'épistémologie que propose Paul Veyne est en cela un classique. Reste que le rapport à la vérité historique a parfois été sacrifié sur l'autel du texte-fiction, aspect que ne manqueront pas d'éclaicir Michel de Certeau (1975) et Paul Ricoeur (1983). Encore eut-il fallu que l'ouvrage de Veyne ait vu le jour au préalable!
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Contre une épistémologie de l'histoire?,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Comment on écrit l'histoire (Poche)
L'histoire n'est pas une science, il n'y a pas d'objectivité et la sociologie est une histoire qui s'ignore. L'histoire n'est pas autre chose qu'une intrigue (un peu comme un roman) reconstruite a posteriori avec un fil directeur, c'est cela que l'auteur nomme avec le néologisme de "rétrodiction".Voilà en substance les thèses défendues par Paul VEYNE avec style et brio, en étant très facilement lisible et compréhensible. Mais on ne peut s'empêcher de penser qu'il participe au nihilisme ambiant qui voudrait qu'il n'y ait point de savoir dans les sciences humaines mais seulement des subjectivités, des auteurs exprimant des opinions sous le masque d'une "science" indigne de ce nom. Il est certain que si on adhère à l'idée que l'histoire n'est pas un savoir, ni une science, il n'y a aucune épistémologie à élaborer à son sujet sauf à dire justement qu'elle n'est pas une science. Bien que la lecture de l'essai soit stimulante et recommandable, il est permis de ne pas être d'accord avec l'auteur et de lui opposer Henri-Irénée MARROU qui soutient la thèse inverse avec au moins autant de talent (De la connaissance historique). L'ensemble de ces deux ouvrages paraissent indispensables pour répondre à la question de savoir quelles sont les méthodes de l'historien et plus généralement du chercheur dans les sciences humaines (désolé pour le terme "science" qui semble déjà affirmer ce qu'il y a à prouver mais c'est bien la dénomination en vigueur à l'heure actuelle! --- sans doute un paradoxe à méditer). Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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