Extrait
Extrait de l'avant-propos
Il fait chaud pour la saison...
Quel temps de chien, on ne croirait pas qu'on est en juin !
Banales, ces petites phrases qu'on lance spontanément en croisant son gardien ou son voisin ? OK banales, mais pas inutiles. Ces quelques mots créent le contact, diffusent un peu de chaleur, même s'ils n'engagent ni celui qui les prononce ni celui qui les entend. Cette forme de conversation, on l'appelle le small talk.
Voici quelques décennies, tout le monde se connaissait dans les villages, dans les quartiers. Aujourd'hui, il arrive que des voisins de palier ne se rencontrent jamais. Et s'ils se rencontrent, à peine osent-ils grommeler un timide «bonjour» en regardant le bout de leurs chaussures. Ceux-là même n'hésitent pas cependant à châtier sur le net pendant des heures, échangeant des confidences avec de parfaits inconnus. Paradoxe de la civilisation du XXIe siècle !
Seules de grandes émotions communes libèrent les esprits et les langues et font tomber les barrières du conformisme. La victoire de l'équipe de France de football à la coupe du monde en 1998, ou les attentats du 11 septembre 2001 en sont des témoignages.
Dans une société où l'individualisme se développe, où la solitude fait des ravages, particulièrement chez les personnes âgées, le small talk est une marque de civilité. Certains se satisfont d'un cercle restreint. Mais d'autres souffrent de leurs difficultés de communication, pour des raisons privées ou professionnelles. Les mutations en province ou à l'étranger sont de plus en plus fréquentes, il faut à chaque fois s'intégrer à un nouveau groupe, prendre de nouveaux repères. Le small talk est un outil indispensable à l'intégration.
C'est d'ailleurs pour remédier à un évident défaut de communication que fut instaurée en France, en 1999, la fête des voisins. Aujourd'hui, cette institution à laquelle participent plusieurs millions de Français existe un peu partout en Europe, de Bruxelles à Porto, de Berlin à Rome, et même au Canada et en Ukraine.
Ne croyez pas cependant que le small talk soit un phénomène de mode. Cette «petite conversation» ne date pas d'hier. Montaigne a consacré l'un de ses Essais à «l'art de conférer». La Bruyère parle dans le chapitre un de ses Caractères «de la société et de la conversation». La petite conversation régnait dans les Salons littéraires du XVIIIe siècle, où brillaient les joutes oratoires des brillants esprits du siècle. Et Léon Tolstoï citait, dans son oeuvre Anna Karénine, parue en 1877, le small talk comme une forme de conversation élégante très en vogue en Angleterre.
Il fait chaud pour la saison...
Quel temps de chien, on ne croirait pas qu'on est en juin !
Banales, ces petites phrases qu'on lance spontanément en croisant son gardien ou son voisin ? OK banales, mais pas inutiles. Ces quelques mots créent le contact, diffusent un peu de chaleur, même s'ils n'engagent ni celui qui les prononce ni celui qui les entend. Cette forme de conversation, on l'appelle le small talk.
Voici quelques décennies, tout le monde se connaissait dans les villages, dans les quartiers. Aujourd'hui, il arrive que des voisins de palier ne se rencontrent jamais. Et s'ils se rencontrent, à peine osent-ils grommeler un timide «bonjour» en regardant le bout de leurs chaussures. Ceux-là même n'hésitent pas cependant à châtier sur le net pendant des heures, échangeant des confidences avec de parfaits inconnus. Paradoxe de la civilisation du XXIe siècle !
Seules de grandes émotions communes libèrent les esprits et les langues et font tomber les barrières du conformisme. La victoire de l'équipe de France de football à la coupe du monde en 1998, ou les attentats du 11 septembre 2001 en sont des témoignages.
Dans une société où l'individualisme se développe, où la solitude fait des ravages, particulièrement chez les personnes âgées, le small talk est une marque de civilité. Certains se satisfont d'un cercle restreint. Mais d'autres souffrent de leurs difficultés de communication, pour des raisons privées ou professionnelles. Les mutations en province ou à l'étranger sont de plus en plus fréquentes, il faut à chaque fois s'intégrer à un nouveau groupe, prendre de nouveaux repères. Le small talk est un outil indispensable à l'intégration.
C'est d'ailleurs pour remédier à un évident défaut de communication que fut instaurée en France, en 1999, la fête des voisins. Aujourd'hui, cette institution à laquelle participent plusieurs millions de Français existe un peu partout en Europe, de Bruxelles à Porto, de Berlin à Rome, et même au Canada et en Ukraine.
Ne croyez pas cependant que le small talk soit un phénomène de mode. Cette «petite conversation» ne date pas d'hier. Montaigne a consacré l'un de ses Essais à «l'art de conférer». La Bruyère parle dans le chapitre un de ses Caractères «de la société et de la conversation». La petite conversation régnait dans les Salons littéraires du XVIIIe siècle, où brillaient les joutes oratoires des brillants esprits du siècle. Et Léon Tolstoï citait, dans son oeuvre Anna Karénine, parue en 1877, le small talk comme une forme de conversation élégante très en vogue en Angleterre.
Présentation de l'éditeur
Vous avez pu vous garer facilement ? Vous ne trouvez pas qu’il fait chaud pour un mois de mars ? Ces petites phrases et autres conversations de salon sont beaucoup plus utiles qu’elles n’en ont l’air. Pour briser la glace, faire des rencontres amicales et même amoureuses, créer un réseau relationnel ou éviter les silences pesants, les small talk (petites conversations) font des miracles !
Grâce à ce livre, vous saurez notamment :
• Lancer habilement une conversation (trouver le bon moment, le bon ton, éviter les platitudes…).
• Éviter les faux-pas et adopter tous les bons réflexes (savoir quand vous taire, limiter votre curiosité…).
• Ce qu’il faut dire (et ne pas dire !) pour chaque situation du quotidien : pour engager la conversation dans un ascenseur, repousser habilement les avances d’un prétendant, aller à la rencontre de nouvelles personnes lors d’un mariage…
Grâce à ce livre, vous saurez notamment :
• Lancer habilement une conversation (trouver le bon moment, le bon ton, éviter les platitudes…).
• Éviter les faux-pas et adopter tous les bons réflexes (savoir quand vous taire, limiter votre curiosité…).
• Ce qu’il faut dire (et ne pas dire !) pour chaque situation du quotidien : pour engager la conversation dans un ascenseur, repousser habilement les avances d’un prétendant, aller à la rencontre de nouvelles personnes lors d’un mariage…
Le livre indispensable pour laisser une bonne première impression, surmonter votre timidité et oser, enfin !
