Tant qu'on ne comprend pas que l'auteur écrit de manière ironique, donc avec passablement d'humour, on n'arrive pas à rentrer dans le propos qu'on s'attend à être enseigné sur un ton sérieux, vu le sujet et l'auteur : les solutions radicales qui éradiquent tout; le problème, la cause du problème et soi-même... Une fois qu'on a saisi que tout était truffé d'humour, tout se lit avec facilité. Personnellement, j'ai dû relire les deux premiers chapitres, quand j'ai eu enfin compris que l'auteur enseignait par le rire : je m'étais fait piégée par mon a priori d'un ton sérieux qui accompagne forcément les livres de psychologie. Un exemple de cet humour décalé : les références bibliographiques sont données dans le désordre au sein du texte : la première citation est référencée comme étant la cinquième ou la troisième, la deuxième, comme la quatrième, etc... Ainsi il y a même quelques fautes d'orthographe volontaires et amusantes : "exagéré-je", "pagaïe", "Sillyclone Valley" (la Vallée du Clone imbécile au lieu de la Vallée du Silicone). Du moins, ce sont celles que j'ai relevées. Probablement une manière d'inciter le lecteur à avoir suffisamment de recul pour apprendre en s'amusant.
C'est donc un livre qui décrypte bien les pièges de notre manière de voir les choses et cette quête incessante après un but qui, finalement, nous suit puisque c'est nous-mêmes. Un livre utile pour déjouer nos ultrasolutions face à la vie. A lire pour passer un bon moment, quoique trop bref vu la rapiditié de lecture. Comme quoi la psychologie peut ne pas être barbante.