Avec le
Web 2.0 et au-delà, les auteurs mentionnent que « les technologies sont présentes mais se font oublier au profit des usages ». Après une introduction sur les fondamentaux (passage aux webacteurs, le « hype cycle » du Gartner Group, le "1 + 1 = beaucoup" qui préfigure l''alchimie des multitudes), les auteurs abordent des réflexions sociologiques sur les changements induits par le Web d''aujourd''hui. Beaucoup d''exemples et d''anecdotes sont issus des Etats-Unis, ce que les geeks apprécieront. Préalablement la définition donnée par le Web 2.0 et un peu restrictive même si en filigrane l''enjeu de la révolution des données est décrite. Notons notamment cette synthèse avec une référence à David Weinberger, l''auteur de Everything is Miscelaneous :
« En nous promettant le passage du savoir à la compréhension, David Weinberger ne nous promet rien moins que le passage de la connaissance ' quête dominante, en Occident, du moins depuis la Renaissance ' à la sagesse, quête asiatique millénaire. Une sagesse qui ' travers occidental- se trouverait dans les données et les métadonnées » ainsi que « le web 2.0 marque une inflexion essentielle dans l''histoire des technologies de l''information et de la communication ».
Pour les auteurs, les 5 éléments ou kaléidoscope des associations possibles dans l''alchimie des multitudes sont : accumuler des données, miser sur la diversité, compiler/synthétiser, mettre en relation, délibérer.
À noter toute une série d''exemples de crowdsourcing, les trois pistes pour monétiser la longue traîne : publicité, abonnement, commissionnement, les réflexions sur l''émergence de l''entreprise en réseau avec de nouveaux outils et une informatique « dans les nuages ».