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Depuis une centaine d'année, le corpus des six sonates pour violon seul d'Eugène Ysaÿe s'est placé parmi le répertoire comme une ombre imposante et effrayante : à l'exigence technique redoutable s'allie un langage musical complexe et une portée musicale ambitieuse. L'oeuvre testament d'Ysaÿe, compositeur remarquable oublié derrière le virtuose flamboyant et le pédagogue influent, méritait pourtant plus d'attention.
Peu à peu, pourtant, certains précurseurs l'avaient enregistrée (Kremer notamment), avant de voir les versions s'accélérer depuis une dizaine d'années (Korcia, Zehetmair, Clamagirand, Ingolfsson, Kolly d'Alba). Cependant, il manquait encore la version mature, celle qui serait non plus une incursion dans un répertoire parmi d'autre (Kremer, Zehetmair) ou une carte de visite de virtuose débutant (Clamagirant, Kolly). C'est chose faite ici : Tedi Papavrami a atteint la maturité artistique et la plénitude technique. Mais, aussi, il est sans doute le violoniste actuel ayant exploré le plus avant l'art de la musique pour violon seul, et son interprétation d'Ysaÿe a été longuement mûrie.

Le résultat est remarquable : la cohérence du discours musical n'est jamais entachée par les exigences techniques abruptes (le Fugato de la première sonate par exemple), et chaque mouvement possède un vrai univers sonore (les chatoyances de l'Aurore, dans la 5ème sonate, ou les coupes franches des danses faussement baroques de la 4ème). Quand à la virtuosité, elle frise l'insolence : jamais les furies de la 2nde sonate n'avaient si bien porté leur nom, et les tempi sont parfois inouïs, à l'image de la fin de la 3ème sonate, renvoyant même Vengerov au rang des escargots (!)
En complément, la sonate pour 2 violons, quasiment inconnue (et dans son premier enregistrement intégral) : là encore, une réussite musicale ! L'oeuvre, d'abord, étend la technique instrumentale imaginée pour les autres sonates à un duo, créant ainsi une texture incroyablement dense, rappelant souvent le quatuor. Les interprètes sont à la hauteur du défi, parfaitement synchrones, jouant comme un seul homme : la greffe avec Svetlin Roussev, le fabuleux soliste de l'Orchestre Philharmonique de Radio-France a pris.

Un disque indispensable, donc, qui relègue tous les enregistrements précédents au rang de travaux préparatoires. En attendant, peut-être, une prochaine étape, car c'est le propre des chefs d'oeuvre, ce disque démontrant largement que la réputation n'est pas usurpée ici...
0Commentaire|14 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
On identifie pas moins de vingt-quatre versions actuellement disponibles des sonates d’Ysaÿe pour violon seul, c’est dire que, dans pareil encombrement, les places sont particulièrement chères. En l’occurrence, l’enregistrement supplétif de la sonate pour deux violons seuls constituait un avantage comparatif qui distinguait cet enregistrement des autres – mais le plus, fût-il de cette sonate dont l’oubli est incompréhensible, n’est rien quand on veut le mieux. Alors, qu’est-ce qui distingue cet enregistrement ? En l’occurrence, ce qui en fait la valeur singulière et le place hors du commun, tient aux qualités propres d’un artiste qui s’impose par cette forme très particulière d’élégance qui veut la ligne plutôt que le motif, mais qui n’oublie jamais que le motif est constitutif de la ligne : il y a donc avant tout de l’équilibre, mais aussi de l’extrême justesse, une étoffe sonore travaillée dans tous les détails de sa présence, une virtuosité si totale qu’elle ne s’aperçoit plus – trop de musiciens cèdent à un tricotage digital confituré d’émotions qu’ils servent comme de l’art –, une sobriété de ton qui laisse à la musique d’Ysaÿe sa plénitude de translucidité anguleuse et enfin une chaleur que l’on sent de générosité réelle. Cet enregistrement est en somme une espèce de glaçon torride ! On sourira de la pirouette oxymorique, mais on m’accordera sa pertinence : dans cette exécution exceptionnelle, dans cette captation techniquement sans le moindre défaut, la vie entre d'abord par la respiration de l’artiste – quand on l’écoute au casque, Papavrami vous souffle dans l’oreille !!!
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le 7 juillet 2014
La critique actuelle est élogieuse de ce musicien qui se distingue dans tout ce qu'il fait.Une interprétation je crois aussi à posséder non pour faire nombre dans une discothèque mais pour apprécier Ysaïe,virtuose et compositeur inspiré bien loin des démonstratiopns "capricieuses" de Paganini,(aussi de grande valeur quand on sait les jouer).Une rare sonate pour deux violons à découvrir que je connaissais pas du tout.La prise de son m'a discrètement gêné (je n'aime pas ouir la respiration d'un artiste).Et puis il n'y a pas grande monde qui joue ces sonates et les CDs disponibles encore moins.
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le 13 août 2014
Un artiste qui joue ces sonates comme cela, il n'y a pas grand monde et les CDs disponibles encore moins.
0Commentaire|2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

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