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Compagnie K [Broché]

William March , Stéphanie Levet
4.1 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (14 commentaires client)
Prix conseillé : EUR 23,10
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Description de l'ouvrage

12 septembre 2013 AMERICANA
William March (1893-1954) est né en Alabama. En 1917, il s'engage dans l'US Marine Corps et combat en France pendant la Première guerre mondiale d'où il reviendra décoré de la Croix de guerre, de la Navy Cross et de la Distinguished Service Cross. Hanté par ce conflit, il mettra dix ans à écrire Compagnie K, son premier roman publié en 1933.

Décembre 1917. Une compagnie de l'US Marines Corps débarque en France et est envoyée au front. Pour la première fois, les hommes de la Compagnie K découvrent la guerre : attaques de nuit, balles qui sifflent, obus qui explosent, ordres absurdes, grondement de l'artillerie, tentation de déserter. Les cent treize soldats qui composent cette compagnie prennent tour à tour la parole pour raconter leur guerre, toutes les guerres. L'un après l'autre, ils décrivent près d'un an de combats, puis le retour au pays pour ceux qui ont pu rentrer, traumatisés, blessés, marqués à jamais par ce qu'ils ont enduré.

Inspiré par l'expérience de son auteur, Compagnie K est un livre inoubliable qui s'inscrit dans la droite ligne d'À l'ouest rien de nouveau d'Erich Maria Remarque. Salué comme un chef-d'oeuvre lors de sa sortie, ce tableau saisissant de la Grande Guerre telle que l'ont vécue les soldats américains est traduit en français pour la première fois.

Le livre de March est le cri de milliers de gorges anonymes. [...] Sa prose est brute, lucide, sans artifice littéraire.
GRAHAM GREENE

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Descriptions du produit

Extrait

SOLDAT JOSEPH DELANEY

Nous avons dîné et nous nous sommes assis sous notre porche, ma femme et moi. Il ne fera pas nuit encore avant une heure et ma femme a sorti un peu de couture. C'est rose avec des dentelles partout, quelque chose qu'elle fait pour une de ses amies qui va bientôt se marier.
Tout autour de nous, nos voisins arrosent leur pelouse ou sont assis sous leur porche, comme nous. De temps en temps, nous nous adressons à un ami qui passe, qui nous salue ou s'arrête pour bavarder un moment, mais la plupart du temps nous restons assis en silence...
Je pense encore au livre que je viens d'achever. Je me dis : J'ai enfin fini mon livre, mais est-ce que j'ai bien accompli ce que j'avais prévu de faire ?
Puis je pense : Au début, ce livre devait rapporter l'histoire de ma compagnie, mais ce n'est plus ce que je veux, maintenant. Je veux que ce soit une histoire de toutes les compagnies de toutes les armées. Si ses personnages et sa couleur sont américains, c'est uniquement parce que c'est le théâtre américain que je connais. Avec des noms différents et des décors différents, les hommes que j'ai évoqués pourraient tout aussi bien être français, allemands, anglais, ou russes d'ailleurs.
Je pense : Je voudrais qu'il y ait un moyen de prendre ces récits et de les épingler sur une immense roue, à chaque récit sa punaise jusqu'à ce que le cercle soit bouclé. Et puis j'aimerais faire tourner la roue de plus en plus vite, jusqu'à ce que les choses que j'ai rapportées prennent vie et soient recréées, et qu'elles finissent par se fondre avec la roue, emportées les unes vers les autres et se chevauchant; chacune devenant floue en se mêlant aux autres pour former un tout composite, un cercle de douleur sans fin... Ce serait l'image de la guerre. Et le bruit que ferait la roue, et celui des hommes eux-mêmes qui rient, hurlent, jurent ou prient, serait, sur fond de murs qui s'écroulent, de balles qui sifflent, d'obus qui explosent, le bruit même de la guerre...
Nous étions silencieux depuis un long moment quand ma femme a parlé :
- J'enlèverais le passage sur l'exécution des prisonniers.
- Pourquoi ? je lui ai demandé.
- Parce que c'est cruel et injuste de tirer de sang-froid sur des hommes sans défense. C'est peut-être arrivé quelques fois, d'accord, mais ce n'est pas représentatif. Ça n'a pas pu se passer souvent.
- La description d'un bombardement aérien, ça serait mieux ? Ce serait plus humain ? Ce serait plus représentatif ?
- Oui, elle a dit. Oui. Ça, c'est arrivé souvent, on le sait.
- Alors, c'est plus cruel quand le capitaine Matlock ordonne l'exécution de prisonniers, parce qu'il est tout simplement bête et qu'il estime que les circonstances l'exigent, que quand un pilote bombarde une ville et tue des personnes inoffensives qui ne se battent même pas contre lui ?
- Ce n'est pas aussi révoltant que de tirer sur des prisonniers, s'est entêtée ma femme.
Et puis elle a ajouté :
- Tu comprends, le pilote ne peut pas voir l'endroit où tombe sa bombe, ni ce qu'elle fait, il n'est donc pas vraiment responsable. Mais les hommes de ton récit, eux, les prisonniers étaient sous leurs yeux... Ce n'est pas la même chose du tout.
Je suis parti d'un rire amer.
- Tu as peut-être raison, j'ai dit. Tu as peut-être formulé là quelque chose d'inévitable et de vrai.
Alors ma femme a tendu le bras pour me prendre la main.
- Tu me crois dure et indifférente, elle a dit, mais ce n'est pas le cas, chéri, je t'assure.

Revue de presse

Ce roman est un chef-d'oeuvre, reconnu comme tel aux Etats-Unis depuis sa parution en 1933 et inédit en français jusqu'à aujourd'hui. William March, l'auteur né en 1893 et mort en 1954, est un ancien combattant de la guerre de 14 d'où il est revenu avec de hautes décorations américaines et la croix de guerre française. Compagnie K est composé de cent treize brefs textes (deux pages en moyenne) à la première personne du singulier mais dont le narrateur change à chaque fois, quoique parfois plusieurs voix racontent le même épisode...
Tous les textes disent une aventure, un caractère ou un destin, avec une simplicité apparente qui les rend bouleversants...
Il y a quelque chose d'extraordinaire dans le courage de William March écrivain, sa capacité à ne jamais s'enfuir, ne jamais reculer face à aucun événement ni aucune sensation. (Mathieu Lindon - Libération du 12 septembre 2013)

" Compagnie K ", de William March, classique américain des tranchées jusqu'ici inédit en français, n'a pas pris une ride...
Formé de 113 fragments, éclaté en autant de points de vue, ce récit kaléidoscopique épouse la chronologie de l'engagement militaire de William Campbell. Débarqué en France en février 1918, le petit gars de l'Alabama rejoignit la ligne de front à Verdun, participa à la meurtrière bataille du Bois Belleau, prit part à celles de Soissons, de Saint-Mihiel, du Blanc Mont, où, blessé lui-même, il secourut un camarade et tint à repousser une contre-attaque de l'ennemi... Publiés dans plusieurs magazines, ces fragments furent rassemblés en recueil au début de 1933, retrouvant ainsi leur unité d'ensemble et l'ordre de leur composition. Hormis quelques voix scandalisées par cette vision brute et désespérée, qui ne ménage ni le lecteur ni la réputation de l'armée américaine, la presse fut enthousiaste. " Le livre de March est le cri de milliers de gorges anonymes ", commenta Graham Greene. Plusieurs critiques notèrent que, en comparaison, A l'ouest rien de nouveau (1929), de l'Allemand Erich Maria Remarque, paraissait gentil, presque idyllique. C'est dire la noirceur de ce recueil, qui ne cèle rien du quotidien des soldats : la faim, le froid, la peur, les atrocités vues et commises des deux côtés, les blessures physiques et les traumatismes psychologiques...
Par la sécheresse de son style, sa forme chorale et fragmentaire, Compagnie K, fresque pointilliste exécutée au fusain et à la sanguine, préfigure Sous les bombes, de l'allemand Gert Ledig. On en sort la gorge nouée. (Macha Séry - Le Monde du 12 septembre 2013)

Scènes de quelques secondes, ­séquences de plusieurs semaines, bru­talité de l'instant ou attentes inter­minables, ces temps différents se déclinent au long de ces témoignages fictifs, qui composent un roman magistral, pulvérisant tous les bons sen­timents. Mais sont-ils fictifs, vraiment ?...
La guerre qu'il raconte est effroyable, stupide, incohérente, hasardeuse, ­menée par des hommes qui condensent toute la palette d'une humanité condamnée à l'inhumanité. En 1933, quand il publie ce livre - demeuré inédit en français jusqu'à ce jour -, March a fait dire à cent treize soldats tout ce que contient la guerre : quelques secondes d'effroi et des années à souffrir. (Gilles Heuré - Télérama du 18 septembre 2013)

D'une confession à l'autre, l'Américain (1893-1954) dépeint les carnages dans leurs moindres détails, une danse macabre où l'Histoire ricane en dévorant des innocents...
Compagnie K est un récit apocalyptique, où les morts surgissent d'outre-tombe en dénonçant la guerre, toutes les formes de guerre. Et où les rescapés ne trouvent pas de mots assez forts pour nommer l'innommable. Froide comme un linceul, l'écriture de William March nous glace d'effroi : requiem pour un monde en flammes, lorsque le cauchemar patrouille dans les tranchées, entre les cadavres. Avec ce commentaire d'un des soldats de la Compagnie K : "J'aimerais qu'ils puissent savoir que j'ai honte pour l'humanité entière." (André Clavel - Lire, octobre 2013)

Détails sur le produit

  • Broché: 230 pages
  • Editeur : Editions Gallmeister (12 septembre 2013)
  • Collection : AMERICANA
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 235178068X
  • ISBN-13: 978-2351780688
  • Dimensions du produit: 20,4 x 14 x 2,2 cm
  • Moyenne des commentaires client : 4.1 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (14 commentaires client)
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12 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Remarquable et passionnant témoignage 4 octobre 2013
Par Jean-pascal Guillet TOP 500 COMMENTATEURS VOIX VINE
Format:Broché
Il existe de nombreux ouvrages qui témoignent de ce qu'a été la grande boucherie de 14/18, certains sont devenus des classiques, tels "A l'ouest rien de nouveau" de E.M Remarque , "Orages d'acier" d'Ernst Jünger pour le côté allemand, "Les croix de bois "de Dorgeles, "ceux de 14" de Genevoix pour ne citer qu'eux du côté français. Mais peu de livres relatent ce qu'ont vécu les soldats des corps expéditionnaires anglais et américains. Je retiendrais "Johnny got his gun" de Dalton Trumbo , "les sentiers de la gloire"de Cobb et le plus récent, "Le chemin des âmes" de Joseph Boyden, un superbe livre qui a le mérite de nous faire partager le point de vue des amérindiens (Cree)

Avec ce "Compagnie K" de William March , c'est une oeuvre majeure qui vient enfin d'être traduite en français (merci les éditions Gallmeister), 80 ans après sa parution aux States!Ce récit inspiré de l'expérience de l'auteur, engagé dans le corps des Marines en 1917 et qui combattit en France, est inoubliable. Les chapitres sont courts, comme autant de coups de poing à l'estomac que reçoit le lecteur. L'écriture est brute et sans artifices,Marsh donne la parole aux différents soldats de sa compagnie, officiers et hommes de troupe, pour une plaidoirie contre l'absurdité des combats, des ordres reçus. C'est un témoignage noir et violent.

"Compagnie K" est un ouvrage essentiel sur le premier conflit mondial, et il y a fort à parier que les prochaines commémorations ne sont pas étrangères à l'apparition de ce chef d'oeuvre et c'est tant mieux!
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1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 La Grande Guerre vue du côté US... 24 février 2014
Par Hubert Meunier TOP 500 COMMENTATEURS
Format:Broché
Paru initialement en 1933, ce livre de William March n'a été traduit qu'en 2013, probablement effet du Centenaire oblige. Il faut s'en réjouir car il est à la fois original et intéressant.
Original d'une part car W. March fait intervenir la totalité des 113 soldats qui composent la Compagnie K. Interventions qui sont très courtes (de 10 lignes pour la plus brève à 8 pages pour la plus longue) et permettent parfois d'assister à un même événement raconté par plusieurs soldats ayant forcément des points de vue différents tantôt sur le fond, tantôt sur la forme. L'originalité est également amplifiée par le fait qu'il s'agisse d'une compagnie américaine, ce qui est, à ma connaissance en tout cas, rarissime pour la Première Guerre mondiale.
Le livre est d'autre part intéressant car il suit un déroulement chronologique. Les premières interventions des soldats de la Compagnie K se font au camp d'entraînement, aux Etats-Unis et les dernières après le retour au pays. Mais la plupart d'entre elles nous racontent la Grande Guerre, la Grande Guerre vue par des soldats américains.
Un livre à lire donc et à tout âge ; en effet, le format très court permet une lecture rapide et peut rendre le livre très attractif et accessible à un adolescent tout autant qu'à un adulte.
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1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Différent mais superbe ! 5 janvier 2014
Par j-l B TOP 50 COMMENTATEURS
Format:Broché|Achat authentifié par Amazon
Ce livre écrit en 1933 par un ancien « marine » américain-troupe d'infanterie de marine, des soldats d'élite- vient seulement d'être traduit. Quatre-vingts ans séparent sa parution originale de sa traduction. Futures commémorations obligent, les éditeurs se ruent sur ce genre de livres !
Ce livre est un roman « vrai » l'auteur a divisé son récit en un grand nombre de témoignages tous très courts de soldats différents. Cela permet par exemple de vivre un fait de guerre identique mais "vécu" de façon différente par plusieurs soldats. Ce livre présente trois périodes : aux USA avant le départ- l'arrivée au front et les combats -puis le retour au pays avec la difficile réinsertion , parfois les traumas.
Dans ce récit, l'auteur raconte un fait de guerre : l'exécution d'un groupe de prisonniers allemands, cette histoire a réellement existé et a jeté le discrédit sur les troupes us qui comme les Australiens et les Canadiens avaient la réputation de ne pas faire de prisonniers. Cette réputation était totalement injustifiée. L'auteur voulait présenter des soldats sans nationalité, juste des hommes-citoyens ! Le Corps expéditionnaire américain avec ses hommes d'origines polonaises, italiennes, irlandaises, indigènes et allemandes s'y prêtait vraiment parfaitement !
Je remercie « Jean-Pascal Guillet » qui m'a encouragé et déterminé à lire ce livre et comme il l'avait prédit je fus époustouflé !
Il y a très peu de livres traduits sur le Corps expéditionnaire américain lors de WWI.
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1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 une forme nouvelle 21 décembre 2013
Par HK K TOP 500 COMMENTATEURS VOIX VINE
Format:Broché
à la différence des journaux réécrits comme Genevoix, des romans comme celui de Dorgelès, ce livre est à part. il regroupe des récits d'andecdotes (vraies? vécues? partiellement arrangées) de tous les membres de la compagnie K. cela va de l'anecdote quasi insignifiante à des récits très pénibles. quelque soit l'auteur présenté par nom, prénom, grade, le texte est toujours à la première personne. Les témoignages commencent avant le départ pour la France des soldats américains et se terminent au retour. Les récits de maison close concordent parfaitement (lieux, ambiance) aux croquis de Mathurin Méheut qui montrent des Sammies avec des pensionnaires de masion close.
La forme choisie m'a beaucoup plu. comme historien, j'aurais mis en fin un index pour lire les différents récits par thème.
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Commentaires client les plus récents
3.0 étoiles sur 5 Très intéressant.
Une approche personnalisée de "l'homme en guerre", à travers une succession de courts portraits; Hélas, parfois un peu spéculative. Lire la suite
Publié il y a 1 mois par Guiarnhe
5.0 étoiles sur 5 La guerre dans tout son horreur humaine
Plus d'une centaine de petits textes, chacun se rapportant à l'histoire d'un soldat de la première guerre mondiale. La dernière parait-il. Lire la suite
Publié il y a 2 mois par LEONARD
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Cent treize hommes formant la compagnie K de l’US Marines Corps débarquent en France et sont envoyés au front en décembre 1917. Lire la suite
Publié il y a 2 mois par 123loisirs.fr
4.0 étoiles sur 5 souvenirs des alliés
A recommander aux personnes qui ne veulent pas lire, ça se lit tout seul.
pas d'ennui tout public. bon livre
Publié il y a 2 mois par toparelli
2.0 étoiles sur 5 bof, bof et encore bof
Peut-être suis-je bouché à l'emeri comme on dit car je n'adhère pas du tout au bouquin ! Une suite d'histoire personnelles parfois de seulement une demi-page. Lire la suite
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4.0 étoiles sur 5 Une guerre par individus
Manière très curieuse où un thème est choisi et chaque acteur apporte son point de vue qui parfois est fort différent. Pas ennuyeux du tout
Publié il y a 3 mois par Bonnard Yves
4.0 étoiles sur 5 quotidien d'une compagnie américaine durant la grande guerre de...
De récits très courts de la vie et la mort de ces hommes venus en France surpris parfois de la dureté des combats et du mode vie du pays où ils ont... Lire la suite
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Publié il y a 4 mois par adisson
5.0 étoiles sur 5 Le pendant de "A l'Ouest rien de nouveau'
La guerre vue par ceux qui la vivent.
A recommander pour des élèves de Terminale.
Facile à lire, humain, poignant.
Publié il y a 5 mois par Brocart Marc
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