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Compagnie K Broché – 12 septembre 2013

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Extrait

SOLDAT JOSEPH DELANEY

Nous avons dîné et nous nous sommes assis sous notre porche, ma femme et moi. Il ne fera pas nuit encore avant une heure et ma femme a sorti un peu de couture. C'est rose avec des dentelles partout, quelque chose qu'elle fait pour une de ses amies qui va bientôt se marier.
Tout autour de nous, nos voisins arrosent leur pelouse ou sont assis sous leur porche, comme nous. De temps en temps, nous nous adressons à un ami qui passe, qui nous salue ou s'arrête pour bavarder un moment, mais la plupart du temps nous restons assis en silence...
Je pense encore au livre que je viens d'achever. Je me dis : J'ai enfin fini mon livre, mais est-ce que j'ai bien accompli ce que j'avais prévu de faire ?
Puis je pense : Au début, ce livre devait rapporter l'histoire de ma compagnie, mais ce n'est plus ce que je veux, maintenant. Je veux que ce soit une histoire de toutes les compagnies de toutes les armées. Si ses personnages et sa couleur sont américains, c'est uniquement parce que c'est le théâtre américain que je connais. Avec des noms différents et des décors différents, les hommes que j'ai évoqués pourraient tout aussi bien être français, allemands, anglais, ou russes d'ailleurs.
Je pense : Je voudrais qu'il y ait un moyen de prendre ces récits et de les épingler sur une immense roue, à chaque récit sa punaise jusqu'à ce que le cercle soit bouclé. Et puis j'aimerais faire tourner la roue de plus en plus vite, jusqu'à ce que les choses que j'ai rapportées prennent vie et soient recréées, et qu'elles finissent par se fondre avec la roue, emportées les unes vers les autres et se chevauchant; chacune devenant floue en se mêlant aux autres pour former un tout composite, un cercle de douleur sans fin... Ce serait l'image de la guerre. Et le bruit que ferait la roue, et celui des hommes eux-mêmes qui rient, hurlent, jurent ou prient, serait, sur fond de murs qui s'écroulent, de balles qui sifflent, d'obus qui explosent, le bruit même de la guerre...
Nous étions silencieux depuis un long moment quand ma femme a parlé :
- J'enlèverais le passage sur l'exécution des prisonniers.
- Pourquoi ? je lui ai demandé.
- Parce que c'est cruel et injuste de tirer de sang-froid sur des hommes sans défense. C'est peut-être arrivé quelques fois, d'accord, mais ce n'est pas représentatif. Ça n'a pas pu se passer souvent.
- La description d'un bombardement aérien, ça serait mieux ? Ce serait plus humain ? Ce serait plus représentatif ?
- Oui, elle a dit. Oui. Ça, c'est arrivé souvent, on le sait.
- Alors, c'est plus cruel quand le capitaine Matlock ordonne l'exécution de prisonniers, parce qu'il est tout simplement bête et qu'il estime que les circonstances l'exigent, que quand un pilote bombarde une ville et tue des personnes inoffensives qui ne se battent même pas contre lui ?
- Ce n'est pas aussi révoltant que de tirer sur des prisonniers, s'est entêtée ma femme.
Et puis elle a ajouté :
- Tu comprends, le pilote ne peut pas voir l'endroit où tombe sa bombe, ni ce qu'elle fait, il n'est donc pas vraiment responsable. Mais les hommes de ton récit, eux, les prisonniers étaient sous leurs yeux... Ce n'est pas la même chose du tout.
Je suis parti d'un rire amer.
- Tu as peut-être raison, j'ai dit. Tu as peut-être formulé là quelque chose d'inévitable et de vrai.
Alors ma femme a tendu le bras pour me prendre la main.
- Tu me crois dure et indifférente, elle a dit, mais ce n'est pas le cas, chéri, je t'assure.

Revue de presse

Ce roman est un chef-d'oeuvre, reconnu comme tel aux Etats-Unis depuis sa parution en 1933 et inédit en français jusqu'à aujourd'hui. William March, l'auteur né en 1893 et mort en 1954, est un ancien combattant de la guerre de 14 d'où il est revenu avec de hautes décorations américaines et la croix de guerre française. Compagnie K est composé de cent treize brefs textes (deux pages en moyenne) à la première personne du singulier mais dont le narrateur change à chaque fois, quoique parfois plusieurs voix racontent le même épisode...
Tous les textes disent une aventure, un caractère ou un destin, avec une simplicité apparente qui les rend bouleversants...
Il y a quelque chose d'extraordinaire dans le courage de William March écrivain, sa capacité à ne jamais s'enfuir, ne jamais reculer face à aucun événement ni aucune sensation. (Mathieu Lindon - Libération du 12 septembre 2013)

" Compagnie K ", de William March, classique américain des tranchées jusqu'ici inédit en français, n'a pas pris une ride...
Formé de 113 fragments, éclaté en autant de points de vue, ce récit kaléidoscopique épouse la chronologie de l'engagement militaire de William Campbell. Débarqué en France en février 1918, le petit gars de l'Alabama rejoignit la ligne de front à Verdun, participa à la meurtrière bataille du Bois Belleau, prit part à celles de Soissons, de Saint-Mihiel, du Blanc Mont, où, blessé lui-même, il secourut un camarade et tint à repousser une contre-attaque de l'ennemi... Publiés dans plusieurs magazines, ces fragments furent rassemblés en recueil au début de 1933, retrouvant ainsi leur unité d'ensemble et l'ordre de leur composition. Hormis quelques voix scandalisées par cette vision brute et désespérée, qui ne ménage ni le lecteur ni la réputation de l'armée américaine, la presse fut enthousiaste. " Le livre de March est le cri de milliers de gorges anonymes ", commenta Graham Greene. Plusieurs critiques notèrent que, en comparaison, A l'ouest rien de nouveau (1929), de l'Allemand Erich Maria Remarque, paraissait gentil, presque idyllique. C'est dire la noirceur de ce recueil, qui ne cèle rien du quotidien des soldats : la faim, le froid, la peur, les atrocités vues et commises des deux côtés, les blessures physiques et les traumatismes psychologiques...
Par la sécheresse de son style, sa forme chorale et fragmentaire, Compagnie K, fresque pointilliste exécutée au fusain et à la sanguine, préfigure Sous les bombes, de l'allemand Gert Ledig. On en sort la gorge nouée. (Macha Séry - Le Monde du 12 septembre 2013)

Scènes de quelques secondes, ­séquences de plusieurs semaines, bru­talité de l'instant ou attentes inter­minables, ces temps différents se déclinent au long de ces témoignages fictifs, qui composent un roman magistral, pulvérisant tous les bons sen­timents. Mais sont-ils fictifs, vraiment ?...
La guerre qu'il raconte est effroyable, stupide, incohérente, hasardeuse, ­menée par des hommes qui condensent toute la palette d'une humanité condamnée à l'inhumanité. En 1933, quand il publie ce livre - demeuré inédit en français jusqu'à ce jour -, March a fait dire à cent treize soldats tout ce que contient la guerre : quelques secondes d'effroi et des années à souffrir. (Gilles Heuré - Télérama du 18 septembre 2013)

D'une confession à l'autre, l'Américain (1893-1954) dépeint les carnages dans leurs moindres détails, une danse macabre où l'Histoire ricane en dévorant des innocents...
Compagnie K est un récit apocalyptique, où les morts surgissent d'outre-tombe en dénonçant la guerre, toutes les formes de guerre. Et où les rescapés ne trouvent pas de mots assez forts pour nommer l'innommable. Froide comme un linceul, l'écriture de William March nous glace d'effroi : requiem pour un monde en flammes, lorsque le cauchemar patrouille dans les tranchées, entre les cadavres. Avec ce commentaire d'un des soldats de la Compagnie K : "J'aimerais qu'ils puissent savoir que j'ai honte pour l'humanité entière." (André Clavel - Lire, octobre 2013)

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Par Jean-pascal Guillet TOP 500 COMMENTATEURSVOIX VINE le 4 octobre 2013
Format: Broché
Il existe de nombreux ouvrages qui témoignent de ce qu'a été la grande boucherie de 14/18, certains sont devenus des classiques, tels "A l'ouest rien de nouveau" de E.M Remarque , "Orages d'acier" d'Ernst Jünger pour le côté allemand, "Les croix de bois "de Dorgeles, "ceux de 14" de Genevoix pour ne citer qu'eux du côté français. Mais peu de livres relatent ce qu'ont vécu les soldats des corps expéditionnaires anglais et américains. Je retiendrais "Johnny got his gun" de Dalton Trumbo , "les sentiers de la gloire"de Cobb et le plus récent, "Le chemin des âmes" de Joseph Boyden, un superbe livre qui a le mérite de nous faire partager le point de vue des amérindiens (Cree)

Avec ce "Compagnie K" de William March , c'est une oeuvre majeure qui vient enfin d'être traduite en français (merci les éditions Gallmeister), 80 ans après sa parution aux States!Ce récit inspiré de l'expérience de l'auteur, engagé dans le corps des Marines en 1917 et qui combattit en France, est inoubliable. Les chapitres sont courts, comme autant de coups de poing à l'estomac que reçoit le lecteur. L'écriture est brute et sans artifices,Marsh donne la parole aux différents soldats de sa compagnie, officiers et hommes de troupe, pour une plaidoirie contre l'absurdité des combats, des ordres reçus. C'est un témoignage noir et violent.

"Compagnie K" est un ouvrage essentiel sur le premier conflit mondial, et il y a fort à parier que les prochaines commémorations ne sont pas étrangères à l'apparition de ce chef d'oeuvre et c'est tant mieux!
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Format: Broché
Présenté comme un chef d'œuvre de la littérature outre-atlantique, compagnie K nous narre le quotidien d'une compagnie de Marines envoyée sur le front en France en Décembre 1917.

113 soldats du capitaine au dernier troufion sur 250 pages. Chacun a voix au chapitre sur une demi-page à 2-3 pages. Des mini tranches de vie qui forment un tout, du départ des USA au retour et l'après guerre. Tout est abordé, ou survolé, le viol, le meurtre, la lâcheté, la bravoure, la peur, le sang, la chtouille, la vermine, la complicité, la camaraderie, l'absurdité. Presque un thème par soldat.

La triste réalité de la guerre et ses à côté, sans fard. Dans un style très simple sans artifice littéraire ou stylistique. La facilité narrative du journal intime, où les soldats racontent eux-même ce qu'ils ont vécu (ce qui pour certains est impossible, les morts n'écrivent pas après coup), associé à la diversité des sujets abordés et la multitude d'intervenants dans un format très court, font de ce roman une œuvre très abordable, à la fois triste et drôle, que je conseille à tout le monde, même si cela reste la guerre, côté force combattante américaine.
Depuis le début de ma lecture, quelque chose me titillait, quelque chose d'un brin désuet dans le style. Et voilà que j'arrive à la fin. Quoi ? L'auteur a fait la guerre ? Mais laquelle ? 14-18 ? Mais il avait quel âge quand il a écrit ce roman, qui vient de sortir non ? Et oui, il vient de sortir, en France, mais il a été écrit en 1933.
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Par Denis Urval COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEURTOP 50 COMMENTATEURS le 26 avril 2014
Format: Broché
La publication de la traduction en français de Company Kaux éditions Gallmeister ne vient sans doute pas par hasard en 2014, puisqu’il s’agit d’un « roman de la première guerre mondiale ». Mais commémoration ou pas, elle fait événement. Le livre a voulu témoigner pour tous les soldats de toutes les guerres, alors il n’y a pas de mauvais moment pour le lire.

De la guerre, William March (1893-1954), né en Alabama, avait eu une expérience des plus directes : celle d’un combattant sur le sol français au sein du 5ème Régiment de Marines de l’armée des Etats-Unis, qui reçut deux des plus hautes distinctions militaires américaines, ainsi que la Croix de guerre française. Alors bien sûr, tous les mobilisés qui ont survécu n’écrivent pas une œuvre comme Company K, et Company K n’est pas une autobiographie : mais c’est certainement une œuvre fondée sur le souvenir (même s’il faut se souvenir au sujet du souvenir que celui-ci peut être trompeur et à sa manière, fictionnel).

Company K est d’abord paru en extraits entre 1930 et 1932 dans une revue, puis en volume en janvier 1933. William March laisse également d’autres livres, dont son dernier est le roman The Bad seed (1954).

Le parti-pris radical du livre est d’évoquer la guerre en adoptant successivement le point de vue de 113 Marines, les membres de la compagnie K. Chacun s’exprime à la première personne, aucun n’est présenté ni décrit au lecteur, ce qui fait 113 courts chapitres.
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