Albert Roussel est né à Tourcoing en 1869. Il est admis l'École Navale en 1887. Au retour d'une campagne, il s'installe à la fin de l'année 1893 à Roubaix dans sa famille, suit des cours d'harmonie avec Julien Koszul (1844-1927). Il démissionne de la marine pour se consacrer à la musique, se fixe à Paris en 1894, où il est élève d'Eugène Gigout (1844-1925). En 1898, il s'inscrit à la Schola Cantorum, et suit les cours d'orchestration de Vincent d'Indy (1851-1931). De 1902 à 1914, il y assure les cours de contrepoint, et a comme élèves Erik Satie (1866-1925), Paul Le Flem (1881-1984), Edgard Varese (1883-1960), ou bien encore Roland-Manuel (1891-1966). Il fit en 1909 un voyage aux Indes et au Cambodge, qui lui inspirent les « Évocations » (1911). En 1914, il s'engagea dans l'armée de terre. En 1918, il s'installa tout d'abord à Perros-Guirec, puis, en 1922, il acheta une propriété en bord de mer à Varengeville. Il mourut à Royan en 1936.
Parmi ses oeuvres majeures, on peut citer une suite en fa dièze (1910) et une Sonatine (1912) pour piano, deux Sonates pour violon et piano (1908, 1924), trois Trios (1902, 1929, 1937), un Quatuor à cordes (1932), une « Sérénade » pour flûte, violon, alto, violoncelle et harpe (1925), le ballet-pantomime « Le Festin de l'Araignée » (1912) et la ballet « Bacchus et Ariane » (1930), « Pour une Fête de Printemps » (1920), 1926, la « Suite en fa » pour orchestre (1926), un Concerto pour piano (1927), un Concertino pour violoncelle (1936), la « Petite Suite » pour orchestre (1929), une Sinfonietta pour orchestre à cordes (1934), quatre Symphonies (1906, 1921, 1930, 1934), l'Opéra « Padmâdvatî » (1918), ainsi que de nombreuses mélodies sur des poèmes de Pierre de Ronsard, de François-René de Chateaubriand, d'Henri de Régnier, ou bien encore de James Joyce.