De ce disque splendide, je retiens tout particulièrement les 22 minutes flamboyantes de "Diadèmes", dont la musique est si proche des aspects naturalistes liés à la musique spectrale de Tristan Murail. L'œuvre lui est d'ailleurs dédiée. Le mélange intime entre les instruments acoustiques et les dispositifs électroniques en temps réel immergent l'auditeur dans un monde de couleur stupéfiant.
J'ai moins accroché à "Seuils" à cause de la partition vocale, mais les deux pièces introductive et conclusive valent assurément le coup d'oreille.
Les textes figurants dans le livret m'ont semblé très abscons, surtout celui de Guy Lelong, et s'adressent sans doute plus à des étudiants ou musicologues qu'à des simples mélomanes amateurs. On peut simplement apprécier la musique de Marc-André Dalbavie sans passer par la médiation du texte !
Sur l'orchestre, rien à redire : l'intercontemporain avec Boulez donne un résultat à la hauteur des espérances des plus exigeants.