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3.0 étoiles sur 5
Compositeur obscur qui aurait pu le demeurer..., 4 septembre 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Concerti Da Camera Op.1 (CD)
lE DERNIER disque de Plantier consacré à Wessthoff m'avait stupéfait. «C'est qu'il a le diable au corps», m'étais-je alors dit. Que de virtuosité, et qu'elle belle alchimie entre les concertistes. Un petit chef-d'oeuvre ! Et quelle prise de son ! Aussi, j'attendais son Venturini avec une certaine exaltation. Après maintes écoutes, quelque peu déçu je suis. Non pas de la performance de Plantier et de ses comparses, mais plutôt du compositeur. La Sonate IX en sol mineur qui ouvre le bal commence bien mal. Malgré le son fruité des hautbois et des flûtes, quel ennui que cette Ouverture à 8 instruments ! Après moult bâillements , il me fallu attendre la sonate II pour que mon rythme cardiaque s'accélère enfin. Et ce, grâce au violon virtuose et omniprésent de Plantier qui met la pédale à fonds pour donner à cette musique la force de caractère qu'elle n'aurait peut-être pas sans lui. Heureusement, la seconde Ouverture en la mineur est beaucoup plus passionnante. La finale, la sonate VIII (qui est en fait un concerto à 9 instruments), est époustouflante. Encore là, c'est le violon virevoltant de Plantier est au coeur de ce trop court moment d'euphorie. La musique de Venturini s'apparente beaucoup trop à celle de Telemann, à celle de Heinichen ; voire même à celle de Fasch et, dans une mesure nettement moindre, à celle de Vivaldi (un petit clin d'oeil aussi à sire Brescianello!). C'est là le coeur du problème. Si Telemann sait souvent sortir son épingle du jeu pour nous tenir en haleine, tel n'est pas toujours le cas avec la musique de Venturini. En soi, la sonate IX est une pure perte de temps, du mauvais Telemann, pourrait-on dire. Et puis, il y a surtout cette impression constante de «déjà entendu» qui gâche la sauce. On pourra féliciter Plantier et ses collègues d'avoir mis toute la gomme (et toute leur âme) dans l'interprétation d'oeuvres qui en ont certes bien besoin. La prise de son est tout-à-fait à la hauteur.
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5.0 étoiles sur 5
Un disque pour Audiophile Mélomane, 1 novembre 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Concerti Da Camera Op.1 (CD)
Malgré un patronyme qui tend à laisser penser que Venturini était d'origine transalpine, c'est bien des Flandres qu'est natif celui qui composa les Concerti da Camera, qui illustrent ce très bel enregistrement. Disons, pour résumer, que c'est une musique à références multiples mais qui revendique tout particulièrement son appartenance à la lignée des Corelli, Telemann et Vivaldi. Elle se présente à l'auditeur sous la forme de petites perles musicales qui, sous la tutelle digitale du violon de David Plantier, se parent des plus belles teintes. Véritable catalogue de styles, ce recueil ne cache pas ses prétentions. Il s'affiche parfois pudiquement, mais la plus part du temps avec une énergie typiquement italienne. Les instruments anciens de l'orchestre baroque de Bâle, La Cetra, rayonnent de ferveur et de beauté sonores et atteignent l'extase dans la huitième sonate, aussi racée que vigoureuse. Grâce à une prise de son très cohérente, ce disque prendra tout son sens sur un bon système audio. La pertinence de cette musique se fera alors sentir avec un plaisir accru, rendant à ce compositeur, jusqu'ici totalement ignoré, toutes ses lettres de noblesse. De toute évidence, cette première mondiale ne restera pas, en tous cas pour nos lecteurs de disques compacts, sans lendemain.
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8 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Compositeur obscur qui aurait pu le demeurer..., 4 septembre 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Concerti Da Camera Op.1 (CD)
Le dernier disque de Plantier consacré à Wessthoff m'avait stupéfait. «C'est qu'il a le diable au corps», m'étais-je alors dit. Que de virtuosité, et qu'elle belle alchimie entre les concertistes. Un petit chef-d'oeuvre ! Et quelle prise de son ! Aussi, j'attendais son Venturini avec une certaine exaltation. Après maintes écoutes, quelque peu déçu je suis. Non pas de la performance de Plantier et de ses comparses, mais plutôt du compositeur. La Sonate IX en sol mineur qui ouvre le bal commence bien mal. Malgré le son fruité des hautbois et des flûtes, quel ennui que cette Ouverture à 8 instruments ! Après moult bâillements , il me fallu attendre la sonate II pour que mon rythme cardiaque s'accélère enfin. Et ce, grâce au violon virtuose et omniprésent de Plantier qui met la pédale à fonds pour donner à cette musique la force de caractère qu'elle n'aurait peut-être pas sans lui. Heureusement, la seconde Ouverture en la mineur est beaucoup plus passionnante. La finale, la sonate VIII (qui est en fait un concerto à 9 instruments), est époustouflante. Encore là, c'est le violon virevoltant de Plantier est au coeur de ce trop court moment d'euphorie. La musique de Venturini s'apparente beaucoup trop à celle de Telemann, à celle de Heinichen ; voire même à celle de Fasch et, dans une mesure nettement moindre, à celle de Vivaldi (un petit clin d'oeil aussi à sire Brescianello!). C'est là le coeur du problème. Si Telemann sait souvent sortir son épingle du jeu pour nous tenir en haleine, tel n'est pas toujours le cas avec la musique de Venturini. En soi, la sonate IX est une pure perte de temps, du mauvais Telemann, pourrait-on dire. Et puis, il y a surtout cette impression constante de «déjà entendu» qui gâche la sauce. On pourra féliciter Plantier et ses collègues d'avoir mis toute la gomme (et toute leur âme) dans l'interprétation d'oeuvres qui en ont certes bien besoin.
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