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5.0 étoiles sur 5
Une expressivité et une poésie parfaites, 25 mars 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Concerto Pour Piano N°17 - Concerto Pour Piano N°20 (CD)
Leif Ove Andsnes s'affirme album après album comme l'un des pianistes les plus doués de sa génération, à l'aise aussi bien dans les répertoires classique que romantique et postromantique. Après une version remarquée (et remarquable) des concertos pour piano et orchestre n°9 et n°18 de Mozart, il nous propose une suite avec les concertos n°17 et n°20 composés respectivement en 1784 et 1785.
Cette interprétation est pour moi idéale car elle tourne le dos à tout ce qui pourrait alourdir le propos. Le fait de savoir si les concertos de Mozart doivent être interprétés sur pianoforte ou sur un piano moderne me paraît vain tant le jeu du pianiste norvégien est parfait de la première à la dernière note : on admire sa précision, ses articulations, ses attaques qui donnent une extrême lisibilité à sa musique. Sa ductilité est si fine et si délicate qu'il semble caresser les touches sans jamais s'appesantir. Les attaques qui animent les trois mouvements du concerto n°17 et les différents climats qui habitent le concerto n°20 (quelle Romanze) sont parfaitement restituées. Le Norwegian Chamber Orchestra, dirigé du piano par Andsnes, surprend par sa vivacité mais ne se montre jamais envahissant, accompagnant le soliste sans s'opposer à lui. Les contradicteurs d'Andsnes lui reprochent toujours un manque de fièvre et d'imprévu voire une certaine neutralité pour les plus sévères mais c'est précisément cette puissance sans insistance et cette pudeur classique qui me séduisent tant chez lui.
Leif Ove Andsnes a promis d'enregistrer un troisième et dernier album Mozart : en quelle années sera-t-il enregsitré et quels concertos sélectionnera-t-il?
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5.0 étoiles sur 5
Un Mozart plus chambriste, 13 avril 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Concerto Pour Piano N°17 - Concerto Pour Piano N°20 (CD)
Après une multitude de versions passe-partout, traditionnelles au sens péjoratif du terme, avec un piano plantureux, un orchestre symphonique aux couleurs peu diversifiées et des tempi trop modérés, peu enclin à la folie mozartienne du chant dans passages les plus vifs, il est bon de réentendre des concerti aussi rabâchés joués avec de telles énergie, santé et alacrité. Certains critiques ont dénigré injustement la prestation de l'orchestre de chambre norvégien : son accompagnement est pourtant infiniment plus riche, chaleureux et complice (que le pianiste soit aussi chef n'étonne plus alors !) que les accompagnements-bateau que l'on a coutume d'entendre dans ces mêmes pages. A partir de là, que ses sonorités ne soient pas toujours des plus flatteuses ne dérangent plus (les cordes, peu épanouies mais homogènes et vigoureuses dans les attaques). Le dialogue que Leif Ove Andsnes installe avec son orchestre est des plus enthousiasmants. Inutile d'attendre de grands élans romantiques dans ces deux concertos : l'heure est au classicisme le plus dénué d'emphase mais pas au sens négatif du terme. Le jeu du pianiste est d'un naturel certes saisissant mais jamais il n'affadit la musique. Au contraire, dans le cadre que se fixe le pianiste, elle s'exprime avec éloquence et chaleur. Ainsi, l'Allegro initial du Concerto n°17, aux rebonds très naturels, fascine par son agilité, ses phrasés, sa justesse somme toute. L'Andante qui suit est d'une pudeur rare dans l'expression et la réduction du quatuor d'orchestre à un quatuor simple crée un climat d'autant plus intime. L'équilibre entre le piano et les musiciens de l'orchestre y est merveilleux et tous nous font vivre de grands instants de Musique Pure. La simplicité semble être le maître mot de tous ces artistes. Le finale, débridé, au tempo très entraînant conclut une version totalement convaincante et enthousiasmante de ce concerto. Le 20ème, plus connu, surprendra par son ton intimiste dans un premeir temps, mais l'écoute prolongée révèlera une conception d'ensemble très cohérente, qui, sans être la plus idoine (à mon sens, donc, avis TRES subjectif) demeure très stimulante et nous change, au risque de me répéter, de la ratatouille sonore usuelle qu'on a pris l'habitude de nous faire entendre. L' Allegro initial avance au bon tempo et le mouvement ne cesse de croître en intensité, en noirceur, en pessimisme. Malgré cela, jamais la version ne verse dans les excès romantisants et le piano de Leif Ove Andsnes trouve toujours l'équilibre idéal entre fraîcheur et engagement et offre des jeux d'ombres et de lumières fascinants. La Romanze est d'un équilibre idéal dans cette conception. Le ton élégiaque y est, mais exposé avec davantage de lumière. L'orchestre y est très beau et chaque musicien s'évertue à faire chanter au maximum cette superbe musique. L'Allegro assai final, pris assez vite, avance avec énergie, fougue et tout est engagé dans un tourbillon sonore en constante expansion, qui ne s'éclaircit pleinement que dans les dernières mesures, où la folie mozartienne du chant sus-citée est à son comble. Un disque très intelligent, merveilleusement musical et très abouti. Félicitations à tous ces beaux Artistes !!!
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Mozart et un magnifique orchestre de chambre, 19 mars 2008
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Beaucoup de spontanéité , de vivacité et de fraicheur pour cette version à la fois intimiste et expressive.
Le jeu du pianiste est léger, subtil une grande bouffée d'oxygène pour des concertos de Mozart souvent revisités mais toujours aussi magiques.
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