Alexandre Konstantinovitch (Glazunov) Glazounov est né 1865 à Saint-Pétersbourg (Russie). Il prit des cours de musique avec Nikolaï Rimski-Korsakov (1844-1908), à qui il avait été recommandé par Mili Balakirev (1837-1910) et qu'il avait rencontré à l'âge de quatorze ans. À seize ans, il composa sa première symphonie et son poème symphonique « Stenka Razine », avant de se consacrer à la musique de chambre avec le groupe Belaiev. Il fit ses débuts de chef d'orchestre en 1888, et dirigea les Concerts Symphoniques Russes. Il fut nommé professeur au Conservatoire de Saint-Pétersbourg en 1899, puis en devint le directeur de 1905 à 1917 ; son élève le plus notable à cette époque est Igor Stravinsky (1882-1971). Après la guerre, il participa activement à la réorganisation du Conservatoire de Leningrad Saint-Pétersbourg), et son élève le plus connu à cette période est Dmitri Chostakovitch (1806-1975). Il quitta l'URSS pour raison de santé en 1928, et fit de nombreuses tournées en Europe et aux États-Unis avant de s'installer en France. Il est mort en 1936 à Neuilly-sur-Seine, et a finalement été inhumé à Leningrad en 1972. Parmi ses oeuvres majeures, on peut noter une Suite sur le thème « S-A-C-H-A », « Idylle » et deux Sonates pour piano, une « Fantaisie » pour deux pianos, « Meditation » pour violon et piano, « Elégie » pour alto et piano, « Elégie » et « Chant du Ménestrel » pour violoncelle et piano, sept Quatuors à cordes, un Quatuor de saxophones, un Quintette pour violoncelle et quatuor à cordes, deux Concertos pour piano, un Concerto pour violon, un Concerto pour saxophone, un « Concert-Ballade » pour violoncelle et orchestre, le poème symphonique « Stenka Razine » déjà cité, les « Finnish Sketches », les « Scènes de ballet », la « Rapsodie Orientale » et les Fantaisies « The Forest » et « The Sea » pour orchestre, huit Symphonies, quatre ballets, dont « Raymonda » et « The Seasons », la musique de scène « Le Roi des Juifs », ainsi que des Mélodies.
Jacques Ibert est né à Paris en 1890. Il étudia au Conservatoire de Paris de 1910 à 1914 avec Emile Pessard (1843-1917), André Gedalge (1856-1926) et Paul Vidal (1863-1931), et, après la guerre, remporta le Prix de Rome en 1919. Il fut directeur de l'Académie de France à Rome (villa Médicis) de 1937 à 1940 et de 1946 à 1960. Sans quitter ses fonctions à Rome, il fut appelé en 1955 à prendre la charge d'administrateur de la Réunion des théâtres lyriques nationaux. Toutefois, à cause de sa santé fragile, de la lourdeur de la tâche et des attaques dont il faisait l'objet, il se retira dès 1956. Il mourut à Paris en 1962. Parmi ses aeuvres majeures, on peut noter « Escales », « Jeux » et « Paris » pour orchestre, un Concerto pour violoncelle et instruments à vent, un Concerto pour flûte, un Concertino da camera pour saxophone et onze instruments, une Symphonie concertante pour hautbois et orchestre, un Divertissement pour orchestre de chambre, un Capriccio pour dix instruments, un Quatuor à cordes, un Trio pour violon, violoncelle et harpe, deux Ballet, « Diane de Poitiers » et « Le Chevalier errant », sept Opéras, dont L'Aiglon et « Les Petites Cardinal » en collaboration avec Arthur Honegger, et « Barbe-Bleue », des Mélodies, dont les « Chansons de Don Quichotte » pour baryton, et plusieurs musiques de film.
On ne sait presque rien de Pierre-Max Dubois, compositeur français né vers 1930, qui débuta ses études musicales au Conservatoire de Tours, fut élève de Darius Milhaud au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, obtint le Premier Grand Prix de Rome en 1955, et mourut à Rocquencourt (Yvelines) en 1995. Sa production compte plus de 150 oeuvres, en particulier de la musique de chambre parmi laquelle on peut citer une Sonate et « Dix Etudes de Concert » pour piano, une Sonate pour flûte et piano, une Petite suite for flûte & basson, des « Pièces caractéristiques » pour saxophone et piano, plusieurs Quatuors pour instruments à vent, dont le Quatuor pour saxophones, très bien interprété ici, est le plus célèbre, mais aussi un Quatuor pour flûtes, un Quatuor pour trombones, un Quatuor pour cors en fa, un Scherzo pour quatre bassons, et « Le Cinéma Muet » pour trompette, cor, trombone et tuba ; de la musique symphonique, dont un Concerto « Italien » pour deux pianos et orchestre, un Concerto pour saxophone alto et orchestre, un Concertino pour quatre saxophones, orchestre à cordes avec célesta et percussions, et une « Epsilon-Rapsodie » pour quintette de cuivre et philharmonie ; un Opéra et de la musique pour scène, dont « Dix figures à danser », petit ballet for alto saxophone & piano, ainsi que de la musique vocale, dont « Jeunes fillettes », et de la musique pour Choeur a capella.