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Condition de l'homme moderne Poche – 5 août 2002


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L'homme moderne perd sa vie à la gagner. Que fait-il, en effet ? Travailler pour subvenir à ses besoins ? Oeuvrer pour construire un monde d'objets dont les plus éminents sont les oeuvres d'art ? Agir au sens politique du terme pour instituer un monde commun régi par des valeurs communes ? Sans conteste, de ces trois modalités de la vie active (par opposition à la vie contemplative des Anciens), la dernière est désormais sacrifiée. Notre époque est ainsi marquée par le dépérissement du politique et le triomphe de l'économie. La condition de l'homme moderne est celle d'un homo laborans qui ne se reconnaît plus dans ce qu'il fait, et non celle de cet animal politique, comme le définissait Aristote, qui se construisait en construisant la cité.

L'horreur économique n'a pas attendu la mondialisation pour alerter les philosophes. Ne patientez pas jusqu'à la prochaine dépression boursière pour vous donner le loisir de lire ce classique résolument moderne ! --Paul Klein --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Revue de presse

La glorification de la vie active.
La modernité se caractérise essentiellement par un renversement, qui consiste à faire de la vie active, et non plus de la vie contemplative, ce qui constitue l'humanité de l'homme. Cette inversion est aussi ce qui fonde l'aliénation de l'homme moderne, qui finit par ne plus comprendre ce qu'il fait.
Travail, oeuvre, action : trois modalités fondamentales de la vie active.
La vie active désigne trois manières pour l'homme d'être lié au temps : l'homme travaille pour survivre, il produit des oeuvres pour conférer une permanence à son existence, ses actions sont la condition même de l'Histoire. En sur-valorisant le travail, la modernité condamne l'homme au caractère éphémère de la vie.
L'action comme condition du politique.
Sans l'action et le langage qui les sauvent de l'oubli, le travail et les oeuvres des hommes n'auraient aucun sens. En valorisant la production d'objets matériels au détriment de l'action des hommes dans le monde, la modernité aboutit nécessairement à une dégradation du politique : les hommes n'ont plus de monde en commun. -- Idées clés, par Business Digest

Notre rapport au monde, au travail, à l'action, est gouverné par une idéologie d'autant violente qu'elle s'impose sur un mode implicite. Il va de soi que celui qui ne produit pas n'existe pas ; il va de soi que travailler c'est produire et que vivre c'est consommer ; il va de soi qu'il faut produire plus, plus vite, avec le minimum de coûts. Hannah Arendt expose (souvent sur un mode confus et moins opératoire que Marx) la réduction idéologique mortelle auquel le monde moderne s'est soumis comme s'il s'agissait d'une fatalité. Fatalité du marché, fatalité de la mondialisation, fatalité du progrès au nom d'une seule et même loi : la productivité... Et celui qui parfois tente de négocier avec cette soit-disant fatalité apparaît comme un réactionnaire dépressif ou un utopiste dangereux qui n'a ni le sens du terrain ni le sens de l'histoire.

La victoire de «l'homo faber» est proclamée, et l'époque moderne se caractérise par un certain nombre de croyances qui consignent cette victoire : confiance aveugle placée dans la technique, assimilation de l'intelligence à l'ingéniosité, soumission au principe d'utilité, instrumentalisation du monde et identification de la fabrication à l'action.

Et pourtant si l'on se veut homme de terrain et de décision l'on est bien obligé de constater que la vie active ne s'épuise pas dans la notion de travail-production, que l'essentiel dans les entreprises se joue dans ces autres modalités de la vie active que sont l'oeuvre et l'action. Le diagnostic d'Hannah Arendt garde-t-il sa pertinence à l'heure du management, de l'innovation, de la création de richesse immatérielle, de marché de l'information ? Autrement dit les entreprises opèrent-elles encore cette réduction de la vie active au travail produisant des objets périssables, de l'homme au producteur-consommateur ? Oui et non.

Non, parce que ceux qui sont amenés à diriger des hommes, à conduire des projets, à mobiliser des énergies, à innover, sentent que leur action se définit davantage selon les catégories de l'oeuvre et du «faire» que selon celle du travail. Assurer une certaine permanence et cohérence à un projet, gérer des conflits, créer des synergies et un authentique sens de l'équipe, imaginer de nouvelles façons de faire ou de nouveaux produits, de fait cela ressort plus de l'action que du travail de production.

Oui, parce que ce qui pouvait apparaître comme une perspective il y a une quarantaine d'années est devenu la réalité quotidienne d'une partie de ceux qui voudraient contribuer au cycle production-consommation et qui s'en trouvent exclus.
Oui, d'autant que les critères selon lesquels on évalue le «faire» de la production sont devenus les seuls critères de l'action. L'homme quoiqu'il fasse est assimilé à un homo faber (une ressource) ses «actes» doivent être productifs comme une machine.

Le problème aujourd'hui est sans doute moins une exclusion des deux dernières catégories qu'une confusion idéologique qui vise à évaluer et à déterminer l'oeuvre et l'action à partir des critères du travail.
La réduction de l'homme à l'homo faber n'a pas supprimé l'homme qui pense, qui agit, qui décide et qui contemple, elle a fait pire, en le soumettant à des catégories ou valeurs qui ne peuvent être les siennes. La révolution économique et technique, dont on ne peut ni ne doit sous-estimer les effets, nous contraint à une rationalité limitée à ce qui est quantifiable et mesurable. Elle opère donc une confusion (à son avantage) entre ce qui est de l'ordre de la technique et ce qui s'y refuse, entre ce qui appartient à l'objet (connaissance technique, production, consommation) et ce qui est du ressort du sujet (décision, innovation, instauration d'un monde). Et le théâtre le plus spectaculaire de cette confusion, c'est l'entreprise.

Elle prône le risque, l'innovation, le management participatif (catégories du sujet, de l'oeuvre et de l'action) mais elle les évalue avec les critères de la production et de la technique : les effets doivent être immédiatement visibles et utiles c'est-à-dire productifs et certains. Or, celui qui prend un risque, qui invente une nouvelle manière de faire ou d'être, sent bien qu'il lui faut du temps (un autre temps que celui de la production), une maîtrise (une autre maîtrise que celle de la technique), une confiance en ceux avec qui il se lance (qui est bien autre chose qu'un contrôle qualité), bref des critères qui ne sont pas ceux de l'homo faber.

L'enjeu de l'entreprise, c'est de sortir de cette confusion entre ce qui appartient au monde de la technique (application qui doit être parfaite et productive) et ce qui relève du monde de l'humain (implication toujours fragile à renouveler) en évaluant selon les critères adéquats ce qui fait la spécificité de chaque mode d'action. Par exemple ne pas demander au même moment d'être innovants et performants, de prendre des risques et d'assurer une prévisibilité parfaite, d'être spécialiste et ouvert à toute possibilité, d'être rapide et réfléchi, de penser et de produire.

Ce n'est qu'en renonçant à ces confusions que l'entreprise cessera d'exacerber nos contradictions pour devenir un lieu possible de sens. -- Christine Cayol -- -- Business Digest --Ce texte fait référence à l'édition Broché .



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Détails sur le produit

  • Poche: 406 pages
  • Editeur : Pocket (5 août 2002)
  • Collection : Evolution
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2266126490
  • ISBN-13: 978-2266126496
  • Dimensions du produit: 18 x 1,8 x 11 cm
  • Moyenne des commentaires client : 4.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (6 commentaires client)
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36 internautes sur 39 ont trouvé ce commentaire utile  Par Paul Levesque sur 27 septembre 2010
Format: Poche
Lecture indispensable et réflexion aussi pertinente que profonde sur la condition moderne, caractérisée non seulement par l''inversion des priorités entre la « vie active » et la « vie contemplative », mais aussi et surtout par le renversement de la hérarchie qui, dans le monde antique, caractérisait les trois composantes de la vie active (le travail, l''œuvre et l'action) pour donner la priorité absolue au seul travail et considère l''homme quasi exclusivement comme animal laborans, par opposition à l''homo faber qui se réalise dans l''œuvre et au « zôon politicon » qui se réalise dans l''action. Cette mise en exergue de l''animal laborans se traduit par la subjugation de l''imaginaire moderne par l''économie.

Malheureusement, même si la traduction est d''une fluidité et d''une précision remarquables, l''édition est minable. Non seulement le texte est rempli de coquilles, mais pour une raison incompréhensible, la numérotation des paragraphes de l''édition originale anglaise a été omise (alors même que de nombreuses notes en bas de page y font référence!). L'absence d''un index thématique à la fin de l'ouvrage, également présent dans l''édition originale, en rendent la lecture beaucoup moins fructueuse. Dommage, car il faut convenir qu''il s'agit d''une œuvre phare de la pensée politique et philosophique.
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15 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile  Par Bertomeu Philippe sur 11 septembre 2010
Format: Broché Achat vérifié
Hannah Harendt nous révèle avec une fascinante lucidité ce qui couve sous la course effrénée de la modernité. Avec une profondeur peu commune et tout en restant "lisible" même pour des non spécialistes, elle nous fait toucher du bout de la conscience, les vertiges de l'homme moderne ébranlé par les processus qu'il a lui-même mis en route. A lire sans modération, pour ceux qui ont pour devise la liberté, et qui croient encore en un monde fait de main d'homme qui donne le sens à toute vie qui s'en vient, à toute vie qui s'en va.
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Format: Poche Achat vérifié
L'ouvrage est ambitieux, et passionnant à bien des égards. La grille de lecture proposée de la condition humaine et la perspective historique, profondément ancrée dans la philosophie antique, amènent une vision originale et décapante des temps modernes: effacement du domaine public devant le social qui projette la sphère privée au centre de tout. La vita activa dissout la vita contemplativa au terme d'une aventure dans laquelle le doute a ouvert la voie au rejet des religions. L'immortalité ici-bas a fait place à la vie comme principe immortel. C'est la partie convaincante.
Malheureusement, de larges sections (les chapitres 3 à 5, donc la moitié du livre) sont largement biaisées par un parti-pris curieux, imprégné de doctrine marxiste en particulier. Les thèses sont enchaînées par répétition à grand renfort de sophismes, mais l'auteur n'est pas crédible ni légitime dans sa lecture des phénomènes économiques, dont elle prétend tirer un diagnostic philosophique. Même faiblesse du côté des sciences, qu'elle explore avec un prisme dogmatique et largement déformant de surcroît.
Le quatrième de couverture est en plus totalement à côté du sujet. Et la préface de Paul Ricoeur également, qui prend 30 pages pour annoncer que ce travail est une réponse aux questions ouvertes posées par le travail sur le totalitarisme. Il avait sans doute trop fumé, ou bien c'est moi, mais il n'est pas question une seconde de ce précédent travail, ni des questions liées.
Très mauvais point pour l'éditeur (Calman-Lévy) à mon sens.
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