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Commentaires client les plus utiles
27 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
la renaissance de Lou Reed,
Par
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Coney Island Baby (CD)
On est fin 1975, Lou Reed est virtuellement naufragé. La dernière fois, en 1970, après avoir quitté le Velvet Underground, il était retourné travailler pour son père. Sa deuxième carrière, de 1972 à 1974, a réussi là où la première avait échoué, avec le succès commercial de Transformer, Rock'n'Roll Animal et Sally Can't Dance. Un voyage vers la dépersonnalisation de Sally, le suicide artistique de Metal Machine Music, les tournées auto-destructrices, la ruine. Et cette fois, il n'y a plus de refuge salarié possible, plus de salut ni de perte possibles que dans la musique, plus rien d'autre à faire que demander à un producteur de lui payer un disque. Il n'écrit presque rien, d'ailleurs. En puisant d'une part dans le stock de chansons écrites à l'époque du Velvet Underground et pas encore publiées (elles parsèment tous ses disques solo jusqu'en 1978) et en finalisant d'autre part une poignée de chansons qu'il travaille depuis le début de l'année, il tient l'ossature d'un LP. Il promeut co-producteur un jeune ingénieur prometteur, Godfrey Diamond, ce qui lui permet d'écarter à la fois le risque que le disque soit mal produit et celui qu'une forte personnalité lui dispute une part de liberté artistique. Il impose notamment un minimum de musiciens de studio et son jeu de guitare. Le son est très rock mid-70s, un peu assourdi, dans la lignée de Loaded en moins coloré mais mieux réalisé. Rien ne doit détourner l'attention des chansons, de l'honnêteté artistique avec laquelle Reed les a écrites, conjurant pour une fois toute tentation de se réfugier derrière une pose anti-émotionnelle. La finesse et la densité psychologique atteint son sommet sur le morceau-titre, où il affronte superbement les contradictions de l'existence. Cette réédition comprend pour la première fois les bonus d'époque : Nowhere at All et les premières versions de Dirt et Leave Me Alone, qui ne verront officiellement le jour que sur Street Hassle, ainsi que des démos de trois chansons de Coney Island Baby. Un des meilleurs disques de Lou Reed, dignement réédité, malgré l'absence des paroles.
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11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le meilleur Lou Reed,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Coney Island Baby (CD)
Lou Reed a beau être une sorte de légende vivante, sa carrière solo n'en est pas moins particulièrement inégale. Après avoir quitté le Velvet, l'animal va surtout se préoccuper de conserver sa place de parrain de la décadence, de chef de l'avant-garde, chèrement acquise avec le Velvet. Chaque disque marque alors une nouvelle tentative de reprendre la place que d'autres convoitent. Avec "Transformer", il rappelle que le glam de Bowie lui doit tout, à lui qui a été le premier à jouer sur l'ambiguité sexuelle. Avec "Rock'n Roll Animal" il embauche les guitaristes d'Alice Cooper et s'impose dans le heavy metal naissant. "Berlin" est un album-concept littéraire au possible, "Metal Machine Music" une fumisterie avant-gardiste, et "Sally Can't Dance" essaye d'être commercial.Au final, beaucoup de masques ; pourtant le Lou va se trahir, se dévoiler sur un album discretement élégant, subtilement troublant. C'est Coney Island Baby, un recueil de chansons parfaites, chantées avec choeurs, à la production sobre. Lou Reed se permet un son influencé par le doo-woop, musique que l'on entend entre les lignes de beaucoup de morceaux du Velvet et qui s'affirme ici au grand jour. Et puis, il faut entendre le rock'n roll animal chanter des choses comme "I'm just a gift to the women of this world" (merveille dont l'ironie est difficile à apprécier) ou "she's my best friend", soutenu par des la-la-la-la, des na-na-na ou des ohhhh-ohhh, des cloches et des xylophones. Le morceau-titre est un pur joyau, et l'ensemble est proche de la Grâce. Cette réédition au son parfait propose en bonus trois inédits et trois démos, montrant notamment que Lou Reed comptait d'abord appliquer un traitement "hard rock" à ses morceaux. Difficile de savoir quelle illumination lui a fait abandonner cette voie, ce qui a bien pu l'inciter à laisser tomber l'emphase, la pose. Quoi qu'il en soit, il ne retrouvera une telle sincérité que plus tard, bien plus tard, avec l'album "New-York". Le vrai visage de Lou Reed ? Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
15 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
70's rock au sommet!,
Par antoine "walou" (rennes france) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Coney Island Baby (CD)
Les années 70 furent celles durant lesquelles le rock devint un réel phénomène social,on pouvait gloser à l'infini sur un disque de Dylan ou sur les différences entre Bowie et Alice Cooper...Parmi toute les personnalités de cette decennie,le sulfureux Lou Reed demeure le Maître,le Lucifer de la cohorte d'anges noirs qui ont suivi dans sa foulée,le chemin épineux de la rock & roll attitude. 5 ans après avoir quitté le Velvet moribond,il va sortir son plus beau disque en solo,mélangeant vieilles chansons Velvet(she's my best friend) et un paquet de nouveautés,belles à pleurer. Epaulé par un backing band prodigieux,notamment la section rythmique & une production tirée au cordeau,Lou n'a jamais aussi bien chanté et,seul,peut-être,son voisin & émule Elliott Murphy,produira d'aussi beaux disques dans les années suivantes. Loin du sublime déluge sonique de Rock & Roll Animal,l'album est feutré,un son patiné,du velours pour les tympans,y compris sur le monstrueux Kicks,sa chanson post Velvet la plus remarquable. Il y a une justice,le disque fût bien critiqué & se vendit confortablement;à votre tour d'enrichir Lou! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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