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Perkins writes that his economic projections cooked the books Enron-style to convince foreign governments to accept billions of dollars of loans from the World Bank and other institutions to build dams, airports, electric grids, and other infrastructure he knew they couldn't afford. The loans were given on condition that construction and engineering contracts went to U.S. companies. Often, the money would simply be transferred from one bank account in Washington, D.C., to another one in New York or San Francisco. The deals were smoothed over with bribes for foreign officials, but it was the taxpayers in the foreign countries who had to pay back the loans. When their governments couldn't do so, as was often the case, the U.S. or its henchmen at the World Bank or International Monetary Fund would step in and essentially place the country in trusteeship, dictating everything from its spending budget to security agreements and even its United Nations votes. It was, Perkins writes, a clever way for the U.S. to expand its "empire" at the expense of Third World citizens. While at times he seems a little overly focused on conspiracies, perhaps that's not surprising considering the life he's led. --Alex Roslin --Ce texte fait référence à l'édition Relié .
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Tourments d'un être au coeur du pouvoir,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Confessions of an Economic Hit Man (Broché)
Dabord, il me semble quil faut bien préciser que ce livre, dun anglais facilement accessible, est avant tout une autobiographie, doù une force et une faiblesse. La bonne surprise a été le plaisir de lecture, évident. La vie de John Perkins est assez fascinante en elle-même, il essaie constamment de prendre du recul il analyse très bien, par exemple, les failles de sa personnalité qui ont attiré ses « recruteurs »-, et en même temps on le sent toujours baigné de cette culture dentreprise ou de cabinets de consultants, exaltant laccomplissement personnel, et ce même lorsquil aborde ses activités avec des peuples de lAmazonie. Ceci est particulièrement marqué dans le chapitre final, « what can you do », qui fleure bon les cours de développement personnel. Tout ceci dresse un portrait complexe, assez brut, de Perkins. Là où louvrage ma déçu, cest sur laspect de la réflexion. Perkins explique quil a été recruté par un cabinet nommé MAIN, aujourdhui disparu, chargé par les grands organismes internationaux et notamment la Banque mondiale et le FMI, de réaliser des études sur limpact de grands projets de construction, surtout dans les PVD. En fait détudes, il sagissait surtout de gonfler les résultats escomptés de ces opérations, de manière à inciter ces PVD à accepter des prêts énormes de la part de ces grands organismes internationaux. De lusage des consultants en tant quanalystes prétendument neutres. Un grand classique. Grâce à ces prêts, ces grands organismes offrent des chantiers gigantesques à des multinationales américaines où lon retrouve souvent des personnalités politiques de premier rang. Il est préférable que le PVD ne soit pas en mesure de rembourser, car il devient ainsi à la merci de ce quil nomme la « corporatocracy », alliance de politiciens, de multinationales et dorganismes internationaux. Faire accepter ces prêts à des politiciens de PVD pas toujours dupes était le rôle de John Perkins qui, au-delà de prévisions exagérément optimistes, savait donner ce que ces hommes de pouvoir attendaient : argent, femmes Louvrage évoque aussi plusieurs épisodes laissant entrevoir ce qui se passe lorsque les « economic hit men » (EHM) échouent, avec les jackals, sortes de tueurs dont il naura connu que lexistence, dont il peut difficilement prouver les interventions, mais sur lesquelles il na aucun doute. Cest le cas pour Torrijos au Panama par exemple. Un des intérêts de ce livre réside également dans ces rencontres avec des hommes assez admirables, tels Torrijos justement, dont lassassinat semble lavoir beaucoup marqué. Sur toutes ces questions, comme sur tout ce qui a une dimension factuelle, lauteur est assez convaincant. Par contre, pour une analyse plus globale du phénomène, on est très loin des subtilités dun Stiglitz, dont le propos recoupe beaucoup celui de lauteur. Perkins éprouve une réelle culpabilité vis-à-vis de ses activités passées. Il semble parfois être passé dun extrême à lautre, nhésitant plus à mettre tous les maux des PVD sur le dos des EHM et de cette colonisation moderne, autrement plus subtile que ses lointaines (ou pas si lointaines) parentes. Vers la fin du livre, alors que javais toujours du mal à mettre des mots sur létrange impression que me faisait Perkins, il en a lui-même mentionné un qui ma tout de suite semblé synthétiser son parcours et son regard actuel : la rédemption. Aussitôt je me suis dit quil y avait en lui quelque chose de ces protestants, musiciens par exemple, qui, au soir dune vie remplie dexcès en tous genres, se retournent brutalement vers lEglise et modifient totalement leur mode de vie, se transformant en croyants béats, sans doute animés par le désir de rattraper le temps perdu. Javoue que si cette capacité à rejeter son passé me fascine, je ne fais pas vraiment confiance à ces personnes pour avoir une certaine lucidité sur leur propre vie. Jai parfois eu les mêmes doutes avec lanalyse de Perkins : ce quil décrit est sans doute très grave, dune portée gigantesque, mais il semble difficile de faire des EHMs la source de toute difficulté sur cette planète. Mais, je le répète, son analyse est globalement convaincante. Elle gagnera sans doute à être croisée avec dautres approches.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un ouvrage décapant,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Confessions of an Economic Hit Man (Broché)
L'auteur interrogé sur Dailymotion ou Youtube a résumé ce qu'il a écrit dans ses livres et explique comment certains états sont "rançonnés" à partir du moment où leurs richesses (économiques, minières, pétrolières) intéressent des superpuissances (l'Amérique, notamment).Mise en coupe réglée, asservissement à des puissances supérieures. La démonstration est saisissante.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Intéressant mais...,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Confessions of an Economic Hit Man (Broché)
Autobiographie passionnante. Facile à lire.La teneur de ce livre n'était pas une révélation pour moi, elle pourrait toutefois l'être pour vous qui êtes en train de lire ce commentaire. Et dans ce cas elle sera de taille... Toutefois, on peut reprocher à l'auteur que le lien qu'il établit avec la NSA semble un peu ténu. Au delà de l'environnement familial propice, tout repose sur "Claudine"... Parfois des relents d'égotrip, mais ça se pardonne vite. Un ouvrage nécessaire pour une lecture contemporaine des constructions d'empires. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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