Je viens de terminer le livre de Hubert Védrine, celui qui lui a été commandé par Nicolas Sarkozy, sur la France face à la mondialisation et dans la foulée, j'aborde celui-ci. La vue de ce diplomate de haut niveau sur le monde et le fonctionnement de ses instituations est remarquable et dans celui-ci l'auteur prend une position plutôt tranchée en re-affirmant le rôle de l'état en tant que puissance politique.En effet, à l'époque de la mondialisation,le rôle de l'état est souvent perçu comme un frein, un facteur de blocage dans l'allocation optimale des ressources (régime de protection sociale, ...).
L'Europe peut être vue comme une entité supra-nationale qui vient se substituer aux pouvoirs des Etats. L'auteur nuance cette approche en précisant que la dimension politique doit s'exprimer par les volontés étatiques et que il n'y a pas de vision supra-nationnale sans des états souverains. Comme Hubert Védrine le dit,l'Europe n'est rien dans les états nationaux. Sur un plan économique, c'est parce que nous savons que la mondialisation est ineluctable, qu'il faut s'adapter et d'utiliser ses forces de façon profitable, qu'il faut affirmer le pouvoir régulateur de l'état car comme on peut le lire dans la presse économique, le marché n'est ni moral, ni immoral. Le marché est tout simplement amoral. Ce qui est une raison plus que suffisante pour effectuer une veille permanente (superviser la main invisible)et le réguler de façon pratique. Car les lois du Marché ne vont pas lutter contre les méfaits sur l'environnement, le travail des enfants, ...Il faut définir une cadre au niveau international mais légitimé par des états politiquement forts. Nicolas