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5.0 étoiles sur 5
Velvet Revolver "Contraband", 24 juin 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Contraband - Copy Control (CD)
De l'union de Dieux ne pouvait certainement pas naître un album de merde. Scott Weiland (accessoirement l'une des plus belles voix de la scène « grunge ») rescapé de Stone Temple Pilots, associé à Slash (accessoirement l'un des seul hommes au monde capable de réellement faire pleurer une guitare), Duff et Matt rescapés de Guns N' Roses et Dave Kushner ex-Suicidal Tendencies, ex-Infectious Groove entre autres, ça donne Velvet Revolver et ce premier album, « Contraband ». Et accessoirement, cet album, bah il est un peu réellement mortel tout de même. Du bon hard-rock, ni kitsch ni ringard, comme on pouvait en attendre de leur part. Si le disque se révèle quelque peu capricieux aux premières écoutes, ceux connaissant Weiland n'en seront pas surpris : fidèle à lui-même (au point de souvent faire sonner le groupe comme du Stone Temple Pilots), l'animal pond toujours ces mêmes mélodies complètement décalées auxquelles on n'accroche jamais immédiatement mais qui sournoisement grandissent en vous au fil des écoutes. Au bout de 4-5 écoutes, c'est le panard complet. Les refrains sautent à la gueule, les monstrueux soli de Slash couinent comme à la belle époque, et c'est reparti comme en 40. On tape du pied comme un forcené, on chante à tue tête, bref on est heureux de retrouver quelques-unes de ses idoles sur un seul et même disque pour un résultat aussi flamboyant. Pourvu qu'ça dure...
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11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un TGV m'est passé dessus, 31 août 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Contraband - Copy Control (CD)
Commençons par Scott Weiland. Je blâme « Plush » comme étant le premier fracas de Stone Temple Pilots ayant ouvert la brèche aux critiques les accusant de se faire des ronds sur le mouvement Grunge du début des années 90. Et comme Weiland chantait Plush en baryton, le pauvre se voyait affublé du surnom d' « Eddie Vedder Wannabe ».
Mais plus la décennie progressait, plus STP prouvait que le groupe avait des talents variés, Weiland s'affichant comme leader incontesté. Polyvalent et doué, il empruntait avec autant de facilité au punk et au glam qu'au grunge. Au final, STP a été un des rares groupes à survivre aux années 90 avec un prestige intact, enchaînant une suite impressionnante de singles.
Quant aux Guns, on peut se dire que le public attendait leur retour depuis 1991 ; on devrait plutôt dire 1988, quand Appetite for Destruction fit un massacre chez les disquaires, et du groupe les dignes successeurs des Rolling Stones et d'Aerosmith.
D'une certaine manière, Weiland et les Guns (sans Axl Rose bien sûr) se sont trouvés. Et l'alliance semble si naturelle, si électrique qu'on pourrait se demander pourquoi elle ne s'est pas produite plus tôt (réponse : la drogue). Contraband est l'œuvre d'un homme qui redécouvre sont talent de rock star, et d'un groupe désireux de rattraper le temps perdu. Un extrait de deux minutes suffit à mettre en miettes la moitié du rock mainstream (Hoobastank, vous êtes là ?).
Et ça marche. Les titres mélangent la marque de fabrique des solos bluesy de Slash avec les refrains classe et insidieux de Weiland. Le résultat est complètement nouveau : jamais empêtré dans le classic rock des influences Gunsiennes. C'est frais, brut et ça remue. « Sucker Train Blues » donne le ton. "Big Machine" reprend le couplet d' "Unglued" (STP) et rajoute un refrain heavy, avec un bridge qui donne à la chanson une mélodie qui fait son originalité. Les couplets sont lourds et endiablés, les refrains plus doux et mélodieux. Cette recette fonctionne très bien et nous donne les excellents « Illegal I Song », « Set Me Free », et « Spectacle ». Sans oublier le monstrueux « Headspace », titre montrant toutes les qualités des Guns avec la petite touche de Kushner qui harmonise bien l'ensemble.
Les power ballads valent le détour également : « Fall to Pieces » et « You got no right » apporte l'émotion là où le feeling est souvent absent : une formule de couplets lents et de refrains lourds et heavy, qui fonctionne ici. A noter : une excellente production, ce qui ne gâche rien, ça sonne comme du vieux hard rock gras au mesaboogie tout en étant très moderne à la fois. Joli tour de force...
Bravo à Weiland et au reste du groupe : séparément, pas d'avenir ; mais ensemble, ils ont peut-être trouvé le salut. Plus énergiques que depuis très longtemps, ils semblent pressés de mettre un bon coup de bambou au rock commercial qui empoisonne les ondes. On ne peut que leur souhaiter bonne chance.
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Album absolument grandiose!!!, 16 juin 2004
Par Un client
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Un album rock comme on en attendait depuis Appetite :)
Un rock puissant, des guitares sauvages (Slash n'a rien perdu de sa superbe), des rythmiques accrocheuses, et une voix pleine d'emotions.
En ces temps de disette, cet album est un must a posseder pour tout amateur de vrai rock.
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