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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
L'Odyssée !,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Contre-jour (Poche)
Avec "Contre-Jour", son septième roman, Thomas Pynchon saisit le Zeitgeist de l'époque qu'il décrit, l'esprit du temps si vous voulez. Historiquement, "Contre-Jour" se situe dans un pli de l'histoire, un moment charnière, entre une époque encore innocente, encore au seuil de l'enfance, où tous les rêves sont réalisables, les utopies acceptables, et un siècle matérialiste, un monde plus dur, âpre au gains, dont l'invention emblématique est certainement la découverte, évoquée au début du livre, de la technique de conversion de l'électricité en énergie « domestique » par Nikola Telsa (ainsi que sa future distribution commerciale). C'est l'ère du capitalisme naissant que stigmatise Pynchon dans ce nouveau roman. L'entrée dans une époque obsédée par le profit et qui verra bientôt triompher l'esprit du capital au bénéfice des puissants financiers de l'époque, signant ainsi la fin des « aventuriers » que sont les Casse-cou, ces adolescents évoluant au dessus du sol dans des communautés d'aérostiers, et celle des anarchistes illuminés comme Webb Traverse, personnage dont la descendance parcourt ce roman d'un bout à l'autre. L'année 1893, celle où débute Contre-Jour, représente donc bel et bien la fin d'une époque habitée d'idéalisme, de découvertes et d'innovations jusqu'alors innocentes et dévolues au bien de tous."Contre-Jour", par delà les aventures rocambolesques de ses protagonistes, nous mène de l'âge de la vapeur à celui de l'électricité, dans un enchaînement de découvertes qui préfigure la course et la conquête technologique sur notre planète. Une obsession qui hante tous les livres de Pynchon, des premières fusées (dans "L'Arc-en-ciel de la Gravité") à la naissance d'un réseau de communication global rendant obsolète les modes de communication alternatifs ("Vente à la criée du lot 49"), en passant par la fusion de l'atome, la bombe atomique, la guerre, "les" guerres, le terrorisme et la paranoïa ("V."), celle de la fin des années 60 ("Vineland"), celle de la guerre froide et celle que nous vivons aujourd'hui. Avec Contre-Jour, Pynchon se livre donc à une sorte de généalogie des symptômes qui ont annoncé le monde d'aujourd'hui. Le livre est un voyage à rebrousse temps pour expliquer comment nous en sommes « arrivés là »... "On écrit l'histoire pour se débarrasser du passé" disait Goethe. Il faut croire que c'est ce que fait Thomas Pynchon. En réécrivant l'histoire à sa sauce, il se débarrasse du passé et nous offre un nouvel avenir. Romanesque, l'avenir. Y en a t-il d'autre ? Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Looooooooooooooooooooooooooooooooooong, mais boooooooooooooooooooooooooooooooooon !,
Par Barthel Damien "Rock Fanatic" (Menucourt, Fr) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Contre-jour (Poche)
1400 pages en un seul tome (en poche) ! Il faut vraiment le vouloir pour lire "Contre-Jour" ! Mais au final, malgré une ou deux longueurs pas trop graves, rien à dire, ce livre est un des meilleurs de Pynchon.
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