La Vie Financière
Les feuilles d'impôts tombent comme les feuilles mortes de l'automne ! Pour remonter le moral des contribuables, l'auteur nous propose un implacable pamphlet qui démonte pièce par pièce les absurdités et les contradictions de la fiscalité française. Divisé en trois parties (La France dysfonctionnelle, pesanteurs, anomalies et injustices ; La fiscalité française ; Défense et conservation du patrimoine), le livre ne se contente pas de dénoncer. Il propose des pistes pour faire prospérer son épargne malgré les contraintes étatiques et les bourrasques extérieures, boursières ou monétaires.
Il est en effet possible, selon l'auteur, de préserver son épargne, et même de la faire grossir en utilisant judicieusement les niches fiscales existantes. Les actionnaires liront avec attention le chapitre consacré à la Bourse. L'auteur y distille quelques conseils que les boursicoteurs feraient bien de graver en lettres d'or : " Contrairement à ce que les sites Internet claironnent dans leurs publicités, la Bourse est un placement à moyen et à long terme, et nullement une sorte de Loto journalier. " Il conseille aussi de s'intéresser aux dirigeants des entreprises : " Vous devez surveiller de près la valse des dirigeants, car de leur aptitude à anticiper les défis industriels et stratégiques surgiront, entre autres, bénéfices et valorisation ou catastrophe. " --Gérard Négréanu--
L'Entreprise
Gestionnaire de fortunes, Grégoire Duhamel ne calcule pas lorsqu'il s'agit de critiquer l'Administration. Dénonçant les fonctionnaires, il s'en prend à ces " damnés " dont le taux de grève, l'absentéisme et les salaires sont supérieurs à ceux du privé. Les 1 500 inspecteurs du travail, ces " missionnaires de la lutte des classes " qui " pourchassent l'infraction, réelle ou imaginaire, comme les montagnards le dahu ", figurent parmi les bêtes noires de l'auteur.
Celui-ci s'acharne également, pêle-mêle, sur la gabegie supposée des départements et territoires d'outre-mer, des prestations sociales et des 37 000 collectivités territoriales. Il oublie au passage l'existence des écoles, des hôpitaux et autres services publics indispensables à notre société.
Ce sont ensuite le poids et la complexité de la fiscalité française qui servent de cible à cette charge en règle. Fustigeant la " diarrhée administrationnelle ", l'auteur s'attarde sur... la pose d'une nouvelle baignoire dans sa salle de bains : la TVA de la baignoire sera de 19,6 % alors que les tuyaux seront à 5,5 %. Et de dénoncer : " Il est abusif que les entreprises se voient obligées de disperser leur énergie dans le remplissage d'absurdes imprimés, et ce, aux seules fins d'occuper les gratte-papier de l'Administration. " Bref, " l'exil devient la solution de la dernière chance pour le désespéré fiscal. "
En attendant, notre gestionnaire de fortunes donne ses conseils aux contribuables français pour diminuer la base d'imposition, contrer l'ISF et réduire les droits de succession. Il ne s'agit pas de perdre le nord... --Sylvain Seyrig--