Présentation de l'éditeur
Ce livre, écrit par Maria Luisa Blanco à la demande dAntónio Lobo Antunes lui-même, est le résultat dune série dentretiens que la journaliste journaliste et écrivain en Espagne où elle dirige le supplément culturel dEl País a eue avec lécrivain portugais, davril 2000 à février 2001, à Lisbonne.
Habituellement peu enclin à la confidence, silencieux sur lui-même autant que sur ses livres, António Lobo Antunes se dévoile pourtant ici avec une grande sincérité et parle de sa vie et de son uvre en toute liberté. En douze chapitres explorant tour à tour les multiples « thèmes » essentiels qui parcourent son uvre, ce livre est un cheminement progressif dans le domaine protégé de lécrivain : son enfance, ses années de formation, sa rencontre avec la psychiatrie, la guerre dAngola qui le hante, la douleur de la perte dêtres aimés, sa façon dassumer le succès littéraire, de percevoir son métier et sa vie décrivain, son rapport à la mémoire, aux femmes, etc. ; il évoque ses goûts littéraires (Tchekov, Tolstoï, Dickens, Camoes, Flaubert ) et avoue sa dimension auto-destructive (« Le suicide est une présence constante »). Conversations avec António Lobo Antunes est loin de léloge vain ou de la reconstitution biographique. Lécrivain et lhomme, lhistoire, son histoire et ses histoires se mêlent pour ne former finalement quun tout et dessiner un superbe portrait de lauteur, observateur fascinant qui ne prend jamais la pose de lintellectuel, et qui conclue avec la sérénité dun vieux sage : « Mon pays est là où sont les gens qui me plaisent, les écrivains et les footballeurs que jaime. » « Que ces entretiens aient été possibles grâce à la générosité de lécrivain portugais, voilà ce que le lecteur doit avoir présent à lesprit. Il ne doit pas oublier non plus quil est impossible de capter toute la complexité et la richesse dun individu en une douzaine de conversations. De toute façon, prétendre cela sagissant de la personnalité labyrinthique de Lobo Antunes serait dune audace puérile. Mais cet ensemble de réflexions à voix haute, de révélations sincères, de confidences si intimes quelles frisaient parfois la limite de la pudeur la plus élémentaire, na dautre prétention que de rapprocher lécrivain de ses lecteurs, de contribuer à la connaissance des clefs et des motivations qui sous-tendent la prose de cet écrivain impénétrable. » Maria Luisa Blanco, « Introduction » à Conversations avec António Lobo Antunes
Habituellement peu enclin à la confidence, silencieux sur lui-même autant que sur ses livres, António Lobo Antunes se dévoile pourtant ici avec une grande sincérité et parle de sa vie et de son uvre en toute liberté. En douze chapitres explorant tour à tour les multiples « thèmes » essentiels qui parcourent son uvre, ce livre est un cheminement progressif dans le domaine protégé de lécrivain : son enfance, ses années de formation, sa rencontre avec la psychiatrie, la guerre dAngola qui le hante, la douleur de la perte dêtres aimés, sa façon dassumer le succès littéraire, de percevoir son métier et sa vie décrivain, son rapport à la mémoire, aux femmes, etc. ; il évoque ses goûts littéraires (Tchekov, Tolstoï, Dickens, Camoes, Flaubert ) et avoue sa dimension auto-destructive (« Le suicide est une présence constante »). Conversations avec António Lobo Antunes est loin de léloge vain ou de la reconstitution biographique. Lécrivain et lhomme, lhistoire, son histoire et ses histoires se mêlent pour ne former finalement quun tout et dessiner un superbe portrait de lauteur, observateur fascinant qui ne prend jamais la pose de lintellectuel, et qui conclue avec la sérénité dun vieux sage : « Mon pays est là où sont les gens qui me plaisent, les écrivains et les footballeurs que jaime. » « Que ces entretiens aient été possibles grâce à la générosité de lécrivain portugais, voilà ce que le lecteur doit avoir présent à lesprit. Il ne doit pas oublier non plus quil est impossible de capter toute la complexité et la richesse dun individu en une douzaine de conversations. De toute façon, prétendre cela sagissant de la personnalité labyrinthique de Lobo Antunes serait dune audace puérile. Mais cet ensemble de réflexions à voix haute, de révélations sincères, de confidences si intimes quelles frisaient parfois la limite de la pudeur la plus élémentaire, na dautre prétention que de rapprocher lécrivain de ses lecteurs, de contribuer à la connaissance des clefs et des motivations qui sous-tendent la prose de cet écrivain impénétrable. » Maria Luisa Blanco, « Introduction » à Conversations avec António Lobo Antunes