Quatrième de couverture
Ce qu'a dit Cézanne : on ne le sait pas. Plus de soixante-dix ans après sa mort, ses propos restent dispersés dans des publications inaccessibles : journaux d'époque, mémoires, plaquettes épuisées. On n'a que trop écrit de l'auteur des Baigneuses sans connaître ses déclarations les plus explicites sur sa peinture, sur Holbein, Véronèse ou Poussin, Chardin, Delacroix et Courbet, sur les compagnons de l'impressionnisme : Monet, Renoir et Pissarro, sur Redon et Gauguin. Propos tenus devant ses visiteurs français ou étrangers, peintres, poètes, critiques. Eclats d'une langue inimitable, nourrie de concision latine, et comme épousant, dans sa brièveté, le mouvement de la touche, ces textes obligent à une nouvelle interprétation du dispositif spatial chez Cézanne. On les trouvera rassemblés pour la première fois dans ce volume dont Michael Doran, bibliothécaire du Courtauld Institute of Art de Londres et spécialiste de la littérature cézanienne, a mené à bien l'édition critique.
