Cette gravure s'est méritée un «Diapason d' Or» fort curieusement tout juste après la version platinée «Or» de Enrico Gatti (-qui prône l'éloge de la lenteur-). Pourtant, ces deux prestations sont diamétralement opposées. Et celle de Montanari est délirante.
Stefano Montanari, au violon, livre une prestation décapante, époustouflante, virtuose des sonates de l'opus V de Corelli si souvent enregistrées. Par exemple, la sonate no 1 est sensationnelle : l'archet véloce de Montanari est captivant; féroce, audacieux, plein de cette liberté et de cette fougue qui font de cette gravure une oeuvre à part.
Tout le récital est construit à partir d'une vision libertaire, ou les solistes ne sont pas prisonniers de la partition.
Un récital captivant qui nécessite néanmoins une chaîne hi-fi capable d'absorber les «violences» du « Violone», dont je me serais volontiers passé.
Sinon le continuo de grand luxe sert admirablement bien le soliste.
Une version à part.