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Commentaires client les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Le maître du suspense est également un maître du sentiment amoureux et un fin politique,
Par Jean LE GOFF (Paris, France) - Voir tous mes commentaires (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR) (TESTEURS) (TOP 50 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Correspondant 17 (DVD)
Foreign Correspondant (Correspondant 17) est un grand film d'Hitchcock. Celui-ci confirme bien entendu ses talents de maître du suspense en développant crescendo une intrigue aux multiples rebondissements dans un film d'espionnage plein d'idées formidables donnant lieu à autant de scènes d'anthologie: la rencontre fortuite du héros avec l'homme politique qu'il est chargé d'interviewer, la scène du meurtre du sosie, celle des moulins, la révélation progressive du double jeu de Fisher,la tentative d'assassinat au sommet de l'église et la scène de l'avion abattu en pleine mer et des aufragés au cours de laquelle chacun des protagonistes va jusqu'au bout de lui-même. Le jeu des acteurs sert merveilleusement le scénario et Joel Mc Crea, qui n'était pas initialement pressenti pour le rôle et que Hitchcock trouvait un peu "relax" se bonifie au fur et à mesure du film.
Mais Hitchcock est aussi un maître du sentiment amoureux. Il y a peu de réalisateurs qui savent aussi bien rendre le sentiment amoureux féminin ou masculin dans leurs films. C'est peut-être le plus beau legs d'Hitchcock au 7è art. On trouvait déjà cette belle peinture dans les 39 marches en 1935, il est merveilleusement rendu ici dans le jeu de Laraine Day notamment, de la part d'un homme qui pesait 140 kg lors du tournage de ce film mais qui a très bien su rendre le merveilleux du sentiment amoureux à travers les acteurs qu'il dirigeait. Enfin, Hitchcock donne ici un message politique très fort en faveur de l'engagement des Etats-Unis dans la guerre: le message radiophonique du héros appelant les Etats-Unis à demeurer la lumière du monde occidental alors que le blitz a jeté une nuit noire sur le Royaume-Uni est un plaidoyer très fort en faveur de l'intervention qui ne sera décidée que bien plus tard. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Hitchcock et Correspondant 17,
Par MESNIER NATURE Nicolas "LE DISCOPHAGE" (Besançon, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 50 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Correspondant 17 (DVD)
Correspondant 17 (1940) est le 25è film d'Hitchcock et le second tourné aux États-Unis.
C'est un film d'espionnage brillant, aux multiples rebondissements, tourné dans un but de propagande antinazie mais qui a très bien vieilli grâce aux talents du cinéaste et des acteurs. Il mêle avec brio humour et suspens. L'efficacité de certaines scènes est remarquable : - le faux assassinat du diplomate : assez courte, cette scène se déroulant sur des escaliers est une merveille visuelle avec les parapluies noirs luisants cachant le meurtrier - les moulins à vent, ma scène préférée, d'un grand suspens : en partie muette, la caméra virtuose suit en mouvements de ballet les plongées/contre-plongées, entrées/sorties, montées/descentes du héros à l'intérieur du moulin, véritable ventre où grondent sourdement les roues dentelées en perpétuel mouvement métaphorique d'une nation en train de se faire broyer de l'intérieur par les espions allemands; les profondeurs de champ, les poutres, les zones d'ombres et de lumières, les escaliers, la poussière, tout fait penser à l'influence de l'expressionnisme allemand qui marqua Hitchcock dans sa jeunesse - l'échappée sur les toits de l'hôtel : le héros fait sauter par mégarde des néons de l'enseigne de l'Hôtel Europe qui devient alors Hot... Europe ! La scène de suspens se transforme ensuite en scène de théâtre de boulevard où notre héros se retrouve en robe de chambre et supports-chaussettes dans la salle de bain de l'héroïne où celle-ci venait d'envoyer l'amie de son père : quiproquo digne de Feydeau ! - la tentative d'assassinat à l'église : où la notion de vertige rappelle furieusement la scène de l'église de Sueurs Froides et où l'on est aussi trompé sur la victime de la chute - la scène de l'avion : prouesse technique pour l'époque d'un grand réalisme Le thème de l'oiseau ne rappelle pas le chaos, comme dans tous les autres films de Hitchcock : ici, c'est le symbole de la paix, des gens simples, de la liberté et de l'innocence. Comme animal par contre, l'immense chien de l'élégant espion allemand est bien inquiétant... L'humour est distillé à petites doses mais bien présent : par exemple le papy hollandais qui sort de chez lui avec un petit broc et qui tente de traverser la rue au moment de la folle poursuite en automobiles : dépité plusieurs fois, il finit par rentrer chez lui !; le jeu avec les chapeaux, plusieurs fois volés ou envolés; le diplomate letton avec sa face de lune et ses yeux ronds tournant dans ses orbites; l'homme en kilt... Le thème très hitchcockien du voyage de forme cyclique (on retourne d'où l'on vient) subi par le héros et qui lui permet de faire un voyage intérieur n'étonnera personne; l'histoire d'amour entre le héros et la fille du traître parait maintenant un peu démodée mais elle est le point faible de celui-ci qui, finalement, se sacrifie (ou se suicide?) pour sauver les naufragés (ou échapper à la justice). Hitch apparaît à 10' : il tient un journal qu'il déplie en croisant dans la rue le héros. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Correspondant Hitchcock ?,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Correspondant 17 (DVD)
Un savoureux mélange de politique/espionnage/action pour ce cru du grand Hitch, peu connu et pourtant insigne. Sorti en 1940, il annonce prophétiquement l'entrée des États-Unis dans la deuxième guerre mondiale. Hitchcock se montre peu amène avec ses nouveaux concitoyens (il s'était installé aux E-U l'année précédente) dont il fustige les journalistes, bouffons, crâneurs et indifférents au sort du monde.
Quelques scènes fameuses : le meurtre de Van Meer sur les escaliers suivi de la fuite à travers les parapluies et toute la scène de poursuite qui s'ensuit - pure virtuosité ; la scène des "moulins indicateurs" qui semblent annoncer "La mort aux trousses" (près de 20 ans avant) et enfin le crash de l'avion où, comme dans la fin de "L'inconnu du Nord-Express" (entre autres), Hitch se révèle époustouflant dans les scènes catastrophes. Le discours final à la radio londonienne (très gaullien finalement !) appelant à la fin de l'indifférence de l'Amérique face à l'enténèbrement du vieux continent est un grand moment de l'œuvre du maître. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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