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Cortés et son double : Enquête sur une mystification Broché – 17 janvier 2013


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Extrait

Extrait de l'introduction

En ce début d'année 1529, l'hiver a pris possession de Tolède. Un vent glacé court dans les ruelles en pente. Le ciel est bas et lourd. La neige menace. On est dimanche.
La ville se presse dans la cathédrale pour assister à la grand-messe. Les fidèles attendent, assis, l'arrivée de l'empereur. Car depuis six mois, la Cour a investi Tolède, la rebelle, l'ancienne capitale des comuneros qui s'étaient levés contre le jeune pouvoir de Charles Quint. Une puissante odeur d'encens froid imprègne les travées. Une rumeur annonce l'arrivée du souverain. Entouré d'une sorte de garde prétorienne où l'on distingue, mêlés, des conseillers flamands et des grands d'Espagne, le roi avance avec difficulté. Il boite. On dit qu'il a la goutte. Dans un froissement de manteaux, le souverain et ses courtisans s'assoient. Le silence se fait, la messe peut commencer. Mais alors qu'un chantre en surplis vient d'entonner la première psalmodie, un homme vêtu de noir entre par la porte latérale et s'avance d'un pas décidé vers le premier rang. Sans être d'une très grande taille, il affiche une belle prestance. Il respire la détermination. Des allées montent des murmures : l'assistance s'étonne. Certains se lèvent. Quel est donc ce personnage effronté qui se permet d'entrer dans la cathédrale après le roi ? Le voici qui se fraie maintenant un passage entre les courtisans pour aller s'asseoir sur un siège resté vide au côté du comte de Nassau, lui-même assis à la gauche de Charles Quint. Cet homme qui toise publiquement son souverain, c'est Cortés, le conquérant du Mexique. Une légende vivante.
Quelques semaines plus tôt, le roi est venu en grande pompe faire une visite protocolaire au domicile privé d'Hernán Cortés, de passage en Espagne. On pourrait être surpris de ce geste de reconnaissance de la part de Charles Quint. Mais tel est le rapport de force du moment : ambigu. Héritier de Maximilien d'Autriche, de Ferdinand d'Aragon et d'Isabelle de Castille, le roi d'Espagne ploie sous les apanages. Mais sa politique est illisible et contestée. Ses troupes sont entrées dans Rome en 1527, appréhendant le pape Clément VII et mettant la ville à sac, signant un acte de barbarie qui traumatisera durablement l'Occident : comment dès lors se présenter comme chef de la chrétienté ? Il séquestre dans d'abominables conditions les jeunes enfants de François Ier retenus comme otages à la suite de la bataille de Pavie. Ce roi, qui fait la guerre par procuration et gouverne sans gloire, a de surcroît du mal à se faire accepter par ses sujets espagnols. Ils le voient comme un étranger. Né à Gand, élevé en Flandres, il ne parle effectivement que le français et ne parviendra jamais à apprendre l'espagnol.
Face à lui, Cortés représente la vieille aristocratie de souche, mais aussi l'Espagne qui réussit, l'Espagne du grand large. D'où Charles Quint tire-t-il sa richesse si ce n'est de l'or du Mexique ? Les conquêtes de Cortés ont triplé le territoire hispanique. Alors, le conquistador a ses partisans au sommet de l'État et certains le traitent en héros. Bien sûr, il fait de l'ombre au roi et suscite des sentiments de jalousie. Mais, pour les partisans de son éviction, l'équation n'est pas simple : comment conserver le Mexique en se séparant de son conquérant ? Car une étrange alchimie gouverne ces terres mexicaines que Cortés a baptisées «Nouvelle-Espagne». Son maître y dispose de soutiens indigènes non négligeables... Et la menace de sécession est pour le roi une perpétuelle épée de Damoclès.

Revue de presse

Le coeur du livre décrit la progression de Cortés et de ses 383 hommes, que Díaz suit comme une ombre, dans un style simple et naturel, marqué par l'oralité, le «je», les mots nahuatl, l'esprit de chevalerie et le sens de l'observation...
C'est l'histoire de cet homme et la paternité du texte que remet aujourd'hui en cause, dans un livre alerte au ton romanesque, l'anthropologue Christian Duverger. Spécialiste du Mexique et particulièrement des Aztèques, auteur voilà huit ans d'une biographie de Cortés où il reprenait ce qu'il dénonce désormais comme «vulgate», il affirme dans Cortés et son double que l'auteur de l'Histoire véridique de la conquête de la Nouvelle-Espagne n'est pas Díaz, mais Cortés lui-même. Il l'aurait écrite entre 1543 et 1546, à Valladolid, dans le «trou biographique» qui creuse sa fin de vie et sa disgrâce...
Il faut imaginer le choc : c'est comme si on apprenait que les Mémoires de Commynes ont été écrits par Louis XI, ou les Mémoires d'outre-tombe par Napoléon. (Philippe Lançon - Libération du 24 janvier 2013)

Quelle histoire ! C'est une mystification sans égale que vient de mettre au jour l'historien Duverger, spécialiste des civilisations méso-américaines et biographe du conquistador Hernan Cortés. Les révélations qu'il apporte au cours de sa magistrale enquête relèguent tous les cas de mystification littéraire connus (des gags de Boris Vian-Vernon Sullivan au cas Gary-Ajar) au rang d'aimables plaisanteries...
Cortés, dans le plus grand secret, écrit un récit qu'il destine à la postérité et dont il entend faire endosser la paternité à l'un de ses soldats. Ce tour de passe-passe est enfin mis au jour. Dans un récit palpitant qui laisse groggy et offre une belle méditation sur le sens de l'Histoire. (François Busnel - L'Express, février 2013)

Lorsque les historiens mettent en question l'attribution classique d'une oeuvre, c'est généralement pour en retirer la paternité à un artiste ou à un écrivain consacré. A preuve, les désattributions souffertes par Rembrandt ou l'obligation faite à Shakespeare de partager avec d'autres dramaturges certaines de ses pièces les plus célèbres. Le propos de Christian Duverger est inverse puisqu'il s'agit pour lui d'attribuer une oeuvre à un nom plus fameux que celui retenu par la tradition. Historien du Mexique, grand spécialiste des Aztèques, auteur d'une biographie de Cortés, Christian Duverger entend dévoiler la " mystification " qui a fait attribuer à Díaz del Castillo, l'un des soldats de Cortés lors de la conquête du Mexique, le récit le plus spectaculaire de cette épopée moderne...
Pour Christian Duverger, ce " véritable " auteur ne peut être que Cortés lui-même qui, mieux que personne, connaissait tout ce que Díaz del Castillo ne pouvait qu'ignorer. De là, l'hypothèse qui fait attribuer au conquistador la rédaction de l'Histoire véridique durant les années de son retrait, sinon de sa retraite, à Valladolid, entre 1543 et sa mort en 1547. C'est alors qu'il aurait imaginé d'écrire parallèlement à ses conversations avec López de Gómara, chargé de la chronique officielle mais qui n'avait jamais traversé l'Atlantique, une autre histoire, plus authentique, fondée sur le témoignage direct de celui qui a vu et vaincu. (Roger Chartier - Le Monde du 28 février 2013)



Détails sur le produit

  • Broché: 310 pages
  • Editeur : Seuil (17 janvier 2013)
  • Collection : UNIV.HISTOR.
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2020604426
  • ISBN-13: 978-2020604420
  • Dimensions du produit: 22 x 2,1 x 14,5 cm
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile  Par Napoléon Turenne le 29 juin 2014
Format: Broché Achat vérifié
Ce livre prétend démasquer le véritable auteur de l'oeuvre de Diaz del Castillo. Ce serait Cortés lui-même... Le raisonnement est fluide, fonctionne par déductions... mais sans preuve. L'idée prévaut sur la preuve, sur la recherche. Le livre a été écrit à la légère, au mépris des principes fondamentaux de la recherche historique, ce qui pourrait s'expliquer par le fait que certaines "écoles" privilégient les concepts à la véritable recherche, qui peut sembler plus "fermée", mais qui s'avère finalement plus authentique et honnête. Le manque de rigueur de l'auteur se confirme quand on le voit confondre Sully et Henri IV (et le chroniqueur d'Historia n'y a vu que du feu !), alors qu'en recherchant la source de l'auteur (disponible sur Google), il n'y a pas de confusion possible. Et puis n'importe quel élève de quatrième ayant sous les yeux son manuel scolaire (à défaut d'avoir mémorisé les portraits) aurait évité pareille erreur. A force de vouloir être novateur (ou, pire, sensationnel), on méprise les fondements essentiels de la recherche historique et on commet des livres inopportuns, créant des polémiques stériles et péremptoires (dans le mauvais sens du terme ; on a vu une polémique avec des chercheurs espagnols qui, eux, ont compris la supercherie qu'incarne cet ouvrage !). Mais en portant certains titres, on a apparemment le droit de faire paraître un peu tout et n'importe quoi... Livre habile dans son écriture, "mystification historiographique" indigne d'un point de vue historique, "Cortés et son double" est à oublier.
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Par Charles Ry le 26 avril 2014
Format: Broché
L’histoire de la conquête du Mexique par Hernan Cortès a été racontée en détails dans un manuscrit (finalement édité) très complet et de très grand qualité littéraire, et ceci du vivant même du conquistador. Cet écrit a connu des vicissitudes incroyables, et voyagé à plusieurs reprises entre l’Espagne et l’Amérique latine au cours du temps. Le livre de Christian Duverger relate son enquête pour identifier son véritable auteur et bien entendu présenter et argumenter ses conclusions.
J’ai acheté ce livre après avoir entendu une émission de radio sur le sujet. Je craignais un livre un peu austère, mais pas du tout, il se lit comme un roman. Le style est clair, les explications arrivent toujours quand il faut pour éviter les incompréhensions, et pourtant, c’est une histoire bien compliquée ! Je suis sidéré par le travail de bénédictin de l’auteur, qui semble avoir fouillé les moindres recoins du Monde concernés directement ou indirectement par l’histoire de la conquête du Mexique. Il va jusqu’à traquer les régionalismes de la langue espagnole (le castillan), les références culturelles sous-jacentes ou même les influences de la langue aztèque sur le style du manuscrit, pour identifier le ou les auteurs. Son érudition et la façon dont il l’utilise sont tout simplement stupéfiantes ! A lire absolument quand on s’intéresse à l’histoire, à la littérature, et sans doute à l’histoire de l’Amérique latine.
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10 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile  Par Arribat TOP 500 COMMENTATEURSVOIX VINE le 10 mai 2013
Format: Broché
Si à priori on peut toujours s’intéresser à sonder les origines d’un écrit pour y déceler une manipulation de l’histoire, il est pourtant difficile pour le lecteur ordinaire, même s’il se passionne pour la période concernée, de rester captivé par la démonstration. C’est en tous cas ce qui m’est arrivé lors d’une première tentative de lecture. Il aura fallu attendre la lecture de la relation sur la conquête du Mexique pour que j’en revienne à la thèse pour voir si elle ne comportait pas quelques réponses aux questions que l’on peut se poser au sujet de ce fameux Bernal Diaz del Castillo.
Voilà une démarche utile. Bernal qui en première lecture n’arrivait pas à s’extraire du statut de quidam, devient après avoir lu « sa »prétendue relation, le centre du doublon et son double. Les questions que l’on se pose à la lecture de la relation sont justement celles qu’affronte Duverger en proposant en hypothèse une auteur plus crédible de cette chronique de la conquête du Mexique.
Il est donc profitable pour l’intérêt de cet essai de Duverger de lire au préalable la relation de Bernal. Pour autant les arguments apportés par Duverger restent pour la plupart du domaine de la supputation et non de la preuve. Et même si au travers de cette enquête nous apprenons à mieux connaître le contexte de l’époque, en particulier à saisir en filigrane l’omni présence d’une lutte d’influence entre la couronne et des colonisateurs toujours tentés par une autonomie qui n’aurait après tout était légitime.
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