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61 internautes sur 63 ont trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
allegé, trop allegé, 18 décembre 2005
Étant une fan (et grande prescriptrice) de « la vérité sur les cosmétiques » de Rita Stiens, chez le même éditeur (pour moi « LE livre utile en 2005 »), je me suis précipitée sur le livre de Laurence Wittner, pour y trouver un complément utile d’information. Et j’étais déçue. Après une lecture rapide (env. 3 1/2 h pour les 220 pages en caractère relativement grand), mon premier constat est : une « vérité sur les cosmétiques » en version très allégée. Ce livre, comparé à son prédécesseur, est vraiment une version « light », autant dans le ton (moins incisif, moins tranché, plus « politiquement correct») que dans la documentation et les sources. Il se veut pratique et précise les principaux composants pour chaque famille de produits (savon, gel douche, shampooing, lait démaquillant, …) : d’abord « la base », ensuite « les bons agents » et à la fin « les composants douteux ». En fonction de la famille de produits, un ou plusieurs composants sont mis en avant dans des fiches techniques détaillées (ça, c’est bien fait). Avancer à travers le type d’utilisation, famille par famille, dans le vaste domaine des composants cosmétiques (on parle de plus de 6000…), semble faciliter l’approche. En réalité, cette méthode n’est pas très pratique, car elle entraîne : • beaucoup de redites et de doublons : tout ce qui mousse utilise à peu près les mêmes agents moussants, toute émulsion les mêmes huiles et émulsifiants, or, dans chaque chapitre les mêmes composants sont présentés à nouveau • beaucoup de « trous noirs », de composants non-mentionnés, car aucune des présentations par famille est vraiment exhaustive et complète. Exemple : dans la salle de bain de ma belle-sœur (qui n’a pas encore fait le tri…) , plus de la moitié des composants des produits n’apparaîssent simplement pas dans ce « mode d’emploi » - qui du coup perd un peu de son utilité.… Dernière remarque : l’auteur semble être particulièrement proche d’une marque allemande de cosmétiques, Annemarie Borlind. Par honnêteté intellectuelle, l’auteur remercie d’ailleurs le directeur commercial de cette marque (p2) - et lui dédie indirectement son livre. Du coup, on ne sait plus bien, ou commence l’auteur indépendant et ou s’arrête le directeur commercial. Cela devient flagrant lorsque l’auteur traite les parabènes et le phénoxy-éthanol, des conservateurs critiqués par ailleurs (Stiens, mais aussi Que Choisir) - et utilisés par cette marque allemande (page 170 – 172, 186 – 188). Si on compare ce que dit l’auteur sur ces deux conservateurs et ce que dit la marque allemande sur son site (http://www.boerlind.com/f/cosmetiques.html#006), on ne peut que rester intriguée. Ma conclusion : ce livre semble plus facile d’accès que « la vérité sur les cosmétiques » de Rita Stiens, mais à bien y regarder il est bien moins complet et nous laisse en conséquence avec bien plus de points d’interrogations. La collusion avec le discours d’une marque ne fait que rajouter à ma confusion. Mon conseil : préférer l’original à la copie.
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