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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Fascinant,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cosmogramma (Album vinyle)
Projeté au succès avec son second album Los Angeles en 2007, qui arborait une electro hallucinogène aux racines hip-hop, le Californien Steven Ellison, alias Flying Lotus, revient tout chambouler avec le révolutionnaire Cosmogramma. Ce nouveau disque part de la même idée que le précédent, mais il est résolument plus abouti. Flying Lotus, pour l'occasion, a embauché quelques musiciens, dont une harpiste. Au saxophone, vous trouverez Ravi Coltrane ' oui, le fils de John, légende du jazz ' et au chant, sur une piste, Thom Yorke, chanteur de Radiohead. Tout ce beau petit monde est passé en studio pour enregistrer trois quarts d'heure de petits interludes, d'instants magiques et de nuages chaotiques de free jazz, dans un océan de beats hip-hop inspirant le respect. Les pistes sont, pour la plupart, très courtes : l'album n'a de sens que dans son intégralité ; écouter une piste de manière aléatoire serait inintéressant. On écoute Cosmogramma pour l'ambiance, pour une évasion intégrale de qualité. Un conseil : courrez acheter ce disque. Vous allez savourer l'instant. Ce délire expérimental, guidé par des styles musicaux incroyablement aboutis, vous mènera là où personne n'a jamais mis les pieds.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
WARPCD195X,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cosmogramma (CD)
J'ai eu la bonne idée (quoique très logique) d'attendre avant de laisser ici mon avis sur ce bel objet (première édition CD enfermée dans un fourreau nappé de feuilles d'or.Parce qu'au départ j'ai eu beaucoup de mal avec ce "Cosmogramma", beaucoup moins évident que le précédent "Los Angeles". Si certains morceaux sont en droite lignée de ce à quoi l'on pouvait s'attendre ("Nose Art", testé par Steven Ellison à la cité de la musique pour les vingts ans du label WARP l'année dernière), d'autres sont habituellement l'apanage de producteur Free Jazz. Le coup, s'il fut difficile à encaisser à la première écoute, a laissé place à une domestication quotidienne de chaque œuvre pour aboutir à un plaisir d'écoute certain. Décidément, les Boards Of Canada en auront inspiré beaucoup avec leurs ritournelles analogiques ("Zodiac Shit"). Très inspiré, "...And The World Laughs With You" l'est. Duo improbable entre le hip-hop cinématique et hérétique, mais toujours bien senti de F.L et la sublime autant que troublante voix du chanteur de Radiohead, Thom Yorke. En tout objectivité, même si ma préférence va au précédent album de Flying Lotus, l'écoute de ce "Cosmogramma" est plaisante, voire très satisfaisante. Peut-être pas le meilleur album WARP de cette première partie de 2010 mais sérieusement, l'un des plus originaux des sphères (entremêlées) électroniques et abstrackt hip-hop. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le futur entre les mains de Warp,
Par Krik "Last night a DJ saved my life" (Brive-la-Gaillarde, Corrèze, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cosmogramma (CD)
Cet album de Flying Lotus (Steven Ellison) se situe à la confluence de nombreux artistes et styles qui ont marqué le fameux label Warp (et plus largement l'électro) durant les années 90. Au croisement de l'abstract hip-hop (Prefuse 73), de l'IDM, de l'électronica, de la drum'n bass (Squarepusher), de l'ambient ou des paysages poétiques et oniriques de Boards of Canada. À cela se mêlent free jazz, dubstep, un brin de soul, des cordes évoquant des musiques de films ou le meilleur de Craig Armstrong, et même quelques échos de musiques sud-américaines.Cela fait beaucoup me direz-vous : une potentielle usine à gaz ou le risque d'un pudding indigeste ! Pourtant, non. Bien que l'album soit dense, il ressemble à un kaléidoscope lumineux, imprévisible. Et digeste. Car point de recyclage ici, mais une perpétuelle invention. Steven Ellison a adjoint à ses machines des musiciens : outre les cordes déjà évoquées (par Miguel Atwood-Ferguson), sont notamment conviés son cousin Ravi Coltrane (Gonjasufi) au saxo, Stephen Brune (Thundercat) à la basse, et Rebekah Raff à la harpe. Le morceau sous-titré "Auntie's Harp" (la harpe de ma tante) est d'ailleurs probablement un hommage à la propre tante de Steven Ellison, Alice Coltrane, harpiste et pianiste. L'album est presque instrumental puisque, hormis via des samples, seulement trois morceaux accueillent des invités vocaux, et à bon escient : outre Thundercat déjà cité en tant que bassiste, Thom Yorke de Radiohead et Laura Darlington. "Cosmogramma" constitue un ensemble unique, d'une richesse foisonnante, et presque d'un niveau égal du début à la fin. Bien que composé de dix-sept pistes, il doit s'écouter dans son intégralité ; dissocier des morceaux ne serait pas pertinent. Cet album est si riche qu'il m'a fallu nombre d'écoutes pour l'apprécier à sa juste valeur. Et encore, y suis-je parvenu ? Je ne suis pas certain d'en "venir à bout" un jour ; j'entends par là que j'y découvrirai sans doute toujours quelque chose, il me mènera à l'écouter avec une oreille à chaque fois différente. Autrement dit, il faut du temps pour l'appréhender, pour l'aimer ; et la première écoute peut laisser abasourdi. Nous savons qu'au cours des années 00 le label Warp a élargi son champ d'action à des styles très éloignés de ceux qui ont fait sa réputation flatteuse (mais justifiée), pour un résultat plus ou moins convaincant. Flying Lotus poursuit dans la ligne initiale et assure à Warp un futur toujours innovant. (Commentaire de Krik, posté sur amazon.fr le 10/09/10) Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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