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Cosmopolis
 
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Cosmopolis [Espagnol] [Poche]

Don DeLillo , Marianne Véron
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Prix Amazon Neuf à partir de Occasion à partir de
Poche EUR 6,17  
Broché EUR 4,75  
Poche, 7 février 2005 --  

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Une journée dans la vie d'un homme d'affaires, celle de Eric Michael Packer, un yuppie, jeune premier dans la réussite, parti d'une petite start-up, parvenu en haut de l'échelle. Comme dans une boîte à musique renfermant une entière partition, Don Delillo a concentré en quelques heures l'existence d'un homme et, au-delà de sa marionnette, un monde cosmopolite, vibrant aux rythmes des frénésies new-yorkaises. Cosmopolis est d'abord une œuvre sur la réussite entrepreneuriale, sur l'univers de la finance brossé au scalpel. Où se mêlent les limousines blindées, les bureaux gavant les buildings, les tours de banques, les appareils de régulation d'air, les agents de sécurité et les gardes du corps, les meurtres, les directeurs financiers en short de jogging et débardeur, les "lueurs du cybercapital", des hommes et des femmes les yeux rivés sur des écrans de contrôle, des rencontres amoureuses furtives, des relations sexuelles non moins furtives, des échanges courts et secs, des adeptes de rave party croisant des smurfeurs.
Au reste, dans l'effervescence de New York, tout le monde croise tout le monde, Indiens et Pakistanais, latinos et Chinois, anarchistes et chauffeurs de taxi sikhs. Point de hasard au titre du livre choisi par Don Delillo, dans un amas de petites choses, de courses exaltées par les flambées des cours pour son personnage principal, jusqu'à la confrontation fatale avec un exclu, brimé, brisé, licencié, auparavant analyste de devises. C'est là un formidable tourbillon de fin de XXe siècle aux apparences économiques et sociales et en fin de compte humain, terriblement humain. --Céline Darner --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

Présentation de l'éditeur

Cosmópolis transcurre en un solo día, el último de una época, entre el final de la guerra fría y la era de terror de los años 90, cuando el mercado financiero se desploma y la «nueva economía» inicia su agonía. Una historia que surca temas capitales: la paranoia, el sexo, la muerte, el mercado global, el terrorismo y la relación entre poder y tecnología. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

Détails sur le produit

  • Poche: 221 pages
  • Editeur : Actes Sud (7 février 2005)
  • Collection : Babel
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2742753206
  • ISBN-13: 978-2742753208
  • Moyenne des commentaires client : 3.6 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (5 commentaires client)
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 1.237 en Livres anglais et étrangers (Voir les 100 premiers en Livres anglais et étrangers)
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13 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Entre Ballard et Brett Easton Ellis, 22 octobre 2009
Par 
Pokespagne "Pok" (Madrid, Espagne) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cosmopolis (Broché)
De Lillo est un génie, tout le monde le dit, alors ça doit être vrai. Je n'ai pas réussi à lire plus de 10 pages du premier livre de De Lillo qu'on m'a offert, ce qui ne m'arrive jamais. J'ai acheté "Cosmopolis" parce qu'il était court, et je l'ai reposé après 10 pages, incapable d'entrer dans le livre, du fait du style de l'auteur, poétique certes, abstrait aussi, mais qui ne me parlait pas outre mesure. Et puis j'ai appris que Cronenberg, oui, Cronenberg allait adapter le livre, alors je me suis dit que... Il devait y avoir quelque chose pour moi dans ces 190 pages. Et de fait, j'ai fini par rencontrer un sujet, une forme et, peut-être, un auteur. "Cosmopolis" fascine donc - pour peu qu'on franchisse la barrière des premières pages - par sa profondeur symbolique et sa force visionnaire (je pense aux scènes formidablement visuelles - qui appellent l'adaptation cinématographique - des émeutes de "rats" ou de l'enterrement d'une star de rap), autant que pour l'aspect "livre-cerveau" (le monde perçu seulement à travers les perceptions pour le moins fluctuantes du personnage principal), fondamentalement Cronenbergien, en effet. Au delà du talent fou dans la construction convergente du récit - la conclusion en est rapidement dévoilée - et de la beauté de certaines phrases, conjuguant trouvailles "sémantiques" et inspiration poétique indéniable, il reste au fond de moi une gêne, légère, mais indiscutable : le thème de "Cosmopolis" reprend assez littéralement les obsessions d'un J.G Ballard (la connexion Cronenberg, encore) sur le délitement de sociétés déshumanisées, en les confrontant avec l'hébétude caractéristique des premiers Brett Easton Ellis... Deux de mes auteurs préférés de tous les temps, mais dont je ne suis pas sûr qu'ils auraient fait un meilleur livre sur ce thème !
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 une traversée de New York en limousine d'un requin de la finance, 15 novembre 2011
Par 
Jean for Joel "J.V Omri" (Suisse) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cosmopolis (Broché)
Éric Packer, un requin de la finance, va nous faire vivre une traversée post-moderne de New York dans son immense limousine blanche (et blindée) au sol recouvert de marbre de carrare, au plafond fresqué, confortablement meublée avec toutes les commodités inhérentes (toilettes, bar, etc), tapissée d'écrans d'ordinateur qui lui permettent de suivre l'évolution de ses investissements, il reçoit ses collaborateurs là, son médecin, il ne perd pas une minute, il a des gardes-du-corps, une menace de mort plane sur sa tête (un ancien employé licencié veut l'abattre afin de retrouver sa dignité), il est marié à une richissime héritière qui se dit poètesse "Elle était riche, il était riche ; elle était héritière, il s'était fait tout seul ; elle était cultivée, il était brutal ; elle était fragile, il était fort ; elle était douée, il était brillant ; elle était belle." p70, il sort parfois pour manger ou baiser, il va chez son coiffeur... c'est foisonnant, d'un style ébouriffant, on va être bloqué dans une manifestation qui trouvera son acmé dans une immolation revendicatrice de l'un de ses participants au moyen du feu, arrêté par une gigantesque techno-parade (on est en 2000) et par un enterrement haut-en-couleur d'un musicien syncrétiste adulé... (trois longues scènes complétements déjantées, apocalyptiques et totalement délirantes) Éric est mégalomane "Sa mort ne serait pas sa fin. La fin du monde, si" p12, imbu de lui-même, égoïste, injuste, inique, impitoyable, forcément solitaire, touchant en fin de compte, il roule dans son palais comme une divinité désincarnée, il doute (d'ailleurs tout au long de cette virée il va s'évertuer à se ruiner en spéculant sur le cours du yen), il philosophe (à propos des courbes de la bourse sur ses écrans "Oui, l'effet sur lui était sexuel, cunnilingual plus précisément, et il rejeta la tête en arrière en ouvrant sa bouche au ciel et à la pluie." p101, il est aventureux et sans craintes véritables... Et tout se terminera par la confrontation entre Éric et celui qui veut l'éliminer. C'est inclassable, presque surréaliste, une vraie tornade... je me suis laissé emmener.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Errance routière et existentielle..., 5 mai 2012
Par 
KALIBAN - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cosmopolis (Broché)
Ce court roman raconte une journée d'Eric Packer un trader new-yorkais, absurdement riche, qui spécule sur le yen. Dans sa limousine prise dans un embouteillage monstrueux, il assiste, entre autres, à des émeutes anarchistes, à une invasion de rats et à l'enterrement d'une star du rap... Unne journée riche en rencontres surréalistes, sa maitresse esthète et nymphomane, un docteur qui lui examine la prostate, sa richissime épouse qui se refuse à lui... Il finira par affronter Benno Levin un ex-trader, un exclu qui squatte et qui soliloque... « toute la journée je me suis répété que je ne pourrais pas le faire. Et puis je l'ai fait. Maintenant il faut que je me rappelle pourquoi. »
COSMOPOLIS prophétise la fin du monde libéral et capitaliste. Un monde qui court à sa perte. Un monde dans lequel l'argent-roi permet tout et surtout le n'importe quoi. Un monde désincarné, noyé sous les flux d'informations, qui se regarde à travers les écrans démultipliés des télévisions. Un monde sans repères à tel point qu'Eric veut changer le nom des objets qui l'entourent. Un monde vide de sens sur lequel il s'interroge en permanence à l'instar de son récurrent « Où vont toutes ces limos la nuit ? »
DON LILLO use et abuse d'une écriture pleine de poésie, d'ironie et de raccourcis étranges : « Elle ne fuyait pas son regard. Elle pratiquait le contact oculaire complet » ou « Mais la banque est toute en marbre, en verre et en vigiles armés ». Mais comme en écho à cette vision de ce monde décomposé, certains passages m'ont paru anormalement redondants, verbeux et inutilement alambiqués.
Une fable prophétique, à la fois initiatique et apocalyptique, où le style prend le pas sur le rythme. Je suis curieux d'en voir l'adaptation cinématographique de David Cronenberg.
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