| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Détails sur le produit
Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?
|
Mots-clés associés par les clients à ce produit(De quoi s'agit-il ?)Cliquez sur un mot-clé pour trouver les produits, discussions et clients qui y sont associés.
|
|
Partagez votre opinion avec les autres clients:
|
||||||||||||||||||||||
|
Commentaires client les plus utiles
11 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Entre Ballard et Brett Easton Ellis,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cosmopolis (Broché)
De Lillo est un génie, tout le monde le dit, alors ça doit être vrai. Je n'ai pas réussi à lire plus de 10 pages du premier livre de De Lillo qu'on m'a offert, ce qui ne m'arrive jamais. J'ai acheté "Cosmopolis" parce qu'il était court, et je l'ai reposé après 10 pages, incapable d'entrer dans le livre, du fait du style de l'auteur, poétique certes, abstrait aussi, mais qui ne me parlait pas outre mesure. Et puis j'ai appris que Cronenberg, oui, Cronenberg allait adapter le livre, alors je me suis dit que... Il devait y avoir quelque chose pour moi dans ces 190 pages. Et de fait, j'ai fini par rencontrer un sujet, une forme et, peut-être, un auteur. "Cosmopolis" fascine donc - pour peu qu'on franchisse la barrière des premières pages - par sa profondeur symbolique et sa force visionnaire (je pense aux scènes formidablement visuelles - qui appellent l'adaptation cinématographique - des émeutes de "rats" ou de l'enterrement d'une star de rap), autant que pour l'aspect "livre-cerveau" (le monde perçu seulement à travers les perceptions pour le moins fluctuantes du personnage principal), fondamentalement Cronenbergien, en effet. Au delà du talent fou dans la construction convergente du récit - la conclusion en est rapidement dévoilée - et de la beauté de certaines phrases, conjuguant trouvailles "sémantiques" et inspiration poétique indéniable, il reste au fond de moi une gêne, légère, mais indiscutable : le thème de "Cosmopolis" reprend assez littéralement les obsessions d'un J.G Ballard (la connexion Cronenberg, encore) sur le délitement de sociétés déshumanisées, en les confrontant avec l'hébétude caractéristique des premiers Brett Easton Ellis... Deux de mes auteurs préférés de tous les temps, mais dont je ne suis pas sûr qu'ils auraient fait un meilleur livre sur ce thème !
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4.0 étoiles sur 5
Controverse,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cosmopolis. Don Delillo (Broché)
Voici un roman des plus controversés. La lecture de ce livre est un plus pour ceux qui ont eu la chance de goûter à l'ambiance et au rythme incessant de la ville de New York. Ambiance acerbe, cynique et réaliste. A lire en version originale. A se demander comment sera le film dont la sortie est prévue en 2012.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
une traversée de New York en limousine d'un requin de la finance,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cosmopolis (Broché)
Éric Packer, un requin de la finance, va nous faire vivre une traversée post-moderne de New York dans son immense limousine blanche (et blindée) au sol recouvert de marbre de carrare, au plafond fresqué, confortablement meublée avec toutes les commodités inhérentes (toilettes, bar, etc), tapissée d'écrans d'ordinateur qui lui permettent de suivre l'évolution de ses investissements, il reçoit ses collaborateurs là, son médecin, il ne perd pas une minute, il a des gardes-du-corps, une menace de mort plane sur sa tête (un ancien employé licencié veut l'abattre afin de retrouver sa dignité), il est marié à une richissime héritière qui se dit poètesse "Elle était riche, il était riche ; elle était héritière, il s'était fait tout seul ; elle était cultivée, il était brutal ; elle était fragile, il était fort ; elle était douée, il était brillant ; elle était belle." p70, il sort parfois pour manger ou baiser, il va chez son coiffeur... c'est foisonnant, d'un style ébouriffant, on va être bloqué dans une manifestation qui trouvera son acmé dans une immolation revendicatrice de l'un de ses participants au moyen du feu, arrêté par une gigantesque techno-parade (on est en 2000) et par un enterrement haut-en-couleur d'un musicien syncrétiste adulé... (trois longues scènes complétements déjantées, apocalyptiques et totalement délirantes) Éric est mégalomane "Sa mort ne serait pas sa fin. La fin du monde, si" p12, imbu de lui-même, égoïste, injuste, inique, impitoyable, forcément solitaire, touchant en fin de compte, il roule dans son palais comme une divinité désincarnée, il doute (d'ailleurs tout au long de cette virée il va s'évertuer à se ruiner en spéculant sur le cours du yen), il philosophe (à propos des courbes de la bourse sur ses écrans "Oui, l'effet sur lui était sexuel, cunnilingual plus précisément, et il rejeta la tête en arrière en ouvrant sa bouche au ciel et à la pluie." p101, il est aventureux et sans craintes véritables... Et tout se terminera par la confrontation entre Éric et celui qui veut l'éliminer. C'est inclassable, presque surréaliste, une vraie tornade... je me suis laissé emmener.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Partagez votre opinion avec les autres clients: Créer votre propre commentaire
|
Commentaires client les plus récents |
|
|
|